24.05.2008

LES PROMESSES DE MAI

Autrefois, en pays gascon, le jeunesse célébrait le mois de mai avec un faste particulier. La fête était belle et joyeuse. Elle l'était d'autant plus qu'il n'y a pas de plus belle saison pour les amours, de plus beau moment pour se promettre fiançailles et épousailles.
Dans la nuit précédent le 1er mai, les jeunes gens des campagnes accrochaient des "mais", bouquets de branchages ornés de guirlandes, au-dessus de la porte où vivaient de belles et jeunes filles. Et l'on avait grand soin d'accrocher autant de "mais" qu'il y avait de filles à marier. Bien évidemment, le garçon amoureux s'appliquait à réaliser un "mai" plus beau que celui des autres à l'intentio de celle qui tourmentait ses nuits et qu'il désirait séduire.
Le dimanche suivant, ou encore lors de la fête patronale du pays, les jeunes gens faisaient, au rythme du tambourin, la tournée de ces maisons. Les jeunes filles devaient alors se montrer et venir danser leur "mai". Puis elle remettait, à l'un des garçons, quelques pièces de monnaie.
La donatrice la plus généreuse voyait, le lendemain, sa maison ornée du "beau mai de la danse." Auparavant, dans la soirée, toute cette jeunesse - garçons et filles - se retrouvait au cabaret ou sur la place du pays pour dîner et danser, cela grâce à la collecte de la journée.
Un vieux gascon nous a raconté la mésaventure - finalement heureuse - survenue à son père :
"Celui-ci, tout à son émotion et peut-être un tantinet grisé de vin, s'était trompé de porte pour accrocher son plus beau mai. C'est donc une autre que celle qu'il voulait courtiser cet hommage qui valait, selon la tradition, offre de fiançailles. Le garçon n'osa pas démentir. Il laissa faire le destin et, confiait-il au soir de sa vie, il était bien loin de regretter tant il avait été heureux avec celle que le sort lui avait envoyée... Alors que l'autre jeune fille, celle sur qui il lorgnait au temps de sa jeunesse, avait fort mal fini, en dame de petite vertu, dans un méchant faubourg bordelais.

G.B. "Almanach du bordelais" de 1996.

10.05.2008

L'échoppe bordelaise

Dans "Commencements d'une vie", François Mauriac évoque, non sans une tendresse complice "ces longues rues qui se prolongent indéfiniment vers la banlieue, rue de la Croix-Blanche ou du Tondu, rue du quartier Saint-Genès, bordées de ces maisons sans étage que les bordelais dénomment échoppes..."

Et certes, là encore, le regard de l'écrivain ne s'y est pas trompé : bien avant les urbanistes et les sociologues, il a su détecter cet humble et répétitif fait architectural qui tisse la trame véritable du tissu urbain bordelais - non point tant les superbes "façades" XVIIIème éblouissant le visiteur pressé, mais ces modestes édifices que paraît avoir secrété, ainsi que les alvéoles d'une ruche, le rêve tenace d'un individualisme toujours - et plus que jamais - exigeant de son propre territoire.

Dans sa forme primitive, l'échoppe représente le pur produit de l'extension de la cité débordant ses limites historiques du XVIIIème siècle pour se propager jusqu'à ses "nouvelles frontières" symbolisées par l'arc de cercle encore agreste des "Boulevards" avec ses barrières d'octroi, entre 1850 et 1900. Destinées, à l'origine, au logement des familles à revenus modestes, elles parvenaient à concilier le vieux songe isolationniste de la "Villa Sam'Suffit" au décorum de la respectabilité bourgeoise. Leur façade n'était-elle pas taillée dans la même pierre calcaire (lunaire) des édifices prestigieux et ornée, à leur illustre exemple, de fac-similé de mascarons, frontons, corniches, frises et guirlandes ? Rien à voir avec les corons ouvriers du Nord qui, eux, "annonçaient la couleur !"

Deux grands types d'échoppes furent alors conçus : l'échoppe simple (environ 5 mètres de longueur sur la rue) comprenant un couleur latéral, généralement dallé en carreaux de faïence blanche et noire, et desservant trois pièces dont une "sur le devant" ; l'échoppe double, avec un couloir central donnant de part et d'autres sur deux pièces plus vastes. Point commun absolu, toutes s'ouvraient à l'arrière sur un jardinet caché d'environ 50 m2, parfois précédé d'une véranda aux verres polychromes, et découpé en plates-bandes de terre noire bordées de coquilles Saint-Jacques ! Souvent, au centre du jardin, se dressait un palmier étique, fétichiste vestige de la "conquête algérienne." Attenant à la cuisine, un hasardeux débarras en planches, mi-placard à balais, mi-nid à poussière, portait le nom merveilleux de "souillarde."

