11.03.2008
A propos des drapeaux
J'ai repris les drapeaux en apparté dans la rubrique "DRAPEAUX D'EUROPE
Ils sont tirés du livre "DRAPEAUX" - Les couleurs du monde
Ce livre a été écrit par Jean Alessandrini et imprimé en 1993 en Italie par Tiber-Brescia.
Pour les personnes qui étaient intéressées par ces notes.
09:31 Publié dans DRAPEAUX D'EUROPE | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
06.02.2008
GRECE, CHYPRE, MALTE
La GRECE
Consacrée par Germanos, archevêque de Patras, le 25 mars 1821, la croix blanche sur champ d'azur fut officiellement adoptée lors de la création du royaume de Grèce et l'avènement du prince Othon de Bavière, en 1832. Couleurs dynastiques traditionnelles du souverain désigné, le bleu et le blanc étaient aussi celles sous lesquelles s'étaient illustrés les patriotes grecs entrés en rébellion contre l'occupation turque onze ans plus tôt.
La Grèce se caractérisa longtemps par l'usage conjoint de deux pavillons nationaux. Le premier, arborant une croix blanche étirée aux dimensions de l'étoffe, affirma depuis l'indépendance du pays (3 février 1830) une vocation strictement territoriale.. Il fut aboli de 1970 à 1974, durant la dictature militaire du "régime des colonels" mais prit une éphémère revanche, une fois la république restaurée, en se voyant déclaré seul drapeau national. Il est aujourd'hui plus particulièrement associé aux destinées de l'église grecque orthodoxe. Le second, d'usage plus durable, conforta au fil du temps sa réputation internationale en tant que pavillon naval et marchand.
Il fut promu à ce titre drapeau national exclusif de la république grecque à dater du 21 décembre 1978. Fidèle au symbole des origines, il cantonne la croix blanche dans un carré bleu prolongé et complété de neuf bandes alternées bleu-blanc. Cette alternance correspond, selon la croyance populaire, au nombre de syllabes du mot d'ordre scandé par les insurgés de 1821, Eleutheria a Thanathos (la liberté ou la mort.)
CHYPRE
Les couleurs nationales de Chypre furent officialisées par le gouvernement de Nicosie dès que l'île cessa d'être colonie britannique, le 16 août 1960. La difficulté avait été d'imaginer un drapeau susceptible de représenter les deux communautés rivales, grecque et turque, qui se partageaient le territoire depuis des siècles. On opta donc pour un champ blanc, teinte neutre par excellence, au milieu duquel s'inscrivait en jaune la découpe géographique du pays soulignée de deux rameaux d'olivier croisés.
Dans la pratique, ce pavillon n'est utilisé que pour les relations internationales. Localement, la communauté grecque ne fait référence qu'au seul drapeau de son pays d'origine, la communauté turque agissant de même.
MALTE
Les couleurs blanche et rouge équitablement réparties du drapeau national de Malte remontent à 1090, lorsque le comte Guillaume le Normand, délivra l'île de la domination arabe.
Le drapeau tel qu'il apparaît depuis sa reconnaissance officielle en 1964, se complète de la croix de Saint George cousue dans le guindant supérieur. Il faut voir dans cette décoration accordée par le roi Georges VI d'angleterre, le 15 avril 1942, un hommage particulier rendu pour acte de bravoure "For Gallantry" aux résistants maltais de la première heure lors de la Seconde Guerre mondiale.
17:40 Publié dans DRAPEAUX D'EUROPE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
05.02.2008
ROUMANIE, SLOVAQUIE, République TCHEQUE
La ROUMANIE
Les trois couleurs bleu-jaune-rouge de la Roumanie apparurent en 1848. D'abord étagées en bandes horizontales, elles symbolisaient l'alliance des provinces moldaves, valaque et transylvanienne qui tentaient à l'époque de s'affranchir de la férule ottomane. La disposition verticale remonte à 1866, année où le prince Charles de Hohenzollern-Sigmaringen - futur Carol 1er - accéda au trône. Après la chute de la monarchie en 1948, l'emblème de l'état nouvellement gagné au communisme s'inséra au milieu de la bande jaune. Cet emblème, entre-temps complété par Nicolas Ceausescu dès son arrivée au pouvoir en 1965, fut arraché des drapeaux lors du soulèvement populaire de la Noël 1989 qui aboutit au renversement du régime.
