<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>Prés des nuages</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://presdesnuages.blog50.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://presdesnuages.blog50.com/" /> <subtitle>ce qui m'intéresse vous intéressera-t-il ?</subtitle> <updated>2008-07-05T16:17:31+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blog50.com/" version="4.0">blog50.com</generator> <id>http://presdesnuages.blog50.com/</id>  <entry> <author> <name>Lydia Chamarie</name> <uri>http://presdesnuages.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Le cannelé de Bordeaux</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://presdesnuages.blog50.com/archive/2008/07/03/le-cannelé-de-bordeaux.html" />  <id>tag:presdesnuages.blog50.com,2008-07-03:56242</id> <updated>2008-07-03T16:22:24+02:00</updated> <published>2008-07-03T17:20:00+02:00</published>   <category term="Recettes"/>   <summary> Historique du cannelé.   &amp;nbsp;   Le couvent des religieuses annonciades de...</summary> <content type="html" xml:base="http://presdesnuages.blog50.com/">  &lt;p&gt;Historique du cannelé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le couvent des religieuses annonciades de Bordeaux, fondé en 1519, par l'épouse du baron de Mirambeau, Jacquette Andron de Lansac, était spécialisé dans la fabrication de noix confites et de friandises en forme de bâtons appelées &quot;canelats&quot; ou &quot;canelets&quot; ou encore &quot;cannelets&quot; ou bien &quot;cannelé.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est par la Reine Sainte Jeanne de France que fut fondé cet ordre. Ces religieuses étaient surnommées &quot;les filles du corset rouge&quot; du nom de leurs habits de cérémonie (une grande robe grise à large ceinture rouge et un grand manteau bleu.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En l'an 1790, les annonciades furent chassées de leur maison. Plus d'annonciades bordelaises, plus de canelets et surtout, plus de recette. Les idées nouvelles de &quot;liberté, égalité, fraternité&quot; n'avaient que faire de la gastronomie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Situé derrière l'église Sainte-Eulalie, c'est en 1810 que le couvent de la Miséricorde dû céder les bâtiments. De nos jours, ils appartiennent au ministère de la justice qui les a aménagés en bureaux annexe du Tribunal&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il fallut attendre les années 1830, pour découvrir un petit gâteau fabriqué à base de farine, de blé et de maïs, appelé &quot;Millasson.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette pâtisserie familiale était cuite, à l'extérieur, sur les quais bordelais, dans un moule en bronze cannelé dont la partie inférieure était pointue et le tout reposant sur la braise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette recette a été améliorée par la profession et les moules ont été fabriqués en cuivre étamé, le fond modifié pour pouvoir être cuit sur plaque dans le four à bois, dans un premier temps, dans nos fours modernes aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici la recette pour faire des cannelés :&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_fleurs_et_caneles_006.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_fleurs_et_caneles_006.jpg&quot; alt=&quot;medium_fleurs_et_caneles_006.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Pour une quinzaine de cannelés (selon les moules que vous utiliserez, comme celui de la photo ou bien en cuivre) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;INGREDIENTS&lt;/strong&gt; :&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;50 cl de lait entier, 30 gr de beurre, 2 jaunes d'oeufs, 1 oeuf entier, 250 gr de sucre semoule, 120 gr de farine, 2 gousses de vanille, 2 cuil. à soupe de rhum, 1 cuil. à soupe de zeste de citron.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;PREPARATION DE LA PATE 24 heures à l'avance :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Prélevez le zeste d'un citron non traité, haché, de quoi remplir une cuillère à soupe. Fendes les gousses de vanille en deux, enlevez les grains noirs en les raclant. Placez vanille, grains et zeste dans une casserole avec le lait et le beurre. Portez à ébullition, éteignez le feu, couvrez et laissez refroidir 30 minutes. Fouettez les jaunes d'oeufs, l'oeuf et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Incorporez alors la farine au fouet toujours. Versez peu à peu le lait et mélangez bien jusqu'à obtenir une pâte lisse. Couvrez et gardez au frais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;24 heures plus tard, soit le lendemain&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Préchauffez le four à 200° (four traditionnel) ou 180° (four à chaleur tournante.) Si vous utilisez les moules sur la photo ci-dessus, il suffira d'un peu de beurre ou même pas du tout. Si vous utilisez des moules en métal ou en cuivre, ce sera plus compliqué car il faudra les enduire à l'intérieur, avec un pinceau, de cire d'abeille et beurre mélangés (les moules ayant été préchauffés dans le fou.) Si vous n'avez pas de cire d'abeille, enduisez-lez simplement de beurre. sans les faire chauffer au préalable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fouettez la pâte qui a reposé 24 heures pour l'homogénéiser, et versez-là jusqu'à 1 cm du bord dans les moules. Au bout de 30 mn de cuisson, retournez la plaque du four pour que les moules du fond se retrouvent devant, ceci assurera une cuisson uniforme. Laissez encore cuire 20 mn si vos moules sont petits, 30 mn s'ils sont moyens. Ne vous inquiétez pas de leur couleur brune, c'est ainsi qu'ils doivent être. Démoulez les cannelés dès leur sortie du four et laissez-les refroidir complètement.&amp;nbsp; Ils se dégustent à température ambiante et ne se conservent pas. Le lendemain, leur croûte n'est plus aussi croustillante et leur intérêt s'est amenuisé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE MIAS&lt;/strong&gt; (ou millas ou millasson) :&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_mias.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_mias.jpg&quot; alt=&quot;medium_mias.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;LES INGREDIENTS :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma mère faisait le mias avec : un bol de farine de blé, un bol de sucre et deux bols de lait, 4 oeufs, 125 gr. de beurre et du rhum pour donner le goût. (Je ne suis pas sûre si ma mère mettait les 125 gr de beurre, je vais essayer d'en faire un sans le beurre et je verrai bien.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres font avec : 6 cuil. à soupe de farine de maïs, autant de farine de blé et le reste pareil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres encore font avec de la farine de maïs uniquement (c'était ainsi au tout début de cette recette.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, si vous utilisez la farine de blé, vous devrez la mélanger avec le sucre et les oeufs et faire chauffer le lait avec le beurre pour le verser dessus en mélangeant bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous mettez de la farine de maïs à moitié ou en entier, vous devrez la délayer d'abord avec le lait chaud (sans être bouillant) puis ajouter la farine de blé, puis le sucre, bien mélanger et verser le reste du lait chaud dessus puis le rhum ou cognac, ce que vous aurez à votre disposition.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous faites chauffer le four à 200° puis vous mettez le plat dedans. Il faudra environ&amp;nbsp;40 mn à une heure (à vous de vérifier s'il est cuit en plongeant un couteau dedans.)&amp;nbsp;S'il ressort propre, c'est qu'il est&amp;nbsp;cuit. Sinon, il faut laisser encore un peu soit four allumé, soit four éteint.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Régalez-vous bien ! Ces deux recettes font partie des&amp;nbsp;spécialités bordelaises anciennes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Lydia Chamarie</name> <uri>http://presdesnuages.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Ingrid libérée</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://presdesnuages.blog50.com/archive/2008/07/02/ingrid-libérée.html" />  <id>tag:presdesnuages.blog50.com,2008-07-02:56212</id> <updated>2008-07-02T22:03:04+02:00</updated> <published>2008-07-02T22:00:00+02:00</published>   <category term="Divers"/>   <summary> Oui je viens de lire ce flash à la télé. J'espère que c'est une bonne...</summary> <content type="html" xml:base="http://presdesnuages.blog50.com/">  &lt;p&gt;Oui je viens de lire ce flash à la télé. J'espère que c'est une bonne information !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Quelle joie !&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_Ingrid_Betancourt.3.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_Ingrid_Betancourt.3.jpg&quot; alt=&quot;medium_Ingrid_Betancourt.3.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Bienvenue chère Ingrid&lt;/div&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Lydia Chamarie</name> <uri>http://presdesnuages.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Balade sur le canal du midi</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://presdesnuages.blog50.com/archive/2008/07/02/balade-sur-le-canal-du-midi.html" />  <id>tag:presdesnuages.blog50.com,2008-07-02:56166</id> <updated>2008-07-01T21:36:29+02:00</updated> <published>2008-07-02T05:00:00+02:00</published>   <category term="Voyage"/>   <summary>Dimanche 15 juin, nous avons fait, mes copines de couture et moi, une balade...