De 1890 à 1914, puis à un rythme bien plus lent dans l'entre-deux-guerres, l'échoppe s'adapte au goût du jour, négligeant de plus en plus le modèle "classique" obsessionnel : l'inspiration du "modern'style," l'intégration à la façade en briques vernissées, la légère surélévation par le socle de sous-sols à demi émergents, ouvrant à ras de trottoirs par des soupiraux, enfin l'influence grandissante du style "arts-déco" renouvellent et diversifient le shéma originel.

Longtemps traitée de "passéiste" ou "étriquée", l'échoppe reconquiert, aujourd'hui, une vive faveur : n'est-elle pas, face à la menaçante termitière des "grands ensembles", l'humble mais résistant rempart d'un art de vivre chez soi et en soi, c'est-à-dire à la juste mesure humaine ?

Et cet article est signé ; MS dans "l'almanach du bordelais" de 1996

17.04.2008

Origines de Mérignac

Pour Anne-Marie (Ornon) qui habite Mérignac, voici l'origine de cette ville proche de la mienne.

- Donc, l'origine de Mérignac est très ancienne. Déjà, dans la deuxième moitié du VIIIème siècle, existait une église paroissiale à l'emplacement d'un domaine gallo-romain appelé Matriniacum. C'était alors un village de bûcherons et d'agriculteurs, traversé par la Devèze, et entouré de forêts.

Au XIIème siècle, l'église romane de Mairinac est édifiée, complétée et remaniée du XIIIème au XVIIème siècle. En 1193, la paroisse est cédée par le Chapitre de Saint-Seurin au prieuré de Comprian. Peu après, Edouard 1er d'Angleterre autorise la fortification du château de Veyrines par Arnaud de Blanquefort. Ce château, qui appartiendra à la famille du Pape Clément V puis à la jurade de Bordeaux, sera démoli au XVIIIème siècle, à l'exception de la tour. Son vignoble s'étendait alors fort loin dans les Graves.

Almanach du bordelais, 2004

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TOTO revient de l'école avec son bulletin : des zéros partout.

- Quelle excuse vas-tu encore me donner ? Soupire sa mère.

- Eh bien ! J'hésite entre l'hérédité et l'environnement familial !

16.04.2008

Village d'ARES

Paul Le Cour (1871-1954) un ancien inspecteur des finances, passionné de nature et de randonnées en canoë, était tombé amoureux des prés salés du fond du Bassin qu'il aimait sillonner en barque. Au point de venir s'installer dans la région dans les années 1920. Curieux de tout ce qui touchait aux origines de la pensée, il fonda à Arès, en 1926, un "Centre international de recherches, d'études et de documentation sur les civilisations d'occident." Avec, au programme des conférences sur "l'archéologie, le symbolisme, l'ésotérisme et l'hermétisme." Baptisé "Atlantis" le centre devint vite célèbre et accueillit des personnalités comme Paul Valéry, le libraire-éditeur Flammarion ou le dramaturge bordelais : Jean Anouilh. De leurs discussions devait naître, en 1927, la revue "Atlantis."

Un remède original contre les rhumatismes

L'arrivée du chemin de fer en Gironde, au milieu du siècle dernier, mit soudain la mer à portée de tous les Français. On vit alors éclore les stations sur le pourtour du Bassin d'Arcachon. Pour mieux attirer les vacanciers, les municipalités rivalisèrent d'ingéniosité, avec la complicité efficace du corps médical local. Si Arcachon se fit très vite une "spécialité" de la tuberculose, Arès, au fon du Bassin, entreprit de soigner l'arthrose avec des bains de sable.

Le malade, le corps recouvert de sable brûlant, devait rester exposé à l'ardeur du soleil autant qu'il le pouvait, en ayant soin de tenir la tête l'abri d'un parasol ou d'un berceau de feuillage. Le supplice ne s'arrêtait que lorsque le malheureux était à bout de forces et qu'une sueur abondante s'échappait de tous ses pores. On l'enveloppait alors d'une couverture et on le mettait au lit.

La cure était simple, nombreux furent ceux qui tentèrent l'auto-médication, jusqu'à l'insolation.

L'almanach du bordelais 1996.

04.04.2008

Les terrines du chef

Des hommes-sandwiches pour lancer un pâté, le coup de pub devait s'arrêter juteux et assurer la fortune du traiteur bordelais qui avait eu cette idée de génie !

C'est aux fourneaux que le dénommé SANSOT avait fait ses premières armes. Après avoir été cuisinier chez le baron Charles d'Haussez, préfet de la Gironde de 1824 à 1828, il acquit le Grand Hôtel de la Paix, cours du Chapeau-Rouge et -y ouvrit un restaurant devenu très vite célèbre.