Pendant cette semaine insurrectionnelle, le drapeau national roumain se présenta au monde déchiré et évidé en son centre. Le tricolore restauré, libre de tout emblème, fut officiellement adopté par le gouvernement provisoire dès le début de l'année suivante.
En septembre 1992, le parlement de Bucarest décida de doter les couleurs du pays d'armoiries nouvelles. Renouant avec l'héraldique traditionnelle, elles se composent d'un blason principal sur le champ azur duquel se détache un aigle doré tenant dans son bec une croix et, dans ses serres, une épée et un spectre.
Sur le poitrail de l'aigle repose un second blason divisé en quatre partitions. La première représente l'aigle de la Valachie ; la deuxième, la tête d'auroch de la Moldavie, la troisième s'adorne du lion armé de la région du Banat et de l'Olténie, la quatrième, de l'aigle et des sept tours de la Transylvanie, de Maramurès et de Crisana. Entre les deux derniers quartiers s'insère une emmanchure triangulaire illustrée d'un couple de dauphins symbolisant le littoral de la Mer Noire.
La SLOVAQUIE
Le drapeau de la Slovaquie fut hissé officiellement le 1er janvier 1993, lors de l'accession du pays à l'indépendance à la suite de l'Acte de partition qui le séparait de la république Tchèque. Il propose une déclinaison des trois couleurs panslaves, blanc-bleu-rouge, distribuées en bandes horizontales. Sa partie centrale présente un blason décoré d'une croix blanche - symbole patriarcal d'origine byzantine (vraisemblablement l'emblème se saint Wenceslas qui rétablit le christianisme en Bohême au début du Xème siècle) dominant les trois cimes mamelonnées des Mont Tatra, Matra et Fatra.
La république TCHEQUE
La république Tchèque a conservé le drapeau fédérateur dans lequel se reconnurent jusqu'au 1er janvier 1993 - date d'entrée en vigueur de l'Acte de partition qui mettait fin à leur union - les deux communautés tchèque et slovaque. Ce drapeau présente, ancré dans son guindant, un triangle bleu dont le sommet détermine la ligne de partage de deux bandes blanche et rouge. Son entrée en service remonte au 29 février 1920, lors de l'effondrement des grands empires qui avaient présidé aux destinées de l'Europe centrale avant la première guerre mondiale. Il est probable que, accompagnant le mouvement de libération générale des pays slaves, il adopta les eintes de "l'ancien-récent" pavillon de Russie, mais on peut également interpréter leur association comme résultant de la combinaison des couleurs traditionnelles de la Bohême-Moravie (rouge et blanc) avec celles de la Slovaquie (blanc, bleu et rouge.)
13:20 Publié dans DRAPEAUX D'EUROPE | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
04.02.2008
SUISSE, POLOGNE, HONGRIE, BULGARIE
LA SUISSE
Le drapeau de la Suisse tire son origine de la bannière des premiers montagnards de Scwyz qui portait, dès 1315, un crucifix blanc frappé en son angle supérieur. Par la suite, la croix fédérale - Eidgenossen Crütz - apparut sur de nombreux champs de bataille.
C'est en 1848 que la Diète de Berne inséra dans la nouvelle constitution, la disposition relmative aux deux couleurs nationales. Une ordonnance de 1913 en fixa le dessin définitif : une croix blanche inscrite en réserve sur un champ carré vermillon. Du drapeau de la Confération suisse est issu, en 1864, par simple interversion du rouge et du blanc, celui de la croix-rouge internationale.
