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26/09/2013

Quelques-uns de mes livres :

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Des recettes aux divers :

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Ci-dessous les Alexandre DUMAS

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Ci-dessous des Jules VERNE

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Et les BALZAC dont la "Peau de chagrin" entre autres.

Ce n'est qu'une partie.

 

Je vous embrasse.

 

ALIETTE LYDIA

07:16 Écrit par Lydia Chamarie dans mes livres | Lien permanent | Commentaires (10)

06/02/2010

1er chapitre de mes livres

ECRIVAIN cherche réalisateur

 

DE FILMS OU DE TELEFILMS

 

-=*-=*-=*=-

A CET EFFET :

JE PROPOSE CI-DESSOUS LE 1er CHAPITRE

de mes trois livres + l'histoire : "LA FAILLITE"

 

Le PREMIER EST :

 

L'ERMITE DE SAINT-PAUL VILLAGE

PROLOGUE

 


Ce matin-là, dès qu'il mit le nez dehors pour voir comment se présentait la journée, Pierre perçut un changement dans l'air, la couleur du ciel, l'ambiance générale. Le ciel avait des nuances étranges allant du violet au rouge passant par le bleu, le vert, le jaune et l'orangé. La palette de l'arc-en-ciel posée sur les nuages. L'air parfumé et léger semblait l’avertir d'un événement à venir.

Il ressentit une sensation inconnue, un état de grâce qui lui fit dire tout haut : « Ce jour ne sera pas comme les autres. Il se passera quelque chose d'important avant ce soir. »

Puis il entra dans sa cuisine et prépara son petit déjeuner. Quand il eut fini, il retourna dans le salon, laissa la porte en verre extérieure ouverte et se mit en devoir de ranger et de nettoyer avec plus de soin que d'habitude, sans bien se rendre compte qu'il agissait comme s'il attendait quelqu'un. En milieu d'après-midi il alluma le feu dans la cheminée et l’alimenta...



1

 

 

Ce même après-midi...

L'horloge de l'église égrenait les cinq coups de l'heure d'été lorsque le jeune homme entra, défait, titubant, dans Saint-Paul Village. Les six kilomètres arpentés depuis la gare l'avaient desséché. Ses mollets étaient de plomb, sa soif intenable.

Il se dépêcha de questionner la personne qui croisait sa route à ce moment-là mais qui, pas plus que les autres, n'avait l'air de savoir ou ne voulait pas donner de réponse et préférait se taire. Elle passa son chemin en le regardant d'un drôle d'air, le laissant pantois.

« Que se passe-t-il, aurais-je l'air d'un martien ? Si toutefois ils savent comment c'est fait dans ce bled ! Ou bien j'ai l'air d'un zombi. Ce serait plus vraisemblable : je ne peux plus me traîner, je nage dans mes vêtements, je suis devenu l'ombre de moi-même »... Et son désarroi monta d’un cran.

La température, douce en ce début de mai, l'après-midi ensoleillé, les rares nuages effilochés dans le grand ciel bleu formaient pourtant un tableau idyllique... Un banc de pierre moussue, dont le fondement se confondait avec les racines du chêne plusieurs fois centenaire contre lequel il s'abritait, s'offrait à lui. Il s'y laissa choir de tout son poids plume et fut de nouveau la proie de ses douloureux souvenirs, qui martelaient son cerveau jusqu'à le réduire en bouillie. Il était tout près de s'évanouir.

Dans un flash il revit, aussi nettement que s'il y était, les bières plombées qui, l'avait-on assuré, contenaient les restes de ses parents. Il les avait accompagnés au cimetière la semaine précédente. Les jours écoulés, avant que les cercueils soient rapatriés, lui avaient parus une éternité qu'il avait passée, prostré, à attendre.

D'une voix grave, le speaker avait annoncé l'évènement tragique : « Un avion sénégalais s'est écrasé au décollage, il n'y a aucun survivant. » Si, au départ, il n'avait pas prêté attention à cette information, en apparence anodine, par la suite, elle avait percuté dans sa tête un tapage à grand renfort de boum-boum !