Ce sont surtout les terrines du chef qui attiraient les clients. Il faut dire que Sansot savait se vendre. Non content de servir ses pâtés dans un modèle exclusif de la faïencerie Johnson, il s'était assuré le concours d'un médecin, chargé de vanter leur qualité et avait engagé un bataillon d'hommes-sandwiches qui sillonnaient Bordeaux avec de grands panneaux publicitaires.

Il fut promu fournisseur de toutes les cours de France et d'Europe. Sa renommée arriva jusqu'aux oreilles du sultan d'Egypte : de passage à Bordeaux, en 1846, Ibrahim Pacha voulut absolument goûter à la cuisine de Sansot.

26.03.2008

Plaisirs partagés

Serait-ce parce qu'elle a vu naître les trois "M" : Montesquieu, Montaigne et Mauriac, que l'Aquitaine entretient avec la culture de si ferventes relations ? Grand rendez-vous estival, le festival "L'été musical " en Bergerac, met en scène vingt concerts dans des sites chargés d'histoire (château de Biron, abbaye de Cadouin, cloître de Bergerac...)

Au programme : Choeur national d'Ukraine, ballet de Flamenco, hommage à Duke Ellington, polyphonies corses, récital de Claude Nougaro.

D'autre part, depuis 1996, la bastide de Montpazier résonne des sons truculents de l'imparfait du subjonctif :

-- Dormîtes-vous bien ?
-- J'eusse aimé que vous recherchassiez ce guide touristique pour monsieur.
-- Vous plûtes-vous ?

Questions ou conversations, tout est bon pour réhabiliter ce mode de conjugaison tombé en désuétude, y compris les blages :

-- "Docteur, ma femme est clouée au lit, je voudrais que vous la vissiez."

Comédien dans l'âme, doté du sens du mot et du geste, le Gascon a le théâtre dans la peau ! En Albret, au pays de Serres et dans le Haut Agenais, on compte cinquante troupes amateurs et professionnels, qui investissent foyers ruraux et châteaux forts, pour y jouer Jacquou le Croquant ou Les années Twist.

Inspiré et tiré du livre : "La France des petits pays"

écrit et réalisé par Alain CHAIGNON

21.03.2008

La région bordelaise, pays de vignes

LES GRAVES

Berceau des vins de Bordeaux

Etabli sur la rive gauche de la Garonne, ce pays tire son nom de ses sols de gravier roulé et de sable originaires des Pyrénées. Peu fertiles, ces terres ont pourtant été plantées en vignes dès l'époque romaine ! Caillouteuses et étagées en terrasses sur 60 kilomètres de long, elles savent retenir la chaleur du soleil et drainer les eaux de pluie dont les excès nuisent à la qualité du raisin. Seule appellation d'origine contrôlée qui tire son nom de la nature de son sol, les Graves portent 2400 hectares de ceps qui donnent des vins rouges légers et bouquetés et des vins blancs fins, secs ou moelleux, à mesure que l'on se rapproche du sauternais réputé pour ses crus liquoreux issus de vendanges tardives.

Plus à l'Ouest, on arrive au château de La Brède, domaine de l'écrivain Charles de Montesquieu. Devenu président du parlement de Bordeaux, il aimait se retirer sur ses terres, parcourir ses vignes avec son régisseur, interpeller les paysans en patois et s'adonner aux plaisirs de l'intellect : "L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé." En 1728, songean à écrire un ouvrage politique, il parcourt l'Europe pour étudier les moeurs de son temps. En 1748, il publie l'Esprit des Lois où il prône une monarchie à l'anglaise qui inspirera la Constitution de 1791.

Porte océane située sur une boucle de la Garonne, Bordeaux, capitale des Graves, est une des plus belles réussites architecturales du XVIIIème siècle. Devenue anglaise comme le reste de la Guyenne (déformation du mot Aquitaine) après 1154, elle dut sa prospérité à l'exportation de ses vins en Angleterre. En 1355, lors de la guerre deCent ans, le prince Edouard, fils aîné du roi d'Angleterre Edouard III, futur héritier de la couronne, y débarqua avec trois mille hommes en armes.

Au sud, s'ouvre le pays de Langon cher à l'écrivain et journaliste François Mauriac.

Vue du ciel sur l'île Margaux (estuaire de la Gironde) :

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Vignes du Château d'Yquem qui produit le plus grand des Sauternes, un vin liquoreux d'une finesse remarquable et que peu peuvent s'offrir.

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La France des petits pays (2002)

18.03.2008

Entre Deux Mers

Une terre en vue

"Tant pis, j'oserai dire ce que je pense. Paysage le plus beau du monde à mes yeux..."

Ainsi s'exprime François Mauriac dans ses "Nouveaux Mémoires Intérieurs" à propos de l'Entre Deux Mers.