LA POLOGNE
Quoiqu'apparaissant d'un extrême simplicité de conception, le drapeau de la république de Pologne est le fruit d'une lente macération historique. Après divers avatars médiévaux et post-médiévaux, qui connurent l'installation de l'aigle blanc sur champ vermillon comme emblême d'état, il fallut attendre le XVIIème siècle pour que la bannière du roi Sigismond III déployât sur trois bandes horizontales une alternance des deux teintes traditionnelles. Bien plus tard, le 7 février 1831, le Parlement, siégeant pendant l'insurrection contre le tsar alors roi de Pologne, adopta le blanc et le rouge comme couleurs nationales.
Plus tard encore, en 1919, l'actuel drapeau polonais se vit enfin officiellement reconnu, une fois l'indépendance acquise, à la suite du traité de Versailles.
La HONGRIE
Le rouge-blanc-vert, sont les couleurs traditionnelles de la Hongrie depuis le XIIIème siècle, apanage successif des premières dynasties magyares qui s'imposèrent en 1608 à l'occasion de l'avènement du roi Mathias qui exigea leur juxtaposition sur le tapis du couronnement. Par la suite, ces teintes devaient connaître une longue éclipse, lorsque le pays passa sous la domination des Habsbourg. Elles reparurent brièvement pendant le soulèvement de 1848 conduit par Lajos Kossuth, héros national et âme de l'insurrection. Mais elles ne purent s'affirmer qu'en 1918, à la chute de l'Empire austro-hongrois. Accompagnant son pays dans son statut de démocratie populaire à dater du 20 août 1949, le drapeau hongrois s'orna dans sa bande centrale des insignes convenus du Mouvement communiste international, emblèmes qui disparurent au profit des insignes de Kossuth durant la révolte - avortée - de 1956.
Désireux sans doute de se soustraire aux caprices de l'Histoire, le drapeau national se présente désormais comme un simple tricolore horizontal vierge de tout emblême.
La BULGARIE
Adopté en 1878, le drapeau national de la Bulgarie se compose de trois bandes horizontales dont chacune des couleurs se veut porteuse d'un contenu symbolique.
Le blanc exprime l'aspiration du pays à vivre en paix, le vert évoque la richesse de son agriculture, le rouge porte témoignage devant l'histoire du courage du peuple et de l'armée dans l'épreuve. Les armoiries d'état furent ajoutées par décret constitutionnel le 6 décembre 1947. Mêlant l'héraldique traditionnelle (lion doré debout sur champ d'azur) aux insignes de l'idéologie communiste (étoile rouge, roue d'engrenage, couronne d'épis) elles présentent dans la banderole de soulignage deux nombres : 681 (année de fondation du premier état bulgare par une ethnie d'origine turco-mongole) et 1944 (année qui connut le rejet de la monarchi régnante compromise pendant la seconde guerre mondiale avec l'Allemagne nazie.) Un remodelage de ces armoiries qui entérinera la suppression de l'étoile rouge et des emblèmes communistes est actuellement en cours.
01:40 Publié dans DRAPEAUX D'EUROPE | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
02.02.2008
PAYS-BAS, LUXEMBOURG
Un drapeau, deux pays : Les Pays-bas et le Luxembourg.
Celui des Pays-Bas tricolore rouge-blanc-bleu, disposé en bandes horizontales existe depuis 1630. Le Prinsenvlag , la "bannière du prince" symbolisait à cette époque la révolte contre la domination espagnole. Ses couleurs orange-blanc-bleu s'inspiraient alors de celles des armoiries de Guillaume 1er d'Orange-Nassau, le père de la patrie. S'avisant toutefois que la teinte orange, d'intensité minime, était malaisée à distinguer en mer, on lui substitua bientôt le rouge, plus nettement repérable. Afin de rappeler et de célébrer la couleur délaissée du fondateur de la dynastie régnante, on ajoute volontiers depuis le XIXème siècle, une banderole orange au drapeau national lors des anniversaires des membres de la Maison royale à l'occasion de certaines festivités.