Il avait pensé alors : « Ils n'ont pas parlé de prendre un avion de ligne intérieure, cela ne les concerne pas. » Pour se rassurer, il se l'était répété. Mais, peu de temps après, le terrible appel téléphonique annonçant leur mort était tombé sur lui comme une chape de plomb. Depuis, une autre phrase revenait sans arrêt à son esprit : « Pas possible, ils ont dû décider cela au dernier moment. Comment expliquer sinon ? »

Il redescendit sur terre après un brusque vol plané mental en apercevant une jolie petite fille en train de jouer à la marelle. Cette image rafraîchissante stoppa net le martèlement. Pour s'approcher d'elle, il rassembla ses forces et demanda d'une voix adoucie :

- Pourrais-tu me dire, toi, où habite Monsieur Sapiens ?

Elle sourit, ce qui acheva de le détendre. Il sourit en retour, rassuré. Aucun doute, elle le connaissait. Il respira jusqu'à en avoir le tournis. Il reprenait du poil de la bête.

- Suis-moi à distance.

...Et elle partit en sautillant comme si elle avait déjà oublié les paroles prononcées, à la façon d'un enfant insouciant...

Il s'arrêta devant une vitrine où son reflet confirma qu'il avait une mine de déterré. Il se détourna, effrayé, et pensa aux mystères qui entouraient ce village étrange. Lui, qui ne connaissait que Paris, était à cent lieues d'imaginer l'esprit particulier aux petites bourgades. L'homme qu'il voulait rencontrer se complaisait dans un anonymat mal perçu par les villageois. Aussi refusaient-ils de donner la moindre information sur lui.

Un regard de côté lui apprit que la fillette avait tourné à gauche dans une rue en pente. « Elle est ma seule chance, c'est elle qui va me conduire jusqu'à cet homme, je ne dois pas la laisser échapper. » Aussitôt, il accéléra le pas pour la rejoindre.

Le matin même, il était entré pour mettre de l'ordre dans le cabinet de travail de l'appartement de ses parents. Sur le bureau, parmi un tas de papiers, Dieu seul sait pourquoi, il avait extrait cette carte de visite et pas une autre.

Le bristol écru avait attiré son regard. Il était doux au toucher. L'impression, en noir brillant et en relief, l'intrigua. Il lut au recto : « M. Sapiens, philosophe, Saint-Paul Village. » De sa belle écriture, son père avait ajouté au verso et au stylo vert : « Sage érudit pouvant être bienfaisant dans cas graves. Pas facile à aborder, vit à l'écart au fond d'un village éloigné de Touraine. »

Il s'était moqué parfois de la manie qu'avait son père de tout annoter. Aujourd'hui, ces mots tombaient à pic et il les apprécia : « Et si je devais ma survie à ce nom imprimé là ? Je ne suis plus qu'un wagon sans locomotive. Je dois me raccrocher à quelqu'un. Aller à la rencontre de cet homme peut être une excellente idée. Il pourra sûrement m'aider. »

Sans plus réfléchir, il prépara un léger bagage et se rendit à la gare où il prit un premier train pour Tours et un deuxième pour la gare la plus proche de Saint-Paul Village.

La tresse blonde avait disparu dans la ruelle qui descend vers le fleuve. Il s'empressa de prendre le même chemin à sa suite et la trouva occupée à faire des ricochets à la surface de l'eau. Il l'observa un moment. Elle ne réussissait pas à tous les coups mais elle persévérait et recommençait en améliorant sa technique. Lydie ne perdait pas un seul instant de ses journées, n'avait peur de rien, s'intéressait à tout.