</summary> <content type="html" xml:base="http://presdesnuages.blog50.com/">  Dimanche 15 juin, nous avons fait, mes copines de couture et moi, une balade sur le canal du Midi. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_044.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_044.jpg&quot; alt=&quot;medium_divers_nuages_carcassonne_044.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_041.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_041.jpg&quot; alt=&quot;medium_divers_nuages_carcassonne_041.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_049.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_049.jpg&quot; alt=&quot;medium_divers_nuages_carcassonne_049.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_050.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_050.jpg&quot; alt=&quot;medium_divers_nuages_carcassonne_050.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_053.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_053.jpg&quot; alt=&quot;medium_divers_nuages_carcassonne_053.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;L'écluse que nous allons passer après un peu de patience&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_054.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_054.jpg&quot; alt=&quot;medium_divers_nuages_carcassonne_054.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_055.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_055.jpg&quot; alt=&quot;medium_divers_nuages_carcassonne_055.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_057.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_057.jpg&quot; alt=&quot;medium_divers_nuages_carcassonne_057.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_060.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://presdesnuages.blog50.com/images/medium_divers_nuages_carcassonne_060.jpg&quot; alt=&quot;medium_divers_nuages_carcassonne_060.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Ce fut une belle promenade juste avant le déjeuner.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Lydia Chamarie</name> <uri>http://presdesnuages.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>rions deux minutes...</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://presdesnuages.blog50.com/archive/2008/06/27/rigolons.html" />  <id>tag:presdesnuages.blog50.com,2008-07-01:55986</id> <updated>2008-06-27T10:55:29+02:00</updated> <published>2008-07-01T06:11:11+02:00</published>   <category term="Divers"/>   <summary>                         </summary> <content type="html" xml:base="http://presdesnuages.blog50.com/">  &lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/izi6eKTKw9k&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/izi6eKTKw9k&amp;amp;hl=fr&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot; /&gt;&lt;/object&gt; &lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/78PSleLUhaQ&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/78PSleLUhaQ&amp;amp;hl=fr&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot; /&gt;&lt;/object&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Lydia Chamarie</name> <uri>http://presdesnuages.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>A propos de mon livre/thriller</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://presdesnuages.blog50.com/archive/2008/06/29/a-propos-de-mon-livre-thriller.html" />  <id>tag:presdesnuages.blog50.com,2008-06-29:56051</id> <updated>2008-06-29T04:44:24+02:00</updated> <published>2008-06-29T05:51:55+02:00</published>   <category term="mes livres"/>   <summary> Mon livre/thriller :  &quot;Et le ciel s'embrasa&quot;  est maintenant terminé.   Je...</summary> <content type="html" xml:base="http://presdesnuages.blog50.com/">  &lt;p&gt;Mon livre/thriller : &lt;font color=&quot;#660000&quot;&gt;&quot;Et le ciel s'embrasa&quot;&lt;/font&gt; est maintenant terminé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je remercie mes lecteurs fidèles qui l'ont apprécié et laissé tant de commentaires gentils.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maintenant qu'il est fini, vous savez de quoi je rêve :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;** &lt;strong&gt;D'un film qui serait fait de cette histoire &quot;passionnante&quot;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car &quot;passionnant&quot; &quot;suspens&quot; sont les mots que certains ou certaines d'entre vous ont employé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#3300CC&quot;&gt;Si quelqu'un me proposait de m'acheter les droits de ce livre pour en faire un film&lt;/font&gt;, &lt;strong&gt;je serais la plus heureuse&lt;/strong&gt; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si je savais le faire, je le ferais moi-même. Mais je ne sais pas ; je n'ai jamais fait une telle chose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#336600&quot;&gt;Alors, qui me proposera ce projet merveilleux&lt;/font&gt; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'attends...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;mailto:mays.lydia@wanadoo.fr&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#6600FF&quot;&gt;mays.lydia@wanadoo.fr&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;Bien entendu, pas sérieux s'abstenir.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#6600FF&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et je rappelle que :&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#6600FF&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;Tous droits de traduction, de reproduction ou d'adaptation sont réservés pour tous pays.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#6600FF&quot;&gt;Ces droits m'appartiennent et nul n'a le droit de se les approprier, OK ?&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Lydia Chamarie</name> <uri>http://presdesnuages.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Suite et fin feuilleton</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://presdesnuages.blog50.com/archive/2008/06/30/suite-feuilleton-4é.html" />  <id>tag:presdesnuages.blog50.com,2008-06-28:55848</id> <updated>2008-06-24T08:47:39+02:00</updated> <published>2008-06-28T06:30:00+02:00</published>   <category term="mes livres"/>   <summary>  Et le ciel s'embrasa     Chapitre 15    --...</summary> <content type="html" xml:base="http://presdesnuages.blog50.com/">  &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et le ciel s'embrasa&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Chapitre 15&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Nicole,&amp;nbsp;trouve-moi&amp;nbsp;vite un remplaçant. Ce que nous craignions est arrivé : Hortense a été tuée mais, bien sûr, c'était Gaëlle qui était visée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je ne suis pas&amp;nbsp;étonnée, c'est triste pour Hortense. Mais Gaëlle&amp;nbsp;a été épargnée, tant mieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nicole n'avait cessé de penser à l'affolement de son amie lorsqu'elle avait aperçu la femme rousse dans la rue, en face du restaurant. Elle trouva un remplaçant pour Hubert&amp;nbsp;pour le lendemain. Hubert dormit peu. Il pensait à&amp;nbsp;sa chérie&amp;nbsp;qu'il n'avait pas vue depuis un certain temps et cela prenait toute la place dans son esprit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;A l'hôpital,&amp;nbsp;Brett était resté auprès de Gaëlle jusqu'au matin, mal installé dans un fauteuil défoncé. Sa présence&amp;nbsp;à ses côtés l'avait rassurée.&amp;nbsp;Cela avait&amp;nbsp;éloigné les angoisses qui auraient pu l'assaillir. Des cauchemars ponctuèrent sa nuit et l'éveillèrent en sursaut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quand la personne chargée des repas apporta le petit déjeuner, Brett sommeillait. Il s'éveilla,&amp;nbsp;se leva hagard, sourit à Gaëlle et s'empressa de la quitter après lui avoir souhaité une bonne journée. Il promit de donner des nouvelles le plus vite possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gaëlle finissait de boire son café quand elle vit entrer Hubert&amp;nbsp;sur la pointe des pieds pour ne pas l'effrayer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Gaëlle, ma chérie ! Murmura-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Mon amour ! Que je suis contente de te voir, cela faisait si longtemps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Est-ce que tu vas bien ce matin ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle posa sa tête dans son cou tendrement. Il referma ses bras autour d'elle, embrassa ses cheveux, les caressa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je suis désolée ma chérie ! Pauvre Hortense !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Oui, cela a été si soudain. J'espère qu'elle n'a pas trop souffert, l'ambulance était venue pour l'emmener aux urgences suite à son malaise. Quand je pense que j'étais visée et que j'aurais pu y passer !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Nous reparlerons de tout cela plus tard. Pour l'instant, repose-toi, je suis là et je reste avec toi. Ne te soucie plus de rien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je suis groggy de ce qui s'est passé hier soir. Sais-tu qui m'a tenu compagnie toute la nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Non ! Dit-il, un peu inquiet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Brett Nestorim. Il est arrivé là-bas juste au moment fatidique. Il a tout vu et pris plusieurs photos de la motarde en train de tirer. Il en&amp;nbsp;est sûr aujourd'hui,&amp;nbsp;cette femme c'était Paule. Il pense aussi que tous mes ennuis sont terminés. Elle sera arrêtée incessamment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- J'attends de voir. En tout cas, tu l'as échappé belle !