<
<
<
Quant au drapeau du Luxembourg, qui, quoique fort semblable à celui du Prinsenvlag néerlandais, il s'en distingue par une longueur sensiblement supérieure et un bleu légèrement plus clair. Cette ressemblance apparaît d'ailleurs comme tout à fait fortuite puisque les couleurs du Luxembourg remontent à la fin du XIIIème siècle. Un lion rouge couronné chevauchait en effet dès la période médiévale sur les bannières grand-ducales une gamme de bandes blanches et bleues alternées.
09:00 Publié dans DRAPEAUX D'EUROPE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
31.01.2008
ALLEMAGNE, AUTRICHE, GDE BRETAGNE, IRLANDE, BELGIQUE
L'ALLEMAGNE
Après la dislocation consommée par Napoléon du Saint Empire romain germanique et l'abdication de François II en 1806, deux tendances distinctes se firent jour en Allemagne. La première était d'essence fédéraliste et démocratique, la seconde, centraliste, se référait ouvertement à l'impérialisme prussien. Porté par le Mouvement fédéraliste, l'éphémère Parlement de Francfort se reconnut dans les trois couleurs qui avaient été celles des patriotes allemands pendant les guerres napoléonniennes : le noir, le rouge et l'or répartis en bandes horizontales. En 1867, Bismark, qui incarnait la tendance opposée et avait entre-temps été nommé chancelier, leur substitua les couleurs traditionnelles de la Prusse amalgammées à celles de l'ancienne Ligue hanséatique. Le noir, le blanc et le rouge s'imposèrent donc au pays lors de l'instauration du Nouvel empire (18 janvier 1871.)
Il fallut entendre la défaite de 1918 et l'avènement de la république de Weimar, pour voir reparaître le tricolore fédéraliste, mais celui-ci se vit, une fois de plus, remis en question. Hitler rétablit en effet le drapeau impérial dès son arrivée au pouvoir, le 30 janvier 1933, avant de lui préférer deux ans plus tard celui du parti Nazi frappé dans son tourteau blanc sur champ vermillon de la trop fameuse croix gammée. La défaite du Troisième reich e, 1945 fut suivie de près par le démantèlement de la Prusse, la séparation des deux Allemagnes et le retour, de part et d'autre du rideau de fer, du drapeau de la république. Il est à noter que de 1959 à 1990, année de la réunification, le pavillon officiel de l'Allemagne de l'Est, inscrivit, pour se différencier, les insignes à peine altérés du marxisme léninisme - en l'occurence le marteau et le compas entourés de deux gerbes de blés stylisées - au centre des trois bandes.
L'AUTRICHE
Le drapeau national de l'Autriche aligne, du guindant au battant, trois bandes horizontales rouge-blanc-rouge. Ces couleurs ainsi disposées commémorent le fait d'armes accompli par le duc Léopold de Babenberg contre les Maures lors de la bataille de Ptolémais à la fin du XIIème siècle. A l'issue du combat, la tunique du chef de guerre grièvement blessé fut hissée en guise de bannière. Elle était couverte de sang sauf à la place du ceinturon où elle avait conservé sa blancheur d'origine.
La GRANDE-BRETAGNE
L'UNION JACK, appellation familière du Royaume-Uni, est une référence au nom du roi Jacques 1er d'Angleterre -Jacques VI d'Ecosse - qui associa, en 1606, sur une seule et même bannière, la croix anglaise de Saint-George (médianes rouges sur fond blanc) et la croix écossaise de Saint-André (obliques blanches sur champ bleu outremer.)
Deux siècles plus tard, lors de l'annexion de l'Irlande en 1801, fut ajouté le sautoir rouge de Saint-Patrick. L'harmonieuse synthèse de ces additions successives donna le tricolore universellement connu dont on ignore souvent que, consacré par l'usage bannière exclusive de la couronne, il ne tient lieu de drapeau national qu'à titre tout à fait officieux.