Il se baissa près d'elle, crut qu'elle ne l'avait pas vu et l'entendit murmurer :

- Longe la rivière par-là jusqu'au tunnel. Elle joignit le geste à la parole et montra la direction à l’aide de sa main fine. Traverse-le. Continue à marcher un moment, tourne à gauche et descends. Sa maison est là dans une ancienne carrière de tuffeau. La porte d'entrée est en verre. Frappe cinq coups, mon parrain t'ouvrira car il saura que c'est moi qui t'envoie.

Il la remercia et prit le chemin qu'elle avait montré. L'ombre des peupliers le rafraîchit. Des nuées d'insectes bougeaient de façon saccadée au-dessus du fleuve. Les poissons moucheronnaient au ras de l'eau scintillante révélant une partie de cette vie grouillante cachée dans les profondeurs.

Il eut subitement un coup au cœur en apercevant au loin un pêcheur et stoppa net. Il avait cru voir son père au bord de l'eau. Il chancela...

« Mais non, ce n'est pas lui. Ce ne peut pas être lui ! Pourtant, rien ne me prouve que c'était bien mes parents dans les cercueils. Je ne les ai pas vus, je n'ai pas pu leur dire au revoir. D’ailleurs, ils étaient méconnaissables après l’incendie de l’avion. Comment l'aurais-je pu ? Jamais je ne pourrai être sûr et c'est bien dommage. »

Il n'était certain que d'une chose : leur départ. Il les avait accompagnés à l'aéroport et avait attendu que l'avion décolle pour s'en aller. Il avait reçu ensuite une carte postale écrite de la main de sa mère et qui, par dérision du sort, était arrivée après les obsèques, décuplant sa peine. Et ils s'étaient évanouis dans la nature pour toujours...

Il traversa le tunnel, marcha, tourna à gauche, descendit et arriva devant une haute et large falaise en calcaire tendre où, tout en haut, poussait la végétation. C’est ainsi que se présentent les habitations troglodytes. La porte en verre était devant lui, entrebâillée. Son index recourbé, prêt à frapper, il hésita quelques secondes :

« Comment est cet homme et comment va-t-il me recevoir ? Mon père le connaissait bien si j'en juge par son commentaire sur la carte. Et il avait une bonne opinion de lui. Sa présence, invisible, m'a poussé à prendre ce carton et à le regarder de plus près. Alors, pourquoi m'inquiéter ? »

Et il frappa cinq fois.

 


Le 2ème est :

 

ET LE CIEL S'EMBRASA

1ER CHAPITRE :

1

 

 

Quand elle vit la nouvelle, Lina fut touchée à mort par sa présence, son élégance, sa beauté. Car Gaëlle ne laisse personne insensible. Dès qu’elle paraît, elle éblouit ou elle agace. Elle soulève souvent une inimitié qu’elle ne désire pas et dont elle n’est ni consciente ni responsable.

Donc, Lina eut mal : « Qu’est-ce que c’est que ça ? » Émit-elle entre ses dents, en regardant Gaëlle, et assez fort pour qu’elle entende. Elle n’était pas sourde et entendit ces mots qu’elle n’aima pas du tout car ils avaient été prononcés dans le seul but de la blesser.

C’était douloureux pour Lina de se trouver face à une femme qui avait trop en sa faveur : minceur, élégance, blondeur, alors qu’elle-même n’en avait pas assez et qui allait la narguer sous son nez, dans son propre bureau, tous les jours de l’année, faisant ressortir sa disgrâce dont elle faisait une idée fixe. Car Lina était persuadée d’avoir un physique ingrat. Aussi n’essayait-elle pas de s’arranger pour l’être moins. Après avoir marmonné entre ses dents, elle retourna s’asseoir furieuse.

Devant cette attitude fermée, Gaëlle se sentit mal à l’aise comme chaque fois qu’elle déclenchait ce genre de réaction. Elle se demanda s’il fallait partir ou attendre que quelqu’un de plus humain vienne la délivrer. Car il était impensable de faire une nouvelle tentative auprès de ce butoir qui avait d’ailleurs baissé le rideau sans autre forme de procès.