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Hortense m'a sauvée et je lui en serai éternellement reconnaissante. Maintenant où vais-je aller ? Je ne puis imaginer de me retrouver seule chez elle dans l'immédiat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Ne te tracasse pas, ma douce, je suis là. Tu sors ce matin, j'ai trois jours devant moi ce qui va me permettre de t'aider à faire les démarches nécessaires pour l'enterrement d'Hortense. Nous n'allons pas chômer. Ensuite tu viendras avec moi à la Trémousse où Nicole te cherche une place. J'espère pouvoir t'y garder quelques semaines, peut-être jusqu'au jour de l'accouchement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gaëlle sourit tendrement à Hubert et se coula contre sa poitrine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je vais bien m'occuper de toi mon amour. Repose-toi sur moi et oublie tout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Merci, Merci, Hubert chéri.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il aida Gaëlle à se lever, faire sa toilette, s'habiller et dès qu'elle fut prête, il descendirent à la réception remplir les papiers et récupérer les différentes choses que Hortense avait sur elle, peu en vérité : les clés de l'appartement et la petite clé qu'elle gardait toujours à son cou retenue par un galon de velours noir. Hortense la lui avait montrée quelques jours auparavant : &quot;Vous voyez cette clé, Gaëlle ? Eh bien ! S'il m'arrivait quelque chose, vous auriez seule le droit de l'utiliser pour ouvrir le tiroir de ma table de chevet dans lequel vous trouverez une lettre pour vous et des papiers à remettre au notaire.&quot; Elle avait alors remarqué&amp;nbsp;son regard pétillant de malice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le retour place d'Italie fut gris et triste. L'appartement déserté par celle qui l'avait si fort imprégné de sa présence, paraissait glacé malgré le chauffage resté allumé et la température constante. Gaëlle savait qu'elle devait s'habituer à ne plus y trouver sa chère Hortense dont la personnalité attachante, le savoir discret, la grande délicatesse, faisait d'elle une personne exceptionnelle qu'elle avait eu la chance de rencontrer et du plaisir à côtoyer. Comme une mère (que ne fut pas la sienne) elle était attentive à ses retours, ce que Gaëlle avait fort apprécié.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle s'assit sur une chaise et posa sa main sur son coeur pour en atténuer les battements qui s'étaient accélérés dès l'entrée. Puis elle se leva, encore un peu faible sur ses jambes et se dirigea sans hésiter vers la chambre d'Hortense. La table de chevet semblait avoir pris une place capitale. Elle était intimidée à l'idée de découvrir les secrets de cette charmante vieille dame.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais Hortense l'avait voulu ainsi. En tremblant un peu, elle tourna la petite clé dans la serrure, tira sur la poignée et le tiroir s'ouvrit livrant son contenu à sa vue. Elle se saisit de la première enveloppe, la blanche. Deux mots en noir étaient tracés avec application : &quot;Pour Gaëlle.&quot; Elle l'ouvrit. De son écriture fine, Hortense avait écrit :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Chère Gaëlle, mon enfant, ma fille chérie,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Si vous lisez cette lettre, c'est que je ne suis plus. Ne soyez pas triste. La vie continue pour vous et je souhaite qu'elle soit désormais douce pour vous, sereine, tranquille. Ne vous tracassez de rien. Tout est prévu pour mon enterrement. Il vous suffit de téléphoner au numéro de téléphone en bas de cette feuille. Ils s'occuperont de tout, c'est réglé d'avance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans le tiroir, se trouve une autre enveloppe, marron celle-là, que vous devrez remettre au notaire. Il l'ouvrira devant vous et vous dira ce qu'elle contient. Ensuite vous n'aurez plus qu'à vous reposer pour attendre sans risque la venue du bébé. Je pars sereine de savoir Hubert près de vous pour vous épauler, vous éviter tout tracas. J'ai une grande confiance en lui. C'est un homme très bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sachez, chère petite, que les derniers mois que j'aie passés en votre compagnie ont été délicieux. Merci pour tout. Je vous aime et cela ne s'arrêtera pas avec ma mort. Je vous embrasse tendrement une dernière fois. N'oubliez pas de profiter de chaque instant de votre vie et de beaucoup parler à votre enfant, lui dire toujours la vérité, si difficile soit-elle. Adieu, et que mon amour vous accompagne, vous soutienne, vous aide dans les luttes de la vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hortense&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Après avoir lu ce courrier post-mortem, Gaëlle dut s'asseoir car sa tête tournait. Des larmes brûlantes inondèrent ses joues. Elle n'avait pas imaginé recevoir de cette délicieuse femme une aussi belle lettre. Cela la bouleversait. Elle n'était pas au bout de ses surprises...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Hubert fit allonger Gaëlle pendant qu'il téléphonait au numéro de téléphone inscrit au bas de la page. La personne qui répondit, promit de faire les démarches nécessaires y compris l'insertion dans le journal dès que l'autorisation serait donnée par la police et l'informerait du jour et de l'heure de l'enterrement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ceci fait, il téléphona au notaire pour prendre rendez-vous, puis à l'aide ménagère. Il forma encore deux numéros et retourna auprès de Gaëlle. Il allait enfin pouvoir la dorloter avant les dernières épreuves à passer d'ici la cérémonie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Chapitre 16&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Lorsque la police a arrêté Paule chez elle, dans la nuit, elle n'a pas opposé de résistance.&amp;nbsp;A croire qu'elle attendait cette arrestation comme une libération. La seule issue à sa vie désormais. L'envie de fuir ne lui avait pas une seconde effleuré l'esprit. Elle était là, prostrée. Dans sa maison, dûment perquisitionnée, les inspecteurs ont trouvé le pistolet ayant tué Hortense, mais aussi les preuves que c'était bien elle qui avait écrit les lettres vous ayant causé des torts, chère Gaëlle. Et ce n'est pas tout. A partir du moment où le pistolet a été remis au commissaire, et que le résultat de l'autopsie a été connu, tout s'est éclairé. Ce pistolet avait déjà tué de la même main une autre personne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Vous n'avez pas oublié ce prisonnier tué chez Lina ? Et vous vous souvenez de lui avoir rendu visite récemment ? Eh bien, suite à votre visite, Lina a écrit au commissaire une longue lettre lui expliquant ce qui s'était réellement passé. Voici l'histoire telle qu'elle la décrit :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Monsieur le Commissaire,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;Ce soir-là, Paule devait passer la nuit chez moi. Quand elle arriva, je n'étais pas seule. Le prisonnier libéré le jour-même, n'ayant pas pu aller chez l'ami qui devait le recevoir&amp;nbsp;était venu chez moi. J'avais ouvert la porte surprise de le voir lui. Car c'était Paule que j'attendais et non pas cet olibrius. Qu'à cela ne tienne ! Je le laissais entrer. Je pensais pouvoir m'en débarrasser assez vite et sentis en même temps une grande inquiétude m'envahir. Le destin guettait... Il allait frapper...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;L'homme posa son lourd bagage. Toute sa richesse s'y trouvait rassemblée. Il s'assit sur le siège que je lui tendais. Je lui proposai un café qu'il accepta avec empressement. Après tout, peu importait que cela l'empêchât de dormir. N'avait-il pas projeté de passer une nuit blanche dans les bras de son hôtesse ? Moi en l'occurrence ! J'apportais deux tasses et servis le noir breuvage odorant - bien plus odorant que le jus de chaussette infect qui lui était servi en prison, me dit-il - alors que je lui posai quelques questions du genre : &quot;Pourquoi était-il venu chez moi à cette heure ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;Il eut un petit sourire et après avoir bu quelques gorgées se leva, s'approcha de moi encore debout près du canapé et me prit dans ses bras.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;Pourquoi alors ne l'ai-je pas repoussé, moi qui n'aime pas le contact des hommes ? Pourquoi, l'espace de quelques secondes, le laissai-je caresser mes cheveux, mon dos et me donner quelques baisers ? Est-ce que j'eus soudain un désir pour cet homme ou voulais-je provoquer Paule qui arrivait toujours chez moi en territoire conquis, me dominant de sa supériorité qu'elle avait de plus en plus de mal à cacher et que j'avais de plus en plus de mal à supporter ? Je ne sais !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;Toujours est-il que ces brèves secondes nous furent fatales à tous les deux pour des raisons différentes.&amp;nbsp; L'un y perdit la vie, l'autre l'esprit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;Lorsque Paule poussa la porte restée entrouverte après l'entrée de l'homme, elle dut entendre un léger murmure qui l'inquiéta. Elle s'approcha à pas de loup et vit la scène. Son sang ne dut faire qu'un tour. Sa jalousie morbide poussa sa main droite à prendre dans la poche intérieure gauche de son blouson de cuir le pistolet acheté quelques heures plus tôt en prévision d'atteindre mortellement Gaëlle. Elle m'avait confié son projet que j'avais trouvé ignoble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;Or, dans la seconde qui suivit, c'est le type me tenant dans ses bras qui fut atteint en plein coeur et d'un seul coup de feu. Je poussais un hurlement terrible quand le prisonnier s'effondra.