L'IRLANDE
Trois bandes verticales : vert-blanc-orange forment le drapeau de l'Irlande. Directement inspiré du tricolore Français, il fut présenté par Thomas Francis Meagher en 1848 comme étendard du Young Ireland Movement.. Le vert représente la vieille tradition gaëlique, l'orange, la ferveur des partisans de Guillaume de Nassau. Le blanc symbolise le nécessaire équilibre et la fraternité souhaitable entre les communautés catholique et protestante. Hissé pour la première fois sur un bâtiment public en 1916, lors de la prise du Bureau de Poste général. Il fut officiellement reconnu comme drapeau national lors de l'émancipation du pays en 1922.
LA BELGIQUE
Les couleurs de ce drapeau sont celles de l'ancien duché de Brabant. Le noir, le jaune et le rouge, répartis alors à l'horizontale, flottaient déjà en 1789 lorsque les patriotes brabançons parvinrent à libérer les provinces belges de la tutelle des Habsbourg d'Autriche. Après une brève période d'autonomie, le pays passa en 1814 sous l'autorité hollandaise. Cette occupation ne prit fin qu'en 1830. L'adoption du drapeau national dans sa version actuelle fut officiellement entérinée l'année suivante, lors de la proclamation du royaume de Belgique.
09:35 Publié dans DRAPEAUX D'EUROPE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
29.01.2008
ITALIE, VATICAN, SAINT-MARIN
L'ITALIE
Le drapeau national de l'Italie date de 1796. Son dessin imitait alors celui du tricolore français importé sur la péninsule par les armées de Bonaparte, ses couleurs reprenant celles de l'uniforme vert-blanc-rouge de la légion lombarde ralliée à la cause de l'envahisseur. Devenu maître de l'Italie, Napoléon conserva cette gamme de couleurs mais la redistribua sur trois bandes horizontales chargées en leur milieu de ses armoiries personnelles.
A la chute de l'empereur en 1815, ce drapeau fut enlevé des hampes au profit des pavillons régionaux. Il fallut attendre 1848 pour que le peuple italien, nostalgique de son éphémère unité restaurât l'usage du tricolore vertical de 1796 pour le brandir comme étendard de la révolte face à l'occupant autrichien. Par la suite, la libération et l'unification du pays acheva d'en officialiser l'image. En 1861, lorsque l'Italie passa sous l'autorité de la Maison de Savoie, le drapeau s'adorna, dans sa bande blanche intercalaire, du blason des nouveaux souverains.
Ce n'est qu'au lendemain de la deuxième guerre mondiale, en 1946, lors de la proclamation de la république, que l'emblème monarchique (lequel s'était d'ailleurs irréversiblement compromis avec les insignes fascistes - en fut répudié.
SAINT-MARIN
La république de Saint-Marin offre un drapeau partagé horizontalement en deux rectangles juxtaposés blanc neige et bleu ciel.Au centre, chevauchant les deux couleurs, sont frappées les armoiries de l'état. La fecture héraldique en est des plus classiques : rameau de laurier pour signifier l'abondance, branche de chêne pour symboliser la force. Le cadre modelé et doré du blason met en valeur un paysage allégorique alignant les trois tours qui, dans la réalité géographique dominent la capitale. Un couronne, curieusement, vient coiffer l'écu de la plus ancienne république au monde (l'état de Saint-Marin, fondé en l'an 301, se dota du statut de république indépendante dès 885.) La contradiction n'est qu'apparente car cet ornement représente ici non la souveraineté d'un monarque mais bien celle d'un peuple.
Le VATICAN
Aujourd'hui cantonné au format carré qui était jadis celui de la flotte marchande des états pontificaux, le drapeau de l'état de la cité du Vatican n'en a pas moins conservé les couleurs de ses étendards d'antant - jaune et blanc - ainsi que le dessin de ses armoiries à peine remodelé depuis 1825 lorsqu'il était le drapeau des états de l'église.