Gaëlle pensa que si elle s’en allait, elle risquerait bien de ne plus avoir la moindre proposition d’emploi avant longtemps. Les agences d’intérim n’aiment pas que l’on ait le toupet de se montrer difficiles ou de faire des manières. Sauf si l’on a une raison valable à opposer ou si l’on est parmi leurs préférées. Une secrétaire de perdue n’est pas un problème pour eux. De nouvelles viennent se prosterner devant leur bureau tous les jours et elles adorent ça, les filles de l’accueil. Elle aimerait bien se remettre à travailler sans tarder. Ce poste de secrétaire commerciale, si elle pouvait l’obtenir, serait le bienvenu et lui assurerait une stabilité à laquelle elle aspire fort.

Cela fait déjà quelques temps qu’elle vit de petits remplacements : une semaine par-ci, une semaine par-là, voire même un jour ou deux, ne sont pas très rémunérateurs ni très encourageants. Si elle en retire un avantage, c’est celui de rencontrer des personnes nouvelles de temps en temps intéressantes, de temps en temps amicales, mais toujours éphémères. N’était la tête de cochon de cette fille revêche, sans charme ni attrait qui l’avait repoussée d’emblée, l’endroit lui convenait.

Gaëlle était plantée là depuis un bon moment. Elle s’était presque momifiée, n’osant pas bouger le petit doigt de peur de déclencher un cataclysme, lorsqu’arriva un homme vêtu de l’habituel costume-cravate sombre. Il lui demanda, avec une certaine amabilité et un rien d’ironie :

–Que faites-vous debout dans le couloir, madame ? Vous désirez prendre racine ?

Gaëlle sourit et ouvrit la bouche pour répondre, quand l’homme, au même moment, poussa la porte de son bureau et lui offrit d’entrer et de s’asseoir :

–Seriez-vous la secrétaire que j’attends ?

–Oui ! Je suis Gaëlle Typée.

–Gonzague Cristalis, directeur commercial. Pouvez-vous commencer aujourd’hui ?

–Je suis venue dans cette intention.

–Très bien. Vous allez vous installer dans le bureau d’à côté, avec la jeune femme brune que vous avez dû apercevoir.

Gaëlle eût préféré qu’il l’envoyât dans un autre bureau. L’idée de devoir côtoyer une personne aussi antipathique que celle-là ne l’emballait pas. Elle sentit, sans savoir pourquoi, que cela allait lui poser des tas de problèmes. Mais elle n’avait pas le choix et la perspective d’avoir cette tête haineuse toute la journée devant les yeux, lui donnait des frissons des plus désagréables…

Monsieur Cristalis expliqua à Gaëlle le fonctionnement de la société et ce qu’il attendait d’elle. Il se leva et l’entraîna à sa suite dans les couloirs afin de la présenter au personnel. Quand ce fut fait, il l’a raccompagna à la place qu’il lui avait attribuée et la présenta à Lina Lary. Celle-ci ne prit même pas la peine de lever le nez de son bureau.

–Ne vous inquiétez pas. Lina se donne l’air méchant mais elle ne l’est pas.

Gaëlle pensa que cela restait à voir. Sa première impression est en général la meilleure. Si elle s’y tient, elle ne fait pas d’erreur. Il lui arrivait, parfois, de se laisser influencer par certains bons aspects de la personne en question, soit par un sourire ou une bonne parole. Cela lui retombait dessus au moment où elle s’y attendait le moins et elle s’en mordait les doigts. Car Gaëlle pressentait que cette femme pouvait être mauvaise. Peut-être même pire que cela. Et elle décida de s’accrocher à cette sensation très forte et de s’en souvenir tous les jours, vivre dans la méfiance et éviter de faire des confidences à qui que ce soit dans cette société. Ou au moins, tant qu’elle ignorerait tout des rapports de ces gens entre eux.