&amp;nbsp;Son forfait accompli, Paule ne traîna pas. Elle quitta l'appartement aussi vite qu'elle y était entrée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;Je suppose que d'une cabine téléphonique, elle appela la police&amp;nbsp;pour leur dire : &quot;Je viens de tuer un homme chez moi.&quot; Elle donna mon adresse et je fus arrêtée quelques minutes plus tard. Profondément choquée par cette trahison infâme, je ne cherchai pas à me défendre et préférai entrer dans le silence.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Lina Lary&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Une fois les deux dossiers regroupés sous le nom de Paule, Lina sera lavée de tout soupçon et libérée le plus vite possible. Elle sera obligée, je le crains, d'entrer dans un hôpital spécialisé. Voilà, chère Gaëlle, vous savez tout sur cette affaire. Paule a donc maintenant deux meurtres&amp;nbsp;à son actif dont l'un était prémédité de longue date. Quant à l'autre elle en a accusé son amie et ce n'est pas très beau. Si l'on ajoute à tout ça l'histoire des lettres qui&amp;nbsp;vous ont porté gravement préjudice, tout cela mis bout à bout fait de cette femme une grande prédatrice, une meurtrière multiple.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;--&amp;nbsp;J'ai apprécié votre collaboration tout au long de mon chemin semé d'embûches, et je dois dire que j'aie fait le meilleur choix le jour où mon regard s'est arrêté sur votre nom.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Merci. Ce compliment me touche&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Une fois de plus, Brett quitta à regret cette affaire compliquée où il avait travaillé avec acharnement, réussi à éclairer de nombreuses zones d'ombre et apporté une aide efficace à sa cliente préférée :&amp;nbsp; Gaëlle. Il était confiant ; il savait qu'il reverrait ces deux-là et qu'il garderait des liens privilégiés avec eux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;EPILOGUE&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A la Trémousse, Gaëlle retrouva calme et repos après une période bien agitée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle eut très froid lors des funérailles. Le temps n'y était pour rien. C'était un froid intérieur dont il s'agissait. L'impression d'avoir perdu l'être le plus doux qu'elle ait jamais connu, la mère la plus compréhensive, l'Amie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Lors de la cérémonie, elle vit arriver Sandy et en fut bien étonnée. Sandy lui ouvrit les bras et s'excusa mais Gaëlle resta assez froide et lointaine. Bien que son ancienne amie lui demanda de lui pardonner, elle n'était pas prête à le faire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gaëlle fut très forte, soutenue par Hubert. Nicole était venue avec Jacques. Gaëlle eut du mal à le reconnaître. Son visage avait un éclat nouveau, il émanait de toute sa personne un sérieux inhabituel, sa coiffure n'était plus la même. Il était devenu un homme différent, un adulte responsable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le lendemain, Hubert conduisit Gaëlle chez le notaire. Elle en ressortit le visage mouillé de larmes et éclairé d'une lueur étrange : Hortense lui avait tout légué, l'appartement et tout ce qu'il contenait, plus une somme d'argent qui lui permettrait de payer les droits de succession.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle se retrouvait propriétaire et n'aurait plus longtemps à attendre que les prud'hommes statuent sur &quot;l'affaire.&quot; Il n'y aurait plus aucun problème pour qu'elle gagne sur toute la ligne, notamment le procès qu'elle allait faire à ses anciens employeurs et l'indemnité qu'elle demanderait (assez importante tant qu'à faire)&amp;nbsp;et qui lui permettrait de s'occuper de son bébé pendant quelques temps sans avoir à se faire de soucis. Ensuite, elle pourrait reprendre son métier de secrétaire sans problèmes. Elle espérait que ses patrons ne pourraient plus dire de mal d'elle à ses futurs employeurs après ce qui était arrivé. Ils devaient être plutôt gênés et même ennuyés...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En sortant de chez le notaire, Hubert prit la route de la Trémousse et installa Gaëlle dans une chambre inondée de lumière et de soleil où elle pourrait reprendre des forces et mener à bien sa grossesse jusqu'à son terme. Elle dormit beaucoup se sentant enfin arrivée au port après avoir traversé un océan démonté et avoir risqué d'y périr plusieurs fois.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quand elle émergea enfin, après plusieurs jours, elle sortit dans le parc où elle rencontra Jacques en train de jardiner. Son air sérieux et concentré l'impressionna. Cela faisait une différence avec le garçon qui l'avait ennuyée à l'exposition de peinture. Il lui fit visiter son logement qu'il venait de s'installer dans la cabane au fond du parc. C'était petit mais il n'y manquait rien. La kitchenette, la salle d'eau, une chambre et un petit salon. Il se sentait devenir un homme depuis qu'il avait quitté sa mère et avait rompu toute attache. Sa reconstruction était en bonne voie. Il se sentait revivre. Le soir, il lisait. Il avait commencé à se constituer une bibliothèque. Il était autonome et se comportait bien. Hubert le voyait changer et s'épanouir de jour en jour et en était heureux. C'était sa réussite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gaëlle revint vers le bâtiment principal en se disant que bien des choses avaient changées depuis la première fois qu'elle était venue ici. Elle entra et se dirigea vers le bureau de Nicole, un grand sourire éclairant son visage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Alors ma douce, tu t'es bien reposée ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Oh oui ! Je suis en pleine forme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Cela me fait très plaisir de voir ta mine superbe ! Tu commences une autre vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- C'est si vrai que j'ai déjà oublié tout ce qui me tourmentait. Je n'ai plus qu'à me laisser vivre jusqu'à l'accouchement et je me sens si bien ! Je me sens légère, légère...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- C'est la chose la plus sympathique que j'aie entendue de ta part depuis bien longtemps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Tu en entendras d'autres...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;F I N&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Lydia Chamarie</name> <uri>http://presdesnuages.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Suite feuilleton (39)</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://presdesnuages.blog50.com/archive/2008/06/28/suite-feuilleton-40.html" />  <id>tag:presdesnuages.blog50.com,2008-06-27:55810</id> <updated>2008-06-23T14:23:29+02:00</updated> <published>2008-06-27T06:55:00+02:00</published>   <category term="mes livres"/>   <summary>...</summary> <content type="html" xml:base="http://presdesnuages.blog50.com/">  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et le ciel s'embrasa&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Chapitre 13&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt; Le téléphone sonna, Gaëlle&amp;nbsp;reconnut&amp;nbsp;Nicole qui lui demandait comment elle allait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je vais comme une &quot;fatiguée&quot; de sept mois de grossesse qui était au lit. Encore deux mois à tenir alors que rien ne va comme je le voudrais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Tu penses pouvoir aller au restaurant avec moi demain ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Oui le midi, pas trop loin, pas trop longtemps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Ce sera où tu voudras et le temps que tu désireras. Je viendrai te chercher et tu me raconteras tes misères, d'accord ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Tu es un amour, Nicole,&amp;nbsp; je t'aime beaucoup.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Moi aussi doudou. Repose-toi bien et à demain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle retourna au lit pour la journée. La prise de sang, elle verrait&amp;nbsp;demain matin. Désormais, Hortense se débrouillait seule, une infirmière venait faire sa toilette le matin pour remplacer Gaëlle qui ne pouvait plus. Les repas était livré par un traiteur et l'aide ménagère venait plus souvent. Gaëlle se laissait dorloter et écoutait Hortense lui parler. Le&amp;nbsp;ronronnement de sa voix l'endormait. Elle vit dans ses rêves son bébé dans ses bras, un petit garçon tout rouge, les yeux gonflés et qui venait de naître. Elle puisait une grande sérénité dans ces petits rêves de jour. Sa main parcourut son ventre, le caressa. Elle sentit bouger &quot;bébé&quot;. Elle lui parla, lui dit des choses sans suite pour établir le contact.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le lendemain, vers dix heures, Gaëlle s'éveilla enfin, en forme et&amp;nbsp;se rendit à la cuisine.&amp;nbsp;Hortense était là, elle lui sourit.&amp;nbsp;L'infirmière lui fit la prise de sang puis elle se&amp;nbsp;prépara avec soin pour sa sortie entre &quot;copines.&quot;&amp;nbsp;Averc Nicole, elles n'eurent que quelques pas à faire pour y être.