Il se vit officiellement confirmé dans son état actuel le 7 juin 1929 à la suite des accords du Latran (Concordat du 11 février 1929) lesquels reconnaissaient à la cité du Vatican le statut de territoire indépendant. Dominant les clés d'or de Saint-Pierre, premier vicaire du Christ, la tiare formée de trois couronnes superposées symbolise la permanence de l'ascendant spirituel du souverain pontife qui gouverne le plus petit état du monde, sur les royaumes et empires temporels.
20:20 Publié dans DRAPEAUX D'EUROPE | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
28.01.2008
LES CROIX SCANDINAVES
LE DANEMARK
Le plus ancien drapeau national actuellement en usage appartient au plus vieux royaume d'Europe : le Danemark.
Selon la légende, le Dannebrog (du mot frison dan, rouge et de broge, pièce de tissu coloré) apparut miraculeusement le 15 juin 1219 dans le ciel tourmenté du champ de bataille de Lindanaes - éclairs blancs croisés sur fond de nuées embrasées - afin de stimuler l'ardeur combative des Danois et favoriser la victoire du roi Valdemar II sur les estoniens païens. Plus vraisemblablement, l'étendard rouge à croix blanche "Force du Danemark" aurait été un don du pape au roi très chrétien à la veille de son expédition contre les infidèles de l'Est.
LA SUEDE
Le jaune et le bleu, couleurs traditionnelles de la Suède, remontent à 1364, lorsque les bannières arborèrent pour la première fois trois couronnes d'or sur champ d'azur. La croix jaune, quant à elle, apparut au milieu du XVème siècle, instaurant de facto une concurrence avec la croix blanche du Danemark. Le drapeau national en tant que tel trouva sa formule définitive au XVIème siècle sous le règne de Gustave Vasa qui dut attendre 1906 pour voir son usage consacré officiellement.
LA FINLANDE
Le drapeau national de la Finlande est constitué d'une croix outremer décentrée vers le guindant (la croix scandinave) sur un champ blanc. Ces couleurs symbolisent, ainsi que décrites par le poète finnois Topélius en 1870, "le bleu de nos lacs et la neige immaculée de nos hivers. Elles furent hissées officiellement le 29 mai 1918, peu après l'accession du pays à l'indépendance.
LA NORVEGE
Par son dessin, le tricolore de Norvège fait ouvertement référence au schéma conventionnel des drapeaux flottant sur les royaumes et les républiques de l'Europe septentrionale : une croix une croix décentrée vers le guindant dont les branches s'étirent aux dimensions du champ rectangulaire. De la fin du XIVème siècle au début du XIXème, les couleurs norvégiennes se conformèrent à celles du royaume du Danemark qui exerça longtemps son égémonie sur la totalité de l'espace scandinave. Vint ensuite la tutelle suédoise (1814-1905) période au cours de laquelle le canton supérieur rouge s'orna d'une figure héraldique traditionnelle : un lion doré brandissant une hache.
Le drapeau national, tel qu'il apparaît aujourd'hui avec sa croix bleue oblitérant le Dannebrog, fut institué pavillon maritime en 1821. D'abord limité à ce rôle, il imposa définitivement son usage territorial en 1898. Il fut officiellement adopté et reconnu sept ans plus tard à l'avènement du roi Haakon VII, lors de l'accession du pays à l'indépendance.
L'ISLANDE

Le dessin et les couleurs du drapeau de l'Islande attestent l'appartenance du pays à l'identité scandinave. Sa croix rouge et blanche sur fond bleu en fait le symétrique inversé du tricolore de Norvège, à laquelle l'Islande fut jadis associée avant de passer sous la souveraineté danoise. La formule actuelle imaginée en 1915 puis autorisée par un décret du roi Christian X du Danemark le 12 février 1919, fut adoptée officiellement à la proclamation de l'indépendance, en 1944.
07:05 Publié dans DRAPEAUX D'EUROPE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.01.2008
FRANCE, PORTUGAL, ESPAGNE
LES DRAPEAUX
LA FRANCE
Celui de la France, le nôtre, en premier bien sûr :
Il fut créé dans la mouvance de la Révolution de 1789 et auréolé des idées novatrices qui lui furent attachées. Il eut pendant tout le dix-neuvième siècle un retentissement universel sur les peuples en quête d'émancipation. L'origine de ses couleurs traditionnelles n'en remonte pas moins aux premières dynasties qui régnèrent sur le pays.