La journée passa dans l’euphorie de la nouveauté. Gaëlle était satisfaite. Elle avait accompli un bon travail et était persuadée que son directeur serait satisfait. Elle quitta le bureau sereine et gonflée à bloc.

Après avoir fait quelques achats, elle rentra dans son joli intérieur garni avec les meubles qu’elle aimait et qui étaient les siens. Elle les avait fait venir de Bordeaux où son mari avait bien voulu les descendre du grenier où il les avait relégués. Il avait bien voulu aussi les emballer et les envoyer par la Sernam, sans aucun regret car il avait eu envie, à une époque, de les donner à Emmaüs.

Elle avait retrouvé son âme de jeune fille à pouvoir vivre parmi les antiquités de ses parents dont son mari l’avait privée un temps. Elle avait ainsi récupéré une partie d’elle-même trop longtemps occultée. Petit à petit, elle avait complété son décor par une lampe de chevet, puis une autre, des rideaux pour les fenêtres et quelques autres objets. Son doux nid s’était peu à peu trouvé personnalisé à son image.

* LA SUITE SERA FOURNIE SUR SIMPLE DEMANDE (pas sérieux s'abstenir)

 

Le 3ème est :

 

LES SEPT PETALES DE LA ROSE :


 

CHAPITRE  1

 

– Armelle, il y a eu un malheur.

C’est par cette petite phrase qu’Armelle fut accueillie par Vicky à son retour du bureau, qui avait eu la gentillesse, ce jeudi-là, de garder ses deux fils car elle était en panne de gardienne.

Ce même jour, son autre belle-sœur, Elsa, lui avait refusé d’un ton sec, ennuyée qu’elle soit allée lui demander un tel service qu’elle ne désirait pas lui rendre plus qu’aucun autre, pressée de la voir repartir vers d’autres cieux avec ses fils sous les bras, soulagée de la voir remonter dans sa voiture, démarrer et disparaître de sa vue.

Elle craignait ses enfants qui n’étaient ni tranquilles ni commodes, et avait un sacré « à priori » contre eux. Par certains côtés, cela pouvait se comprendre. Elsa aimait critiquer Armelle. C’était son plaisir. Un besoin qui la possédait de lui faire des reproches acides à chacune de ses visites. Peut-être même venait-elle chez elle exprès pour lui en faire. Car, outre les reproches qu’elle lui fit, il y a ceux qu’elle ne lui fit pas et qui restent dans sa mémoire vive, près à ressortir au bon moment.

Ses attaques portaient, en général, sur la façon dont elle élevait ses enfants. Chaque fois qu’elle le pouvait, Elsa lui reprochait de leur laisser faire tout ce qu’ils voulaient, de les élever comme des sauvages, ce qui était faux. Le moindre de ses défauts n’était pas le laxisme. Elle élevait ses enfants du mieux qu’elle le pouvait et avec une grande conscience. Elle était sévère avec eux, du moins autant que le permettait leur bonne volonté, ce dont ils ne regorgeaient pas. Elle ne leur laissait faire que le strict minimum mais ils en prenaient plus évidemment. Pas possible de faire mieux. Il fallait bien les laisser vivre et elle ne pouvait changer leur personnalité ! Elsa, elle-même, malgré ce qu’elle prétendait, ne faisait pas mieux avec ses filles.

Entre autres, elle admonesta vertement Armelle le jour où elle alla la voir à la clinique pour la naissance de sa première fille. Elle avait eu le malheur de lui expliquer que, si elle était là, c’était parce que son frère avait bien voulu garder ses fils et elle avait osé ajouter : « Pour une fois. »