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elles choisirent un menu, papotèrent de choses et d'autres et le repas se passait bien lorsque, juste avant le dessert, Gaëlle sursauta :&amp;nbsp;dehors, dans la rue, une femme,&amp;nbsp;celle de la photo avec la perruque et les lunettes noires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Nicole, je viens de la voir. Elle regardait&amp;nbsp;ici. Elle a tourné au coin de la rue. J'ai peur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Mais qui, Gaëlle ? Qui as-tu vu ? De quoi as-tu peur ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- C'est affreux ! Et Gaëlle se mit à pleurer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Explique-moi car je ne comprends rien à tes frayeurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gaëlle raconta&amp;nbsp;ce qu'elle avait appris sur Paule et les craintes qu'elle avait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Ne nous affolons pas, laisse-moi réfléchir. Elle pointa ses doigts sur ses tempes et s'écria : j'ai trouvé ! Il faut téléphoner au détective, lui saura quoi faire. Il nous ramènera à l'appartement avec sa voiture et nous verrons avec lui ce qu'il convient de faire. Donne-moi son numéro de téléphone, je vais l'appeler moi-même. Il&amp;nbsp;promit d'être là le plus vite possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elles en étaient au café quand il entra dans la salle. Il salua les deux jeunes femmes de très courtoise façon et s'assit près de Gaëlle en commandant un café pour lui-même.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Ainsi, me revoilà prêt à vous servir madame. Confiez-moi vos craintes afin que je vois ce que je peux faire pour que cette angoisse que je lis dans vos beaux yeux disparaisse au plus vite. Quoi qu'il en soit, ne vous faites pas trop de frayeur, tâchez de rester sereine.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Monsieur Nestorim, dès que nous serons rentrés, je vous montrerai les dernières photos que vous m'avez remises et vous comprendrez. Car depuis que vous êtes venu m'annoncer l'entrée de Lina en prison, il y a eu du nouveau. J'ai appris plein de choses dont je dois vous mettre au courant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ils revinrent tous les trois chez Hortense sans problèmes. Gaëlle raconta à Brett pourquoi elle avait eu peur tout à l'heure et à quel point c'était justifié. Elle était sûre d'avoir aperçu la femme de la photo, celle qu'elle pensait être Paule. Si c'était bien elle qui rôdait dans la rue en face du restaurant, cela voulait dire que Gaëlle était menacée. Elle était déguisée comme quand elle ne voulait pas être reconnue, ce qui voulait dire qu'elle avait localisé Gaëlle et qu'elle préparait un mauvais coup qui ne tarderait plus à venir. Après ce que lui avait appris le comptable, cela ne faisait aucun doute.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Désirez-vous que je file cette femme ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Oui dit Hortense. Je m'occupe de tout comme d'habitude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le détective se leva, salua et s'en alla. Il avait tous les renseignements nécessaires pour commencer cette nouvelle filature. Gaëlle le conduisit à la porte et revint s'asseoir à la table où Hortense et Nicole étaient pensives. Elle&amp;nbsp;s'excusa et alla s'allonger car elle ressentait une grande fatigue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nicole resta un moment à bavarder avec&amp;nbsp;Hortense puis donna congé et se retira.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Chapitre 14&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Hubert s'activait à l'infirmerie de la Trémousse, souhaitant se constituer une semaine ou deux grâce à ses jours de récupération pour après l'accouchement. Il n'avait pas revu Gaëlle depuis le début de l'année.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour s'instruire sur sa grossesse, elle avait acheté un livre qui retraçait, semaine par semaine, l'évolution du bébé qui avait encore profité depuis la semaine dernière. C'était fabuleux. Il occupait tout le volume de l'utérus. C'était fascinant. Gaëlle soupira à cette lecture. C'était long. Il restait encore du temps avant le terme et ce serait mieux d'y être. Il ne servait à rien de s'impatienter mais beaucoup d'angoisse et de craintes avaient accompagné sa grossesse depuis le début. Tant de peur, de problèmes se faisaient attendre, qu'elle se demanda ce qu'il en serait du bébé. Elle aurait bien aimé le porter dans le calme mais pour cette fois c'était raté. Elle n'avait pas eu un instant de&amp;nbsp;sérénité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle refusait de mettre le nez dehors depuis le fameux jour de sa sortie avec Nicole. Elle se terrait dans sa chambre ou plutôt dans son lit et faisait à peine le tour de l'appartement trois ou quatre fois par jour par pure nécessité. Hortense était désolée de voir Gaëlle se replier ainsi. Moins aidée, elle devait elle-même préparer ses repas, ranger, faire beaucoup plus de travaux qu'elle n'aurait dû à son âge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Lorsqu'elle ressentit, dans la nuit, une douleur à la poitrine, Hortense n'y prit garde. Dans les jours qui suivirent plus rien. Puis, de nouveau, la douleur serra sa poitrine, en fin de journée, comme dans un étau. Elle poussa un gémissement que Gaëlle entendit. Elle se leva aussitôt, prit le téléphone et appela les secours.&amp;nbsp;Elle s'habilla, aida Hortense à en faire autant et toutes les deux furent prêtes à l'arrivée des infirmiers. Ils donnèrent les premiers soins à la malade et la descendirent sur le brancard. Gaëlle la suivit. Arrivées dans la rue, avant qu'ils hissent le brancard dans l'ambulance, Gaëlle se pencha vers Hortense pour l'embrasser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Alors, tout se passa très vite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Hortense vit arriver la moto au ralenti et le pistolet se braquer sur Gaëlle. Elle eut le temps de crier : &quot;Reculez-vous vite, Gaëlle.&quot; Celle-ci s'écarta, sans savoir pourquoi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le coup de feu partit. Hortense devint la cible et le reçut en pleine poitrine. Ce que Gaëlle avait craint pour elle venait d'arriver à Hortense. Elle donnait ainsi le peu de vie qui lui restait pour la sauver. Gaëlle s'évanouit. Les infirmiers la retinrent juste avant qu'elle ne tombe à terre. Ils sortirent pour elle un deuxième brancard. Ils avaient maintenant deux personnes à acheminer aux urgences dont une n'y arriverait pas vivante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Brett approchait quand il vit une ambulance devant l'entrée de l'immeuble où il se rendait, chez Hortense Pagine. Puis il vit les brancards et une personne allongée dessus. Il reconnut Gaelle lorsqu'elle se pencha pour donner un baiser à Hortense. Il entendit crier la vielle femme et le coup partir juste au moment où Gaëlle s'écartait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En quelques secondes,&amp;nbsp;il avait vu toute la scène. Avec sa rapidité de détective qui ne devait jamais manquer de réflexes, il l'avait immortalisée en plusieurs prises dans son appareil photos qui ne le quittait jamais. C'était son principal outil de travail. Plusieurs clichés de la motarde sur son engin, en train de tirer, développés et aggrandis, seraient une preuve irréfutable et ne pourraient être contestés. Cela ne lui avait pris que quelques secondes. Après quoi, il s'approcha du groupe, bouleversé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La nuit était tombée et Hortense ne vivait plus que faiblement. Les ambulanciers montèrent les brancards à l'intérieur de la voiture où Gaëlle prit place aussi et démarrèrent. Ne pouvant imaginer une seconde de laisser Gaëlle arriver seule à l'hôpital, Brett prit un taxi à qui il demanda de suivre l'ambulance. Au moment où il montait dans le taxi, il levar la tête étonné de voir une grande lueur rose éclairer tout à coup le ciel. Ce fut le moment où Hortense expira.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gaëlle serait déposée aux urgences afin d'y être examinée. Un médecin verrait Hortense, constaterait son décés et donnerait l'ordre de la conduire à l'institut médico-légal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Brett en avait vu d'autres dans sa vie de détective. Cela ne l'empêchait pas d'être inquiet pour Gaëlle. Ce dernier coup qui venait de lui être porté était très dur et avait dû la secouer. Pourtant, ce serait en même temps la fin de ses ennuis. Ses angoisses, liées à cette Paule qui ne tarderait pas à être arrêtée et emprisonnée, avaient atteint des sommets et ne pourraient que décroître très vite. Le sort de cette criminelle était d'aller rejoindre&amp;nbsp;son amie Lina&amp;nbsp;en prison. Il en serait fini de ces deux-là. Par contre, Gaëlle venait de perdre sa vieille amie qui lui avait tant apporté durant les mois passés, les plus difficiles qu'elle ait eus à vivre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il énuméra dans sa tête&amp;nbsp;les tâches urgentes à accomplir dès son arrivée à l'hôpital : téléphoner au commissaire de police et à Hubert.&amp;nbsp;D'autres appels suivraient, un peu moins urgents. Il avait vu la&amp;nbsp;meurtrière et avait des photos pour preuve de sa culpabilité qu'il produirait à la police dès le lendemain. Pour Brett, la femme qui avait tiré ne pouvait être que Paule. Il en avait la certitude.