Un paysage, ou plutôt des paysages, changeants, des routes de crêtes d'où l'on découvre des damiers de polyculture comme près de Monségur, des alignements de vignes à perte de vue vers Targon, des paysages presque landais avec leurs pins parasols comme à Sauveterre de Guyenne...

L'Ombrie plus encore que la Toscane à laquelle on compare souvent l'Entre Deux Mers. L'ombrie sur les collines, l'Ombrie du retirement, de la discrétion, du secret.

Un moutonnement de collines douces donc, avec de-ci, de-là, les bosquets sur les Crêtes, les sarments torturés des vignes hautes et une multitude de hameaux, une forêt de clochers le plus souvent romans, qui ponctuent le paysage.

Et puis, une kyrielle de petites rivières à forte pente harmonisent l'ensemble. Et encore, des forêts de chênes et de hêtres, de tilleuls, de châtaigniers et de noisetiers, et près de l'eau des rassemblements de peupliers, d'aulnes et de saules.

Une nature aimable, des paysages policés, une urbanité ambiante, une vraie douceur de vivre, tout ici a, avait, de quoi séduire l'écrivain. Tout y compris ce mélange de démocratie romaine et de libéralisme anglo saxon qui caractérise l'Entre Deux Mers et donne à ceux qui l'habitent cette courtoisie, cette mesure, ce goût de l'accueil incomparable, ce sens du compromis si profond qu'il témoigne d'une intelligence et d'une culture savante.

Montaigne, Montesquieu ne sont pas loin, ni Mauriac : "...paysage le plus beau du monde à mes yeux..."

Almanach du bordelais (1996)

17.03.2008

Le Grand Théâtre de Bordeaux

A la fin du XVIIIème siècle, la ville de Bordeaux était particulièrement florissante, grâce au dynamisme de son activité commerciale (vin, échanges avec les colonies...)

Le Duc de Richelieu, gouverneur de Guyenne, décida de la doter d'une salle de spectacles digne d'elle et fit appel à l'architecte Victor Louis (1731-1800.)

Commencée en 1773, la construction du Grand Théâtre ne s'acheva que sept ans plus tard, en 1780. De style néoclassique, cet imposant bâtiment (88 mètres sur 47) abrite une salle pouvant accueillir : mille cent quatorze personnes (1 114.)
Le Grand Théâtre autrefois :

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Après une dernière restauration (1990-1991) qui lui a rendu son décor d'origine, le Grand Théâtre figure aujourd'hui parmi les plus beaux fleurons d'une cité marquée par l'architecture du XVIIIème.

La selle des concerts a été construite par Charles Buguet entre 1865 et 1870. Elle est habillée de lambris et plafonds en bois peints et dorés développés sur environ 1 800 m2 de surface totale avec toiles peintes à l'huile collées.

Tour à tour théâtre d'art lyrique et théâtre de comédie, ce lieu unique vit défiler les plus grandes vedettes du xiècle dernier : les Talma, Nourrit, Viardot, Falcon, Duprez, Petipa...

Le Grand Théâtre offre toujours au public des spectacles d'art lyrique, des ballets et des concerts. Il demeure, aujourd'hui et plus que jamais, fidèle à sa vocation.

Le Grand Théâtre aujourd'hui :
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Elisabeth MITTON (sur Internet)

13.03.2008

QUAND BORDEAUX ETAIT UNE ILE

A l'origine, la ville de Bordeaux était une île comprise entre la Garonne, la Devèze et un autre de ses affluents, le Peugue, qui passe sous l'actuel cours Alsace et Lorraine. A l'Ouest, l'île était fermée par des marais qui avaient sans doute succédé à un lac s'étendant du Palais Rohan jusqu'au stade Chaban-Delmas.

Bordeaux s'était aussi construite autour d'une source, la font Divona qui était sans doute située au pied de la tour Pey-Berland.

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La tour Pey-Berland est le clocher de la cathédrale Saint-André. Edifice gothique flamboyant élevé entre 1440 et 1446, elle doit son nom à son constructeur, l'archevêque Pey-Berland. L'originalité de cette tour/clocher dissociée de la cathédrale a permis de la doter de cloches imposantes, dont les les vibrations auraient pu menacer sa structure.

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Le clocher fut couronné d'une flèche de 12,50 mètres. Celle-ci fut partiellement détruite par une tempête en 1667, pour être finalement rasée en 1793. Une nouvelle flèche fut construite en 1851. Elle fut couronnée en 1863 par une statue colossale de Notre-Dame d'Aquitaine. Six années plus tard, la tour accueillit Ferdiand-André, un gros bourdon de 8 tonnes.

Pris dans l'almanach du Bordelais et sur Internet.

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