16.11.2008

Festival du film d'histoire (suite 2)

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          Hier j'ai vu le film "la dette".

          Ce film relate un épisode dramatique de la Première Guerre Mondiale, le plus souvent éludé de l'histoire officielle et donc de la conscience nationale, le rôle joué par les "Tirailleurs sénégalais", ces oubliés de l'histoire, lors de l'offensive du "chemin des dames" (le 16 avril 1917.)

          Cet épisode, tout en laissant des traces sur le terrain : monuments aux morts, vestiges de villages détruits (Craonne) et de cimetières militaires (Cerny-en-Lannois) soigneusement entretenus par les pouvoirs publics, a totalement rayé l'implication des tirailleurs sénégalais qui étaient pourtant bien là, qui ont aidé à la victoire, qui ont été mis en première ligne, etc. Ils n'ont même pas eu droit à une sépulture aux côtés de leurs frères d'armes métropolitains.

          Après avoir vu ce film, on ne peut que repartir avec la honte attachée à ses basques. Je repense sans arrêt aux Français qui disent : "Je suis fier d'être Français." Car, pour moi, cette phrase veut dire : "J'accepte ainsi et je cautionne toutes les hontes générées par la France, par ses dirigeants, par tous ceux qui ne font rien pour que ces injustices cessent." Cela veut dire également : "Je suis totalement d'accord pour ne plus du tout penser à ces soldats de race noire qui ont combattu courageusement, avec détermination pour sauver la France." Cela veut dire encore : "Je ne veux pas savoir que ces soldats sénégalais étaient là, bien présents lors de la guerre 14/18."

          C'est ce qui se passe lors de cette commémoration où un beau vieux sénégalais arrive en France avec sa belle robe bleue et sa chéchia rouge et veut simplement commémorer, lui aussi, et ne demande rien. Eh bien ! L'on voit le directeur de l'administration empêcher coûte que coûte ce Sénégalais d'être présent à cette commémoration. Tout ça parce qu'ils prétendent que cela ferait tache. Le ministre lui-même, mis au courant, refuse que cet homme soit présent. Preuve qu'ils n'ont rien d'autre de plus important à faire ces ministres. Ils ne trouvent donc rien de mieux que de l'emmener à Paris et le mettre dans la cage d'un commissariat pour l'empêcher d'être présent physiquement à la commémoration. Heureusement, le jeune énarque en stage et un commissaire le font sortir du commissariat et lui payent une nuit d'hôtel. Résultat, le Sénégalais sera quand même là le 16 avril, jour où les "personnages haut placés" seront tous là présents et très en colère de le voir arriver. 

          Il n'y a rien d'autre à dire ou à penser que : "tout ça pourquoi ?"

          Comment peut-on, après avoir vu ce film, mais pas seulement puisque c'est pour tout pareil et même pire, bien pire, comment peut-on donc être prêt à voter la prochaine fois. J'ai toujours voté mais je me demande si c'est bien de continuer à le faire. 

         Même et surtout le "préfet" s'implique dans cette affaire en donnant son accord pour écarter cet ancien soldat français tout en ajoutant : "Je n'ai rien dit, je ne sais rien !" Mais, comme chacun qui a sa place dans l'administration, dans la politique, répercute les ordres d'en haut, au risque, s'il ne le faisait pas, de perdre leur place ou plutôt, d'être obligé de démissionner.

          Vous me direz que ce n'est pas nouveau et que tout un chacun sait très bien ce qui se passe dès que l'on entre en politique, même au plus bas niveau. Merci mon Dieu de m'en avoir préservée !

          En conclusion, si à la montagne, on peut dire, plus on monte plus l'air est pur. Dans la politique c'est tout l'inverse. Petit élu : conseiller municipal, l'air est encore assez pur, même s'il commence à y avoir quelques émanations toxiques, ce n'est pas encore très grave. Cela sert quand même pour le piston. Mais ensuite, plus on monte en grade et plus l'air se pollue, plus il est vicié. Tout en haut, cela devient carrément irrespirable. Pourtant, ils s'y épanouissent ceux qui y sont (sauf quelques rares exceptions.) Cela voudrait-il dire que l'être humain se complaît à patauger dans ce que l'on pourrait appeler "la gadoue politique ?" Et, surtout, que les femmes la veulent aussi cette gadoue-là, puisqu'elles ont maintenant la parité ?