&amp;nbsp;Il n'avait pu voir son visage caché par le casque intégral. Quant à ce corps menu de femme, il l'avait reconnu. Lors de sa filature, il l'avait vue faire de la moto, toute de cuir vêtue, et coiffée du même casque. Il avait aussi des photos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gaëlle arriva à l'hôpital en état de choc moral, sans pour autant souffrir physiquement. Brett la rejoignit après avoir donné les coups de fil prévus. L'infirmière était encore là quand il entra. Après l'avoir aidée à se déshabiller et&amp;nbsp;à passer une chemise de nuit, elle la couvrait chaudement car elle tremblait de la tête aux pieds. Ce fut alors le médecin qui vint l'examiner. Brett ressortit et revint quand le médecin lui fit signe. Gaëlle le rassura sur son état.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Chère Gaëlle, vous ne devez pas vous sentir coupable de ce qui est arrivé. Vous avez donné beaucoup de bonheur à Hortense. Elle est partie sereine grâce à vous, c'est tout ce qui compte. Ce qui est le plus important, c'est que vous et le bébé soyez en vie. Vous avez encore quelques semaines à tenir, vous y arriverez. Vous êtes tellement courageuse.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Vos paroles me font&amp;nbsp;du bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Vous ne m'en voudrez pas de vous avoir appelée par votre prénom. Je ne l'avais jamais fait. Cela m'est venu spontanément, moi c'est Brett. Ce sera plus simple. Ne sommes-nous pas amis maintenant ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Si, bien sûr !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il parla jusqu'à ce qu'elle s'endorme. Alors, sur la pointe des pieds, il s'éloigna pour téléphoner encore...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(suite et fin demain)&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Lydia Chamarie</name> <uri>http://presdesnuages.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Suite feuilleton (38)</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://presdesnuages.blog50.com/archive/2008/06/27/suite-feuilleton-38.html" />  <id>tag:presdesnuages.blog50.com,2008-06-26:55338</id> <updated>2008-06-12T07:26:00+02:00</updated> <published>2008-06-26T07:00:00+02:00</published>   <category term="mes livres"/>   <summary>  Et le ciel s'embrasa     &amp;nbsp;Chapitre 11    &amp;nbsp;...</summary> <content type="html" xml:base="http://presdesnuages.blog50.com/">  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et le ciel s'embrasa&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Chapitre 11&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Plusieurs jours de lit et de chaleur, de tisanes et de bouillons de légumes chauds, furent nécessaires à Jacques pour se rétablir après que Hubert l'ait ramassé à demi congelé sur le bord de la route, dans le froid de la nuit. Heureusemlent, Jacques était jeune et sain de corps et se remit sans dommages. Une semaine de chambre lui suffit à récupérer. Il se leva prêt à agir et déterminé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nicole avait déjà retenu pour lui un stage de poterie à Paris. Il devrait s'y rendre deux fois par semaine avec la navette. Ce point acquis lui donnait une certaine satisfaction. Il se sentait tellement mieux à l'idée de ne plus avoir à retourner à la maison de Saint-Germain en Laye et ne plus revoir ses parents (sa mère surtout) et d'en être libéré. La Trémousse lui plaisait plus que tout au monde. Et c'est là qu'il voulait rester, près de Hubert à qui il vouait une grande admiration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il avait compris qu'il devrait se tenir bien désormais, ne plus faire de faux-pas et acquérir une attitude d'adulte. Il voulait sortir de cet abêtissement dans lequel il s'était maintenu, plus ou moins consciemment, et qui avait été une manière de s'isoler d'un milieu déplaisant. Il avait beaucoup pensé à tout cela pendant la semaine. Il savait exactement ce que l'on attendait de lui et les efforts qu'il devait fournir. Hubert en avait beaucoup parlé avec lui. En somme, Jacques avait décidé de se prendre en mains. Il avait commencé son stage de poterie avec un grand sérieux. Il pourrait bientôt créer un atelier à la Trémousse dont il serait responsable. Son visage n'était déjà plus le même. Une lueur s'était allumée dans son regard qui le transfigurait. Il était en train de devenir beau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le jardinier en titre avait recommencé son travail dans le jardin après une période d'arrêt et avait accepté de prendre Jacques sous son aile protectrice. Trois outils lui avaient été confiés. Il devait en prendre soin, les nettoyer après usage et les ranger. Ainsi, petit à petit, prenait-il de l'importance grâce aux responsabilités qui lui étaient confiées. Jamais personne, auparavant, ne lui avait accordé la moindre confiance. Ainsi était-il demeuré un petit garçon, voire un idiot, un capricieux irritable et stupide.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Chacun et chacune, à la Trémousse, s'ingéniait à l'aider. Ce grand changement lui donnait le tournis mais aussi lui apportait chaque jour des nouveautés qui embellissaient sa vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Chapitre 12&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En cette fin de janvier, alors qu'il y avait plus d'un mois que Lina était en prison, il vint à Gaëlle une idée. Certes, elle en valait une autre : lui rendre visite. Ce que cela donnerait, elle n'en savait rien encore. Elle avait l'intention de lui parler avec son coeur. Maintenant qu'elle savait qui était sa véritable ennemie, Lina lui paraissait, par contraste, presque sympathique et elle pouvait envisager de l'affronter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle pressentait qu'elle devait provoquer cette rencontre. Si ce n'était pas Lina qui avait fait les lettres, elle devait savoir qui les avait faites - Paule par exemple - et si elle arrivait, de coeur à coeur, à atteindre le sien ? Si toutefois elle en avait un. Si ce n'était pas un bloc de pierre et si ce n'était pas trop tard. Cela pourrait peut-être avoir un effet favorable et faire avancer les choses quelque part, sait-on jamais ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle savait qu'elle avançait à tâtons dans un épais brouillard et à ses risques et périls mais préférable en tout cas au mortel immobilisme qu'elle vivait. Elle en était arrivée à un point où un rien pouvait faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. C'était ce rien qu'elle traquait. C'était décidé, elle irait, le jour même.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Avant, il fallait aller chez l'obstétricien qui la suivait depuis sa sortie de la maison de repos. Elle en était à sa trentième semaine de grossesse et se sentait fatiguée. Dans la salle d'attente, par chance, elle attendit peu. Le médecin était presque à l'heure pour une fois. Cela l'arrangeait bien car elle n'aimait pas attendre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il la fit entrer, lui offrit un fauteuil et commença à parler avec elle de choses et d'autres. Il lui demanda d'enlever collants et slips, de relever ses manches, la fit allonger et lui prit la tension : un peu basse. Quant au bébé, il était bien placé. Jusque-là, c'était bon. Le poids avait augmenté mais il n'y avait rien de trop, ce qui était plutôt rare.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- C'est pas mal tout ça, madame Typée. Mais je vous trouve quand même un peu faible. Ce n'est pas la grande forme. Dites-moi, vous oubliez un peu vos soucis ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Pas tellement. Il me tombe sans arrêt sur le dos des nouvelles peu rassurantes et même inquiétantes et tout cela finit par peser lourd.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Faites attention ! A partir de maintenant, vous allez avoir besoin de toutes vos forces pour mener cette grossesse à son terme, mais aussi de calme et de quiétude. J'aimerais que vous mettiez la pédale douce. Vous rentrez chez vous en sortant d'ici, du moins je l'espère ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Justement non ! Je compte aller à la prison rendre visite à Lina. Vous savez, la fille à qui je pensais devoir tous les ennuis qui me sont arrivés. En fait, il semblerait que ce soit une autre personne qui soit responsable. J'espère finir par y voir clair. Mais c'est long et douloureux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Vous m'inquiétez. Vous n'y allez pas seule au moins ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Si. Mais je vous promets docteur de faire attention à moi et de rentrer à la maison aussitôt après. Je vais là-bas parler un peu, c'est tout. Je suis la seule à pouvoir agir ; si je ne le fais pas, qui le fera ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Vous n'êtes pas une patiente facile, vous. N'oubliez pas votre prise de sang le plus vite possible. J'aimerais aussi que vous buviez beaucoup d'eau pour alimenter votre volume sanguin et manger des aliments riches en fer pour la fabrication de vos globules rouges.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le médecin se tut quelques secondes, il réfléchissait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Ce n'est pas dans mes habitudes de demander cela à mes patientes mais à vous c'est différent. Vous êtes un cas très spécial.&amp;nbsp;Voulez-vous avoir l'amabilité de me téléphoner dès votre retour, que je sache comment s'est passée une visite aussi peu commune. J'aimerais tellement que tout se passe bien pour vous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- C'est promis, docteur. Merci de vous inquiéter ainsi, c'est très gentil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je n'ai même pas eu le temps de vous dire que votre bébé pesait un kilo cinq cents et qu'il mesurait 37 centimètres. Cela vous fait-il plaisir de l'apprendre ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Très plaisir ! Je suis très heureuse de savoir comment profite mon bébé. Je pourrai y penser dès que je serai de nouveau au calme dans ma chambre. A tout à l'heure docteur !