Le BLEU, notamment, fut la couleur du manteau de Saint-Martin de Tours, adoptée en tant que telle par Clovis comme teinte privilégiée de sa bannière personnelle. Par la suite, le bleu, couleur référentielle des rois de France, se retrouva sur les différents manteaux de sacre.
Le BLANC, lui, est la couleur spécifique des Bourbons, vaste champ parsemé des fleurs de lys qui ornèrent jadis l'étendard de Jeanne d'Arc.
Le ROUGE, enfin, célèbre le sang versé par Saint-Denis, mais il fut aussi la couleur exclusive de l'oriflamme que Charlemagne reçut des mains du pape Léon III
Il est à noter que le le bleu et le rouge juxtaposés sont, depuis le quatorzième siècle, les couleurs de la ville de Paris. Elles furent d'ailleurs récupérées dès la prise de la Bastille par les insurgés de 1789. En les associant à sa cocarde blanche en signe de réconciliation -éphémère- entre le peuple et la monarchie, Louis XVI inaugura, ce faisant, le tricolore français tel qu'on le connaît aujourd'hui.
LE PORTUGAL
Le drapeau du Portugal, tel qu'il nous apparaît aujourd'hui, fut officiellement adopté le 19 juin 1911, peu après l'instauration de la république.
On retint, dès cette époque, les deux couleurs : vert foncé et rouge vif, pour servir de fond à une sphère armillaire. Le dessin de cet ancien instrument d'astronomie et de navigation, fut traité dans le style manuelin, une tendance de l'art décoratif très en faveur sous le règne d'Emmanuel le Fortuné. Sur la sphère repose le blason des armoiries nationales frappées en bordure de sept châteaux d'or sur champ écarlate. Ces châteaux représentent les villes fortifiées définitivement reprises aux Barbaresques à la fin du IXème siècle.
Au centre, un écu d'argent contient lui-même cinq écussons d'azur répartis en croix et chargés chacun de cinq besants, la monnaie byzantine. Ce chiffre correspond à celui des rois maures qui firent leur soumission à Alphonse III le Grand (866-910) lors de la Reconquête.
L'ESPAGNE
La formule actuelle du drapeau national de l'Espagne remonte au 28 mai 1785, date à laquelle le roi Charles III dota sa marine d'un pavillon rouge et or. Il renouait de la sorte, après trois siècles d'abandon, avec les teintes héraldiques traditionnelles, de la Castille et de l'Aragon réunies pour la première fois sur les bannières en 1469 lors du mariage du roi Ferdinand et de la reine Isabelle la Catholique.
Plus près de nous, après la parenthèse républicaine (1931-1939) qui suscité la création éphémère tricolore rouge-jaune-grenat, la dictature franquiste rétablit les couleurs de la monarchie. Lorsque Juan Carlos 1er accéda au trône, le 22 novembre 1975, les armoiries royales réapparurent avec un décentrage marqué côté guindant.
Entre les deux colonnes d'Hercule, le blason couronné arbore les quartiers de la Castille, du Léon, de l'Aragon et de la Navarre. On relève également, inscrites dans un ovale au centre de l'écu, les trois fleurs de lys des Bourbons et, dans la partie inférieure, l'emblême caractéristique de la province de Grenade.
Je me suis inspirée pour cette note du livre : "DRAPEAUX" "Les couleurs du monde" paru chez HATIER en août 1993 et imprimé en Italie par Tiber-Brescia. Ce livre a été écrit par Jean ALESSANDRINI. Toutes les notes que j'écrirai à la suite sur les drapeaux d'Europe seront tirées de ce même livre.
07:25 Publié dans DRAPEAUX D'EUROPE | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note




