Elle n’aurait jamais dû faire une chose pareille. Pensez-donc ! Il fallait mesurer ses paroles et penser à l’avance à l’impact de trois mots « minuscules et anodins » qui furent de trop. Armelle avait osé toucher à quelques cheveux du frère d’Elsa, ce que celle-ci ne pouvait supporter ni accepter. Montée comme elle l’était à son égard, elle l’attaqua sans faillir. Les familles nombreuses sont des tribus et toucher à l’un d’entre eux blesse les autres aussitôt. Ils sont unis par d’invisibles liens affectifs puissants. Elsa ne put admettre ni supporter qu’Armelle puisse critiquer, même un tout petit peu, son mari, le frère d’Elsa par conséquent. Elle ne savait pas ce qu’il lui faisait vivre car elle ne vivait pas avec eux. Personne, d’ailleurs, ne l’a jamais su ni n’aurait pu s’en douter. Il a toujours été si charmant à l’extérieur, ses sourires, sa gentillesse et tous les efforts qu’il consentait à faire pour plaire aux uns et aux autres étaient payants et lui apportait l’affection de tous… Alors, pensez ! Si jamais il arrivait à Armelle, avec ses gros sabots, de venir dire que son mari n’était pas gentil, les gens seraient prêts à la lyncher…

Elle n’en parla donc pas. Il valait mieux. Encore aujourd’hui, si elle essaie de le dire, quand ça l’étouffe trop, personne n’est prêt à en croire un mot. Elle est condamnée au silence éternel, à jouer l’hypocrisie par rapport à toute sa vie où la chance a déserté, condamnée à se taire et à subir. Par exemple, il y a aussi ce samedi de l’anniversaire de Louise, où Soline avait dit que ses beaux-parents ne s’étaient pas mêlés de ses affaires. Armelle eut le malheur de dire : « Pourquoi, alors, se sont-ils mêlés des miennes ? »

Armelle n’aurait pas dû dire ces mots qui déclenchèrent la fureur d’Elsa dans le but de venger ses parents.

Armelle lui répondit en bafouillant : « Tu es gonflée. » Mais ce fut tout. Maigre défense. En fait, aucune défense n’existe. Elsa n’est pourtant pas vraiment mauvaise et, même si elle était devenue mieux, eh bien ! En fait, ce n’était qu’un état provisoire prêt à renaître.

Le nerf de la guerre est là : vivre avec les gens, afin de les connaître vraiment, savoir ce qu’ils valent et jusqu’où ils peuvent aller.

 

Puis l'histoire :

 

LA FAILLITE

 

1ER CHAPITRE :

 

Le clochard s’éveilla tout courbatu. Il avait dormi sur un banc et l’inconfort lui avait moulu le dos. Il prit sa guitare sous le banc, le seul article que lui avait laissé l’huissier et joua quelques notes pour occuper son esprit, tromper sa faim et son envie d’un petit déjeuner.

La lune n’allait pas tarder à disparaître à l’horizon. Il ne faisait pas jour encore mais il y voyait assez pour écrire quelques mots sur le cahier que lui avait donné un enfant quelques jours auparavant. Gentil garçon qui avait déjà du cœur à son âge. Il voyait encore devant lui cet enfant avec ses grands yeux noirs qui lui avait dit :

–    Pourquoi tu as l’air triste monsieur ?

Parce que je n’ai plus de maison. Je dois vivre dehors désormais. Je n’ai plus rien, juste cette guitare.

Tu peux me jouer une musique ?

Aussitôt il s’exécuta et lui joua un petit air. Les yeux de l’enfant s’arrondirent de joie en entendant ces quelques accords.

Tu es gentil monsieur. J’ai beaucoup de peine de te savoir à dormir dans la nuit. Je vais te donner un cahier. Ma gentille maman m’en a acheté deux. Tiens voilà. Ainsi tu te souviendras de moi et quand tu seras trop triste, tu pourras y écrire dedans.

Merci mon enfant, comment t’appelles-tu ?

Quentin. Au revoir monsieur. Je reviendrai te voir, d’accord ?

D’accord Quentin. A bientôt.