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dès sa sortie du cabinet médical, Gaëlle se dirigea vers la prison. Revoir Lina la secouait un tantinet. Ce n'était pas une mince affaire ! Quand elle arriva au parloir de la prison et qu'elle la vit entrer, elle la trouva méconnaissable. Ses cheveux avaient été coupés courts, sa peau était grise et ses yeux n'avaient plus d'expression. Le tout était impressionnant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle lui fit un petit signe de la main en guise de bonjour. Son allure aussi avait changé. Elle était voûtée, ramassée sur elle-même, comme une petite vieille. Elle ne parlait plus depuis son arrestation. Pas un mot, le mutisme total ! Gaëlle se trouvait intimidée mais tout son ressentiment ancien avait disparu. Étrange sensation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Bonjour Lina ! Se hasarda-t-elle à prononcer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;La prisonnière&amp;nbsp;la regarda intensément sans répondre. L'avait-elle reconnue seulement ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je sais que vous m'avez plus ou moins haïe dès mon entrée dans la société. Je me souviens encore de la réflexion désobligeante que vous aviez faite le premier jour : &quot;Qu'est-ce que c'est que ça ?&quot; Aviez-vous dit ! J'en ai souffert.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je n'ai jamais su pourquoi vous aviez tant de haine à mon égard. Quand l'affaire des lettres est tombée, j'ai sincèrement pensé que c'était vous qui les aviez écrites. Cela ressemblait tout à fait à un coup que vous auriez pu mijoter contre moi. Maintenant et avec le temps qui passe, je ne suis plus sûre de rien. Elle entendait sa propre voix résonner dans le silence du parloir et cela lui paraissait bizarre. Mais Lina ne répondait toujours pas. Reparlerait-elle un jour ? En désespoir de cause et lasse d'attendre une réponse qui ne venait pas, Gaëlle reprit :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Si quelqu'un d'autre avait monté cette affaire contre moi, j'ai pensé que vous pourriez savoir qui ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle laissait de temps en temps un blanc entre ses paroles pour donner une chance à Lina de régir ou d'ouvrir la bouche pour dire un mot, un seul. Mais rien ne venait. C'était désespérant !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je suis toujours coupable et je peux avoir des tas d'ennuis. La vérité pourra-t-elle éclater ? Je le souhaite très fort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- En tout cas ce n'était pas moi, vous le savez. J'aimerais simplement savoir qui est le ou la coupable de ces lettres infamantes ? J'ai été renvoyée comme une malpropre sans ménagement et cela m'a beaucoup affligée et porté tort. J'ai failli mourir et j'ai passé deux mois entre hôpital et maison de repos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gaëlle commençait à être lasse de cette femme murée dans son silence et dont elle se rendait bien compte qu'elle ne pourrait rien tirer. Aucune réaction sur son visage, dans ses yeux, dans tout son être. Elle se souvint que le médecin lui avait recommandé d'être prudente, de se ménager. Aussi décida-t-elle d'en finir. Elle se leva et joignant ses mains devant elle dit encore :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je vous en supplie, aidez-moi .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pensant que ces mots agiraient sur Lina, elle resta cinq minutes à la regarder d'un air suppliant. Elle eut l'impression qu'une lueur d'amitié s'était allumée dans ses yeux. Elle fit un petit sourire et ajouta :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Merci, Lina, pour ce que vous ferez. Au revoir et courage !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le taxi l'attendait devant la porte. Les chiffres défilaient. Le prix à payer serait encore importante. Le bavardage sans retour avait duré un quart d'heure et s'était passé mieux qu'elle ne le craignait. Elle pensait avoir trouvé les mots justes pour parler à cette femme qui était devenue une statue. Et si ses paroles pouvaient avoir touché au fond de l'âme de cette femme, alors ce serait une réussite. Elle se demandait quand même de quelle façon Lina pourrait l'aider à supposer qu'elle en ait envie ou qu'elle en ait la possibilité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle passa le coup de fil promis au médecin pour le rassurer et lui promettre de se reposer à l'avenir. Elle entra dans l'appartement&amp;nbsp;et alla s'allonger.&amp;nbsp;Hortense alla la trouver :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Ne dites rien ce soir, Gaëlle. Reposez-vous, dormez ! Demain il fera jour et vous aurez tout le temps de me raconter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et elle s'endormit en douceur. Tard le lendemain elle dormait encore. Ce fut Hortense qui prépara le petit déjeuner et le lui apporta au lit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(suite demain)&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Lydia Chamarie</name> <uri>http://presdesnuages.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Suite feuilleton (37)</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://presdesnuages.blog50.com/archive/2008/06/26/suite-feuilleton-37.html" />  <id>tag:presdesnuages.blog50.com,2008-06-25:55326</id> <updated>2008-06-11T20:56:34+02:00</updated> <published>2008-06-25T07:00:00+02:00</published>   <category term="mes livres"/>   <summary>  Et le ciel s'embrasa     Chapitre 9     &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;  Le...</summary> <content type="html" xml:base="http://presdesnuages.blog50.com/">  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et le ciel s'embrasa&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Chapitre 9&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt; Le ciel était bas au-dessus de Paris et le soleil n'était pas au rendez-vous que Gaëlle lui avait fixé. A part son sac à mains, elle n'avait rien emporté. Elle ne peignait plus. Toutes les toiles qu'elle avait à terminer étaient finies et le moment était venu de se laisser vivre jusqu'à l'accouchement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle prit l'avenue des Gobelins, le boulevard du Port Royal à gauche, le boulevard Saint-Michel à droite et arriva au Jardin du Luxembourg. Là, un peu lasse, elle s'assit sur un banc. Elle ferma les yeux quelques instants, le temps de se rendre compte que la température était&amp;nbsp;plutôt froide et qu'il ne fallait pas stationner trop longtemps à cet endroit si elle ne voulait pas se statufier.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Lorsqu'elle rouvrit les yeux, un homme était planté devant elle. Il n'était pas très haut mais assez large. Il la regardait. Après un bref moment de surprise, elle reconnut le comptable de son ex-société avec qui elle avait travaillé certains jours. Elle se leva d'un bond :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Vous !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je pourrais dire &quot;Vous !&quot; moi aussi. Je n'étais pas très sûr ; la dernière fois que je vous aie vue, vous étiez mince comme une liane. Vous voilà maintenant porteuse d'espoir, avec un ventre assez conséquent. Cela fait une grande différence !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Si nous allions boire un pot ? Avec ce froid nous serions mieux au chaud.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ils marchèrent un moment en silence puis entrèrent dans un café bruissant de voix, enfumé et chaud. Ils s'installèrent loin des courants d'air et commandèrent une boisson chaude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Comment allez-vous depuis tout ce temps ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Moi bien, c'est le train-train. Et vous ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- J'ai eu des difficultés après&amp;nbsp;le renvoi dont j'ai été victime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Cela ne m'étonne pas. Une sacré vacherie qui vous a été faite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Vous avez su ce qui m'était arrivé ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Pour l'essentiel, oui. Les rumeurs entendues dans les couloirs ne vous étaient pas favorables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- J'aimerais bien savoir ce que vous en avez pensé, vous ? Je n'ai pas eu la possibilité de vous parler ou de vous dire au revoir le jour de mon départ. Je suis partie si vite. Je l'ai regretté même si je n'ai pas eu le temps d'y penser car j'étais dans un sale état.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Oh moi ! J'ai toujours été pour vous, vous auriez dû le savoir. Mais j'ai gardé ça pour moi, tranquillisez-vous ! J'ai écouté, me suis inquiété mais je suis resté muet, bouche cousue. J'ai été triste car j'ai pensé qu'après votre départ précipité, je ne vous reverrais plus jamais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- C'est gentil ce que vous me dites. Mon malheur a été de travailler avec Lina. Elle n'a jamais pu me sentir. Dès le premier jour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je pensais bien que vous en aviez contre Lina. Vous m'en aviez parlé. Ainsi vous n'avez pas remarqué qu'une autre femme vous détestait bien davantage. Cette femme était, et est encore, plus jalouse de vous que tout ce que vous pouvez imaginer. Mais elle ne le montrait pas et vous n'avez rien vu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je ne vois pas qui cela peut être ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Une femme très hypocrite, qui vous donnait l'impression d'être bonne et gracieuse tant elle faisait de mimiques pour mieux vous tromper. Une femme puissante et rusée que peut-être vous aimiez bien et qui, pendant ce temps-là...