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18/01/2008

Il pleut doucement sur la ville

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

O bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie
O le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! Nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

Paul Verlaine

15:15 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (6)

10/01/2008

L'arc en ciel

Pour Marcel DELABY, ce poème, je te l'offre de tout mon coeur :

(déjà diffusé le 12.12.07)

Je suis rentré dans le pied d'un arc-en-ciel
J'ai senti sa lumière
Sa lumière qui changeait la couleur des arbres
Des arbres bleus, rouges, verts, oranges, mauves, violets, jaunes
J'ai senti en moi la couleur de la joie, de la peine, du bonheur,
Du bonheur intérieur. Des instants doux inexplicables
Comment expliquer avec des mots ?
Comment dire le bonheur ? Comment décrire la lumière, les couleurs,
Y a-t-il des mots à inventer pour dire ?
Faut-il plutôt ressentir, goûter, vivre
Comment expliquer la saveur d'une fraise, le parfum d'une rose ?
Tout compte fait, je ne peux vous transmettre par des mots
Seul celui qui a vu et senti pourra comprendre.
Je dois vous laisser, il me reste des milliers d'autres sentiments,
D'autres émerveillements à découvrir.

Marcel Gagnon

Marcel Gagnon est bien un peintre du Québec (Sainte-Flavie) il est surtout au début pastelliste mais il maîtrise l'huile tout autant. Il a étudié avec le frère Jérôme et aux Etats-Unis dans les années 60, au Famous Artist School à Wesport.

Après les portraits d'amis, de personnages et de sujets d'amis, il peint qui l'inspire, comme ce splendide portrait d'Isabelle Adjani peint à partir d'une revue.

Puis il saisit l'âme des paysages de la région qu'il habite. Peintre d'atmosphère, on pourrait croire qu'il a charmé la lumière à la manière des impressionnistes. Il est aussi sculpteur et écrivain, poète entre autres.

Il a monté un Centre d'art appelé "Le Grand Rassemblement" à Sainte-Flavie en Gaspésie. Ce centre d'art offre une oeuvre unique au monde. Il est constitué de 80 sculptures grandeur nature en béton armé. Elles émergent du fleuve face à la galerie d'art. A l'intérieur de la galerie se trouvent les oeuvres du peintre et de son fils Guillaume.

L'endroit offre également unservice de restauration, une boutique de souvenirs et une charmante auberge.

Si vous voulez plus de renseignements, notamment l'adresse de la galerie, le numéro de téléphone, rendez-vous sur www.google.fr et recherchez Malcel Gagnon.

Une de ses peintures du début des cours :

medium_Gagnon.jpg

17:10 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8)

15/12/2007

Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées.
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Oui, je vais partir mais ce sera pour Paris.
Pas triste, je rencontrerai quelques blogueurs (euses)

Photos_fantastiques.R.S._pps.pps

05:27 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (12)

08/12/2007

Vivre le moment présent

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Ces poèmes ont été puisés dans le site : www.nicoleetsonpetitmonde.com

Rubrique : "Au bord de mon ruisseau" (bien illustré, jolie musique...)

Si quelqu'un, à l'hôpital, peut lire ce poème à Marcel :

"Aujourd'hui la vie nous est prêtée,
Alors pourquoi vouloir chercher
Les réponses de demain ?

Aujourd'hui, suis ton chemin,
Car demain est un jour prochain
Et la vie nous est vite reprise.

Si tu as des êtres chers dans ta vie,
Dis-leur mille fois aujourd'hui
Que tu les aimes à la folie.

Si en toi tu ne possèdes que douleur,
Laisse parler ton coeur
Et ouvre la porte au bonheur.

Si aujourd'hui tu reçois un sourire,
Transmets-le à tous les coeurs qui soupirent
Et regarde dans leurs yeux l'étoile qui brille.

Ce matin, prends le temps de remercier la vie,
C'est pour toi une autre journée de sursis.

Car peut-être que demain
La vie te reprendra ton chemin.

Auteur inconnu

J'ai vu, j'ai entendu

De ma fenêtre, j'ai vu de nombreux enfants qui s'amusent
Et j'ai aussi entendu leurs éclats de rire qui fusent.

Dans les grands arbres, j'ai vu beaucoup d'adorables nids
Et j'ai aussi entendu le pépiement des petits.

Dans la nuit claire, j'ai vu une lune ronde et brillante
Et j'ai aussi entendu le vent du large qui chante.

Sur le lac argenté, j'ai vu de beaux voiliers qui se balancent
Et j'ai aussi entendu le rythme charmant de leur danse.

Dans la plaine verdoyante, j'ai vu de magnifiques oiseaux blancs
Et j'ai aussi entendu le cri rauque des goëlands.

Sous les feuillages, j'ai vu un groupe de jeunes en folie
Et j'ai aussi entendu leurs chansons comme symphonie.

Sous la charmille, j'ai vu un vieux couple sur un banc
Et j'ai aussi entendu le rappel de leurs souvenirs d'antan.

A la croix du chemin, j'ai vu plusieurs paysans qui prient
Et j'ai aussi entendu l'écho de leurs

"Je vous salue Marie."

Berthe Bélanger

07:55 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7)

13/11/2007

La vieillesse

Je suis allée rendre visite à ma tante hier. Elle a 91 ans. Elle est chez elle où elle vit avec son fils.

Je lui ai dit qu'elle allait nous faire une centenaire. Elle m'a répondu :

"Pour l'instant je suis là, on verra après."

Après quoi ?

Elle a dit à son infirmière :

"Je ne suis plus comme avant !"

A quoi l'infirmière a répondu : Mais madame C., vous avez 91 ans !

Elle est la dernière vivante d'une fratrie de trois. Mon oncle est mort il y a vingt cinq ans, ma mère il y a 19 ans et elle, eh bien ! Elle est toujours là et tenez-vous bien, ses analyses sont bonnes (pas comme moi qui doit toujours faire un régime à la noix.)

Chateaubriand a écrit :

"La vieillesse est une voyageuse de nuit : la terre lui est cachée ; elle ne découvre plus que le ciel."

Stendhal a écrit :

"La vieillesse n'est autre chose que la privation de folie, l'absence d'illusion et de passion."

Rodolphe Toeffer a écrit :

"Oui, du jour c'est le couchant qui nous plaît. Des saisons c'est l'automne notre préférée ; de la vie elle-même, si tant de voix n'étaient là pour nous contredire, nous penserions qu'une vieillesse saine, riche en fruits mûrs et en fruits tombés, calme et reposée comme l'arrière-saison, comme elle, voisine du sommeil passager de l'hiver, est encore la portion la plus désirable."

Eugène Sue a écrit :

"Tu es laid... Sois terrible on oubliera ta laideur.
Tu es vieux... Sois énergique, on oubliera ton âge."

Laurent Tailhade a écrit :

"Garde-moi de l'ennui, de la vieilles immonde ;
"Garde-moi si jamais l'espoir toucha mon coeur,
"O reine qui maintiens et gouverne le monde,
"Avant tout, garde-moi de l'infâme laideur !"

De Gaulle a écrit :

'La vieillesse est un naufrage. Pour que rien ne nous fût épargné, la vieillesse du maréchal Pétain allait s'identifier avec le naufrage de la France."

Henri Michaux a écrit :

"Vieillesse, veilleuse, souvenirs : arènes de la mélancolie !

07:20 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9)

 
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