Le stylo trouvé la veille allait lui permettre de passer des moments de « presque joie. » En effet, écrire lui était aussi indispensable que l’air qu’il respirait. Et en ce moment, de l’air, il en respirait. Il n’avait plus que ça d’ailleurs : de l’air ! le ventre vide, les poches vides…

Un pot de yaourt vide traînait dans le jardin tout proche. Quelques autres objets, signes de la société de consommation, salissaient le sol autour du bassin. Les nantis sont ainsi. Ils jettent tout partout. Et cela ne les gêne pas le moins du monde. Ils ont tout ; ils peuvent donc se permettre de salir, polluer, jeter ! C’est ainsi qu’ils peuvent montrer leur aisance. Que leur importe, ils savent que les employés au nettoyage de la ville les ramasseront. Pauvres ères ! Le pire, c’est qu’ils disent que ce sont les clochards qui salissent !

Il avait faim et l’odeur du fournil lui rappela le petit pain que lui avait donné la boulangère la veille. Pendant qu’il le mangeait, il aurait pu, en fermant les yeux, se croire au paradis (enfin le paradis des clochards si l’on peut dire, du moins quand ils ont quelque chose de bon à manger ou à boire. Pas celui que l’on s’imagine.) Mais à ce jour tout lui manquait.

Le réveil n’était plus nécessaire comme au temps où il devait se lever tôt pour aller installer des salles de bains de luxe chez des gens aisés ou même riches, mais qui oubliaient de payer la plupart du temps. Sortir de son lit douillet était alors difficile.

Aujourd’hui, l’inconfort, le froid du matin et les tortures de son estomac vide se chargeaient de lui rappeler qu’il avait dormi dehors, qu’il n’avait plus rien, qu’il n’avait pas encore appris à quêter et que le café chaud, qui n’arriverait pas, allait lui manquer cruellement (il aimait tant le café du matin, à la folie.) Il se rassura en pensant qu’il n’était pas dans un désert et que quelque bonne âme n’allait pas tarder à venir à son secours.

Il entendit un piano, ou bien était-ce son imagination qui commençait à lui jouer de drôles de tours ? Quand le jour serait levé, il irait traîner dans le souk, il trouverait bien quelque chose à porter à sa bouche et qui sait, avec un peu de chance, un café chaud lui serait-il offert…

Il entendit aussi le jardinier de la grande maison, là devant lui, qui roulait sa brouette sur le chemin bitumé de son jardin. Les feuilles déjà tombées à ramasser, les géraniums qu’il allait falloir rentrer et il se prit à rêver qu’il était un géranium et qu’on le mettait au chaud dans une serre…

 

 

SUITE FOURNIE SUR SIMPLE DEMANDE (pas sérieux s'abstenir)

 

AUTEUR : Lydia CHAMARIE

me contacter sur mon mail : chamarie@ymail.com

 

 

 

08:15 Écrit par Lydia Chamarie dans mes livres | Lien permanent | Commentaires (16)

29/06/2008

A propos de mon livre/thriller

Mon livre/thriller : "Et le ciel s'embrasa" est maintenant terminé.

Je remercie mes lecteurs fidèles qui l'ont apprécié et laissé tant de commentaires gentils.

Maintenant qu'il est fini, vous savez de quoi je rêve :

** D'un film qui serait fait de cette histoire "passionnante" 

Car "passionnant" "suspens" sont les mots que certains ou certaines d'entre vous ont employé.

Si quelqu'un me proposait de m'acheter les droits de ce livre pour en faire un film, je serais la plus heureuse !

Si je savais le faire, je le ferais moi-même. Mais je ne sais pas ; je n'ai jamais fait une telle chose.

Alors, qui me proposera ce projet merveilleux ?

J'attends...

mays.lydia@wanadoo.fr

Bien entendu, pas sérieux s'abstenir.

Et je rappelle que :

"Tous droits de traduction, de reproduction ou d'adaptation sont réservés pour tous pays."

Ces droits m'appartiennent et nul n'a le droit de se les approprier, OK ?

05:51 Écrit par Lydia Chamarie dans mes livres | Lien permanent | Commentaires (6)

 
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