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Mais qui ? Je n'en ai aucune idée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Même si vous cherchez un peu ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Non ! J'ai beau penser à toutes les personnes que je connaissais, je ne vois toujours pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Vous n'avez jamais pensé à Paule ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Paule ? Comment serait-ce possible ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- C'est ainsi et le fait que vous ne travailliez plus là-bas n'a rien changé. Elle vous hait toujours autant et même plus à mesure que le temps passe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Mais pourquoi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Parce que vous êtes quelqu'un de bien et que le PDG vous appréciait. Il a parlé de vous à plusieurs reprises en termes élogieux en sa présence et celle de monsieur Cristalis. Ce qui l'a rendue folle de rage. Elle voulait être la seule pour lui comme pour Lina.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Ah bon ! Même pour Lina ? Je tombe des nues ! Je n'en reviens pas !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Et ce n'est pas tout. Elle maintient le PDG sous tension pour que vous ayez plus d'ennuis encore. Elle le domine complètement. Mais... Je vous demande pardon, je ne voudrais pas vous faire trop de peine. J'arrête.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- C'est dur, en effet, d'entendre cela. Mais voyez-vous, ce qui me console, c'est d'apprendre qu'au moins une personne m'appréciait car je l'ignorais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Vous aviez des chances dans cette société. S'il n'y avait eu des femmes en travers de votre chemin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Il y a toujours eu des femmes en travers de ma route. Pourquoi ai-je toujours eu droit à tant de rivalités quoi que je fasse. Certaines femmes sont prêtes à tout pour me faire du mal. Heureusement, j'en rencontre aussi qui me font plaisir et me rendent des services.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Depuis que Lina est en prison, Paule est devenue dix fois plus irascible. Elle ne sourit plus, elle est déchaînée.&amp;nbsp;Son attitude confine à la démence. La paranoïa la guette.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Quel est le lien qu'elle avait avec Lina ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Quelque chose qu'il y aurait eu entre elles. Elle la protégeait. C'est elle qui l'a faite entrer dans cette société car elle n'était pas vraiment le genre de la maison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Pour cela, je suis d'accord avec vous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un voile se déchira dans la tête de Gaëlle. Elle pensa à la photo qui l'avait intriguée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je vous remercie de m'avoir informée. Cela va me permettre d'avancer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Vous me donnerez des nouvelles de temps en temps. Tenez, voici mon téléphone. Appelez-moi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sitôt revenue à l'appartement, Gaëlle reprit la fameuse photo de la femme avec perruque et lunettes noires et la regarda avec attention à l'aide d'une loupe. C'était bien Paule, elle en était sûre, qui allait rendre visite à Lina la nuit. Tiens donc ! Ainsi elle était bisexuelle, envieuse, mauvaise, paranoïaque... Et c'était cette femme-là qui la détestait. Elle pouvait devenir dangereuse et des frissons d'horreur la parcoururent. Une psychopathe ? Elle pouvait même attenter à sa vie. Peut-être l'avait-elle faite suivre par un détective et dans ce cas, elle savait où elle habitait maintenant. Mon&amp;nbsp;Dieu ! Quelle horreur !&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Chapitre 10&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gaëlle forma le numéro de Sandy mais tomba sur son répondeur : &quot;Veuillez laisser votre message&quot; disait la voix suave. Et elle pensa que Sandy ne s'était pas foulée pour enregistrer un message. Elle lâcha quelques mots après avoir entendu le bip, d'une voix timide, lui demandant de bien vouloir rappeler. Les jours passèrent. Sandy ne rappela pas. Gaëlle trouva cela très bizarre. Elle se demanda si elle était malade, à l'hôpital au autre. Au bout de quelques jours, elle laissa un nouveau message. Mais deux jours après,&amp;nbsp;toujours pas&amp;nbsp;d'appel. Elle pensa que ces fichus répondeurs ne lui plaisaient pas du tout. C'est un barrage pour qui ne veut plus répondre. Notamment, pour d'anciennes amies devenues indésirables. Ainsi, elle en était sûre, Sandy ne voulait plus d'elle. Elle avait du mal à l'accepter. Et pourtant...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sandy a été ma première amie à Paris. Je pensais la garder toujours et voilà que je l'ai peut-être perdue sans savoir pourquoi. Qu'est-ce qu'elles ont toutes à m'enquiquiner ainsi en ce moment ? Ne pourrais-je donc jamais avoir la paix ? J'en aurais bien besoin pour mon bébé et moi qui le porte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;Patience, patience, dicta une petite voix. La vie réserve des surprises, mauvaises quelquefois, d'accord ! Attendre que Sandy veuille bien revenir à de meilleurs sentiments. Et si ce n'était que provisoire ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle appela à la Trémousse, parla un moment avec son cher Hubert qui la rassura avec toute la tendresse dont il était capable -des trésors de tendresse - Au bout d'un certain temps, il lui passa Nicole pour qu'elle la tranquillisât à son tour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Oui, ici Nicole, comment vas-tu ma grande ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Bof ! Tout est triste. Les nouvelles ne sont pas bonnes du tout. Les amies ne répondent plus. Sais-tu ce que m'a fait Lucciole ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Ah oui ! J'en ai entendu parler. Figure-toi qu'elle m'a téléphoné pour se plaindre. Je l'ai envoyée sur les roses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Bravo ! Au moins toi tu es sympa. Ce n'est pas le cas de tout le monde. Tu penses qu'elle a pu aller se plaindre aussi sur l'épaule de Sandy ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je ne sais pas mais c'est fort possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je te dis ça parce qu'elle a mis un répondeur. Je lui ai laissé des messages mais j'attends toujours le retour. Je n'y comprend rien. Je n'aurais jamais cru que Sandy me ferait un coup pareil. Moi qui croyais qu'elle était une vraie amie. Quelle déception !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Gaëlle, ma chérie, ne te laisse pas abattre, ce n'est pas le moment.&amp;nbsp;Veux-tu que nous nous voyions un soir ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Oh oui ! J'aimerais beaucoup !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-- Je te fais signe dès que je rentre à Paris. A bientôt.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pendant la nuit, Gaëlle fit un rêve. Elle était avec Sandy qui l'emmenait dîner chez une amie à elle. Arrivée devant l'immeuble de cette amie, elle disparut sans que Gaëlle ait eu le temps de se rendre compte où elle était entrée. Elle voyait Sandy aller et venir à l'intérieur de l'appartement du premier étage, par la fenêtre. Elle regardait avec tristesse, ne sachant comment faire pour la rejoindre. Elle resta plantée là, dans la rue, stupide, ne comprenant pas pourquoi&amp;nbsp;son amie&amp;nbsp;avait pu, même en rêve, lui faire une chose pareille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle s'éveilla, pensant avoir trouvé la réponse au silence de Sandy. Elle avait décidé de lui tourner le dos et de la laisser en plan. Par rêve, elle lui avait transmis son intention. Ce n'était plus la peine d'insister. Il fallait subir et accepter une fois de plus ce coup du sort qui lui était infligé.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(suite demain)&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Lydia Chamarie</name> <uri>http://presdesnuages.blog50.com/about.html</uri> </author> <title>Réponse à la devinette</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://presdesnuages.blog50.com/archive/2008/06/21/retour-de-vacances.html" />  <id>tag:presdesnuages.blog50.com,2008-06-24:55740</id> <updated>2008-06-21T21:10:30+02:00</updated> <published>2008-06-24T08:40:00+02:00</published>   <category term="Voyage"/>   <summary> C'était bien de la citadelle de Carcassonne qu'il s'agissait. Héraïme a...</summary> <content type="html" xml:base="http://presdesnuages.blog50.com/">  &lt;p&gt;C'était bien de la citadelle de Carcassonne qu'il s'agissait. Héraïme a répondu positivement. Bravo à lui !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous remontre les photos prises ce jour-là + quelques autres :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  </feed>