          Tout ceci est insoluble bien entendu ! Et je n'ai pas la prétention de vouloir le résoudre. Bien au contraire. Mais on sait bien qu'une femme qui veut le poste suprême est capable (comme cela s'est passé en Norvège il y a de cela une dizaine d'années) de redonner le droit de pêcher la baleine (protégée par ailleurs) pour avoir plus de voix et pouvoir ainsi être élue. Homme ou femme, en quelque sorte, même combat. La pèche aux voix.

           

15.11.2008

Festival du film d'histoire (suite)

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         Hier j'ai donc vu le premier film de "Dans l'enfer de Matignon" où douze "premiers ministres" parlent de leur poste. Je n'ai pas vraiment été convaincue de leur "enfer." Mais c'est mon opinion personnelle qui n'est peut-être pas partagée par les autres spectateurs.

 - J'ai noté que, quand ils arrivent dans leur nouvelle fonction, ils n'ont rien. Pas de dossiers à suivre, pas de consignes, sauf à connaître le bouton de la bombe atomique. Ils doivent créer leurs propres dossiers à régler le plus vite possible. Ceux qui étaient en cours lors du dernier 1er ministre n'ont plus cours. Il faut tout reprendre à zéro à chaque fois. Quelle perte de temps et d'énergie. Ils ne restent jamais bien longtemps et n'ont donc pas le temps de régler grand chose. C'est l'impression que j'en ai gardée. De plus, rares sont les 1er ministres qui deviennent président de la république sauf Chirac.

- J'ai retenu que Jospin a dit qu'il était le seul "premier Ministre" a n'avoir pas emmené la cagnotte avec lui à son départ. Cette fameuse cagnotte dont il est le seul d'ailleurs à avoir parlé. Jamais je n'ai entendu les autres premiers ministres en dire quelque chose, bien sûr ! Ils n'avaient pas intérêt à en parler s'ils voulaient l'emmener avec eux. Donc, ils sont tous partis avec cette cagnotte qu'ils constituent, on ne sait comment, pendant leur bref séjour. C'est en quelque sorte leur "parachute doré." Donc, ils ont bien une énorme prime de départ pour n'être resté que peu d'années et avoir fait bien peu de choses (même s'ils sont toute la journée dans leur fonction.)

- Sinon, j'ai vu surtout des hommes encostumés et cravatés, qui m'ont donné l'impression d'être bien superficiels et aussi des hommes qui prennent ce poste qu'on leur confie comme qui rigole et sans avoir vraiment le sentiment qu'ils ont un poste important entre les mains.

- J'ai vu un Baladur superficiel au possible (mais on le savait déjà) un Raffarin ridicule (on le savait aussi.)

- J'ai vu une Cresson qui ne m'a pas convaincue. Une Cresson extrêmement pincée et chochotte. Une Cresson qui a dit qu'elle n'avait pas vécu au Palais de Matignon parce que c'était trop affreux (oh ! Madame Machère !) Lors de ce film, j'ai vu déambuler la MAM, la super bécheuse (non ; plutôt crâneuse, c'est mieux) du gouvernement. Vous me direz qu'elle a été ministre des armées et maintenant ministre de l'intérieur. Ce n'est pas rien pour une nana comme elle, super arriviste, super carriériste, et qui n'a jamais rien vu d'autre dans la vie que son ascension. Elle est bien dans ce macma. Elle évolue raide et fière d'elle d'un air de dire...(c'est moi la plus belle, c'est moi que je suis la plus intelligente, la plus haut placée, la plus, la plus...) Cela n'empêche !!! Quant à Bachelot. avec ses tailleurs roses !!! (Je l'ai vue sur des photos de groupe de ces messieurs-dames.) Mais bon ! J'arrête-là ! 

