02.11.2007

Les Milandes

Joséphine Baker a vécu dans ce château où elle a laissé son empreinte :

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La photo ci-dessous représente en haut et à gauche, Joséphine conduisant une voiture. Elle possédait permis de conduire et brevet de pilote. En dessous Joséphine et sa troupe.

En haut à droite, statue de cire de Joséphine Baker la représentant lors de son premier spectacle à Paris.

Puis, en bas, la ceinture de banane portée à la fin des années 1920.

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Le grand salon, sa cheminée monumentale et sa collection de robes.

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En haut de la photo ci-dessous, la chambre de Joséphine a des allures de "précieuse simplicité."

Lit à baldaquin et meubles en ébène d'Indonésie.

En bas, la grande salle à manger du château et l'armoire Louis XIV.
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Il ne faut pas oublier que Joséphine avait reçu la Légion d'honneur en 1961 des mains du général VALIN, en l'honneur de son engagement pour la France lors de la seconde guerre mondiale.

En effet, lorsque la guerre éclate , Joséphine fait savoir à un militaire français, le capitaine ABTEY, sa volonté de "se donner à la France." C'est à cette date qu'elle adhère à la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) pour laquelle elle s'investira au détriment de sa carrière. Elle débutera comme aide-infirmière puis se révèlera très efficace pendant la seconde guerre mondiale. Sa première mission auprès du capitaine ABTEY fut de se mettre en contact avec Londres. Elle transmettra au futur général de Gaulle des messages codés dans ses partitions de musique. Elle permettra le passage de nombreux réfugiés de France vers le Maghreb grâce à sa troupe de musique. Personne ne pouvait se douter à l'époque qu'une artiste aussi frivole puisse cacher tant de mystère !

Elle assiste à de grands dîners lui permettant de collecter des informations confidentielles.

Locataire du château des Milandes à partir de 1937-38, elle cachera des réfugiés dans le grenier et des armes dans la cave du château. Les Milandes devenaient un lieu de transition pour les membres des Forces françaises libres.

Un jour, alors que des Allemands frappent à sa porte, Joséphine sort une de ses meilleures ritournelles pour se débarrasser de ses encombrants invités : "Messieurs, il y a bien longtemps que j'ai enterré la hache de guerre !"
Pour éviter toute arrestation, elle quitte les Milandes et se réfugie au Maroc. Entre 1943 et 1944, elle donne des représentations en Israël, en Corse, en Sardaigne et en Italie et recueille ainsi des renseignements pour les Forces françaises libres.

Outre la légion d'honneur, le visiteur peut admirer la médaille de la croix de guerre, la médaille de la résistance reçue en 1946 et sa veste militaire. Joséphine avait obtenu le grade de sous-lieutenant des troupes féminines auxiliaires de l'armée de l'air anglaise.

LA DECOUVERTE DU CHATEAU DES MILANDES

En 1938, Joséphine quitte Jean Lion et tombe amoureuse de Claude Meunier dont la famille est célèbre pour ses chocolats. C'est lui qui fait découvrir le château des Milandes à Joséphine lors d'un séjour en Périgord. Joséphine a le coup de foudre pour ce château qui ressemble tant à ses contes de fées !

Lorsque son château fut vendu aux enchères et que Joséphine se retrouva à la rue avec sa nombreuse famille, ce n'est pas la France qui lui tendit la main, non ! Malgré tout ce qu'elle avait fait pour notre patrie, sa patrie également. Ce fut la princesse Grâce de Monaco qui lui tendit la main et fit ce qu'il fallait pour lui procurer un logement décent et lui redonner des représentations à Paris. Qui la sauva tout simplement de la misère et de la déchéance.

Aujourd'hui, c'est le jour des morts et je pense beaucoup à tous ceux de ma famille qui ne sont plus. Mais je pense aussi à Joséphine Baker qui fut une femme de coeur généreuse et qui s'engagea beaucoup pour son pays d'adoption : la France. Je la remercie pour tout ce qu'elle a fait.

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30.08.2007

Histoire du château CAZALET

Pour faire suite à la photo du château CAZALET, mise hier sur ce blog, voici l'histoire de ce domaine. Il reçoit son nom d'un avocat bordelais : François CAZALET né en 1730 et mort à la révolution.

Une partie de la maison initiale ainsi que quelques vieux arbres auraient été conservés de cette époque. En 1861, un gros négociant en bonneterie : Firmin Ferdinand CLOUZET, maire de Pessac de 1870 à 1878 et membre du Conseil Général de la Gironde pour le canton de Pessac, rachète le terrain à Firmin JARRIGE, maire de 1809 à 1822. Il y fait édifier le château en 1882 et lui donne son nom.

Il produit sur ses terres un excellent cru de vins rouges de Graves. De nombreux Pessacais se souviennent encore des courses de chevaux qui se déroulent sur le domaine pendant l'entre deux guerres. C'est en 1841 que Charles RAGOT fait l'acquisition du parc, des dépendances et du château réquisitionné par l'occupant jusqu'en août 1944. Entre 1955 et 1967, près de 80 salariés travaillent sur le domaine rebaptisé : RAGOT-CAZALET.

La communauté urbaine de Bordeaux rachète la propriété en 1983 à M. RAGOT, puis cède les droits de propriétés à la commune de Pessac, actuel propriétaire.

Le parc de ce château est remarquable quant à la variété des arbres qui le composent.

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