Pour finir, je n'ai pas eu envie d'aller voir la suite. Car je me suis ennuyée. Ces personnages trop fiers et orgueilleux et, surtout, très contents d'eux, ça c'est sûr, ils sont super contents d'eux, à tort je trouve, mais qu'est-ce qu'on y peut ? En tout cas, ils m'ont démoralisée. Quelle horreur. Quelqu'un qui attendait à côté de moi pour prendre son billet, m'a demandé : "Vous les aimez les gens de la politique ?" Je lui ai répondu : "J'ai autre chose à faire de mon amour que de le placer sur des têtes politiques, que ce soit le président de la république, le 1er ministre, les ministres, les élus locaux ou qui que ce soit d'autre dans ce domaine."

J'avais une personne que je connais, qui les aimait tellement les présidents de la république, qu'elle leur envoyait de petits mots gentils à tout bout de champs pour leur souhaiter ceci ou cela. Eh bien ! Vous savez quoi ? Ils lui répondaient eux-mêmes de leur propre stylo sur un bout de papier. Elle m'a envoyé photocopies de ces réponses reçues (notamment de Chirac mais aussi de Poutine, le russe.) J'ai donc pensé qu'ils n'avaient pas grand chose d'autre à faire. Et que cette dame était bizarre de courir après des mots doux ou (mots d'amour comme elle m'a dit.)

14.11.2008

Festival du film d'histoire

   

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          COUCOU ! Je ne suis pas très loin. Simplement, je suis au festival du film d'histoire de Pessac qui a lieu chaque année, qui amène beaucoup de monde et que j'apprécie beaucoup pour ma part.

          Cette année, le thème est : la guerre de 14-18 ou plus précisément : 1914-1919. Cela dure une semaine pendant laquelle une foultitude de films, documentaires, conférences, débats et rencontres nous sont proposés.

          On trouve en premier lieu les films anciens ou nouveaux sur le thème, vus par les Français ou par les Allemands, mais aussi les films sur le thème de la guerre à d'autres époques, Comme hier, le film documentaire sur la guerre au Liban. Dans ce documentaire, l'actrice Catherine Deneuve va au Liban et découvre le sud du Liban, qui n'est que ruines, à la frontière avec Israël. Elle fait la route avec l'acteur libanais Rabih Mroué.

          Hier, également, j'ai écouté une conférence sur "les femmes pendant la guerre 14-18."

          Avant hier une conférence sur "le génocide arménien" dont j'avais entendu parler mais dont je ne connaissais pas l'histoire exacte. Vous savez que la Turquie refuse toujours de reconnaître ce génocide. Ce mot "génocide" date de 1944 seulement. Avant, il était question de massacres.

          Ce matin, à 10 h 45, je vais voir un premier film de 1 h 44 sur "l'enfer de Matignon" où douze hommes et une femme s'expriment sur les difficultés de ce poste. Et cet après-midi la suite sur ce sujet.

          Samedi, je verrai "Infirmières bulgares, le grand marchandage" et dimanche "Marthe Richard" dont on connaît l'implication dans la fermeture des maisons closes. C'est l'Assemblée Constituante, dont elle n'est pas, qui adopte la mesure, mais son nom s'y trouve attaché. La vie de cette femme est une suite incroyable de faits qui la propulsent au sommet. Elle ne fit pas d'études mais débuta comme prostituée puis cocotte, ses charmes lui permirent de rencontrer le prince charmant. Elle fut une des premières femmes à détenir le brevet de pilote d'avion. Devenue veuve, on la retrouve à la Première Guerre mondiale, agent double à Madrid, recevant dans ses rets l'attaché militaire allemend. Remariée richement, à nouveau veuve et à nouveau aviatrice, elle devint conseillère de Paris à la libération et son nom se trouve associé à la fermeture des maisons closes. Antoine Blondin a fait un calembour à son intention : "Marthe Richard, la veuve qui clôt." 

          Dimanche, ce sera "La Dette", film récent qui relate le rôle joué par les tirailleurs sénégalais lors de l'offensive du "Chemin des Dames."

          Je vous en reparlerai et vous souhaite une bonne journée.