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08/09/2009

Quelques citations

Ou bien ne commencez pas,

Ou alors, ayant commencé, n'abandonnez pas.

On atteint la sagesse,

En apprenant quand retenir sa langue.

Si vous êtes patient un jour de colère,

Vous échapperez à dix jours de chagrin.

(Proverbes chinois)

Une nuit sans lune et sans étoile,

Ressemble à un esprit ignorant.

Pensez avant de parler,

Mais de dites pas tout ce que vous pensez.

(Sagesse chinoise)

07:47 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7)

01/09/2009

Soleils couchants

Attention pour obtenir ce PPS, pas besoin d'un code ;

il faudra juste cliquer sur "lecture seule"

coucher de soleil violet-purple sunset.pps

 

Soleils couchants

J'aime les soirs sereins et beaux, j'aime les soirs,
Soit qu'ils dorent le front des antiques manoirs
Ensevelis dans les feuillages ;
Soit que la brume au loin s'allonge en bancs de feu ;
Soit que mille rayons brisent dans un ciel bleu
A des archipels de nuages.

Oh ! regardez le ciel ! cent nuages mouvants,
Amoncelés là-haut sous le souffle des vents,
Groupent leurs formes inconnues ;
Sous leurs flots par moments flamboie un pâle éclair.
Comme si tout à coup quelque géant de l'air
Tirait son glaive dans les nues.

Le soleil, à travers leurs ombres, brille encor ;
Tantôt fait, à l'égal des larges dômes d'or,
Luire le toit d'une chaumière ;
Ou dispute aux brouillards les vagues horizons ;
Ou découpe, en tombant sur les sombres gazons,
Comme de grands lacs de lumière.

Puis voilà qu'on croit voir, dans le ciel balayé,
Pendre un grand crocodile au dos large et rayé,
Aux trois rangs de dents acérées ;
Sous son ventre plombé glisse un rayon du soir ;
Cent nuages ardents luisent sous son flanc noir
Comme des écailles dorées.

Puis se dresse un palais. Puis l'air tremble, et tout fuit.
L'édifice effrayant des nuages détruit
S'écroule en ruines pressées ;
Il jonche au loin le ciel, et ses cônes vermeils
Pendent, la pointe en bas, sur nos têtes, pareils
A des montagnes renversées.

Ces nuages de plomb, d'or, de cuivre, de fer,
Où l'ouragan, la trombe, et la foudre, et l'enfer
Dorment avec de sourds murmures,
C'est Dieu qui les suspend en foule aux cieux profonds,
Comme un guerrier qui pend aux poutres des plafonds
Ses retentissantes armures.

Tout s'en va ! Le soleil, d'en haut précipité,
Comme un globe d'airain qui, rouge, est rejeté
Dans les fournaises remuées,
En tombant sur leurs flots que son choc désunit
Fait en flocons de feu jaillir jusqu'au zénith
L'ardente écume des nuées.

Oh ! contemplez le ciel ! et dès qu'a fui le jour,
En tout temps, en tout lieu, d'un ineffable amour,
Regardez à travers ses voiles ;
Un mystère est au fond de leur grave beauté,
L'hiver, quand ils sont noirs comme un linceul, l'été,
Quand la nuit les brode d'étoiles.

VICTOR HUGO

07:25 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9)

13/08/2009

L'été, de Victor Hugo

                                                         Victor HUGO (1802 - 1885)

 Les chants du crépuscule

Hier, la nuit d'été, qui nous prêtait ses voiles

Hier, la nuit d'été, qui nous prêtait ses voiles,
Etait digne de toi, tant elle avait d'étoiles !
Tant son calme était frais ! Tant son souffle était doux !
Tant elle éteignait bien ses rumeurs apaisées !
Tant elle répandait d'amoureuses rosées
Sur les fleurs et sur nous !

Moi, j'étais devant toi, plein de joie et de flamme,
Car tu me regardais avec toute ton âme !
J'admirais la beauté dont ton front se revêt.
Et sans même qu'un mot révélât ta pensée,
La tendre rêverie en ton coeur commencée
Dans mon coeur s'achevait !

Et je bénissais Dieu, dont la grâce infinie
Sur la nuit et sur toi jeta tant d'harmonie,
Qui, pour me rendre calme et pour me rendre heureux,
Vous fit, la nuit et toi, si belles et si pures,
Si pleines de rayons, de parfums, de murmures,
Si douces toutes deux !

Oh oui, bénissons Dieu dans notre foi profonde !
C'est lui qui fit ton âme et qui créa le monde !
Lui qui charme mon coeur ! Lui qui ravit mes yeux !
C'est lui que je retrouve au fond de tout mystère !
C'est lui qui fait briller ton regard sur la terre
Comme l'étoile aux cieux !

C'est Dieu qui mit l'amour au bout de toute chose,
L'amour en qui tout vit, l'amour sur qui tout pose !
C'est Dieu qui fait la nuit plus belle que le jour.
C'est Dieu qui sur ton corps, ma jeune souveraine,
A versé la beauté, comme une coupe pleine,
Et dans mon coeur l'amour !

Laisse-toi donc aimer ! Oh ! L'amour, c'est la vie.
C'est tout ce qu'on regrette et tout ce qu'on envie
Quand on voit sa jeunesse au couchant décliner.
Sans lui rien n'est complet, sans lui rien ne rayonne.
La beauté c'est le front, l'amour c'est la couronne :
Laisse-toi couronner !

Ce qui remplit une âme, hélas ! Tu peux m'en croire,
Ce n'est pas un peu d'or, ni même un peu de gloire,
Poussière que l'orgueil rapporte des combats,
Ni l'ambition folle, occupée aux chimères,
Qui ronge tristement les écorces amères
Des choses d'ici-bas ;

Non, il lui faut, vois-tu, l'hymen de deux pensées,
Les soupirs étouffés, les mains longtemps pressées,
Le baiser, parfum pur, enivrante liqueur,
Et tout ce qu'un regard dans un regard peut lire,
Et toutes les chansons de cette douce lyre
Qu'on appelle le coeur !

Il n'est rien sous le ciel qui n'ait sa loi secrète,
Son lieu cher et choisi, son abri, sa retraite,
Où mille instincts profonds nous fixent nuit et jour ;
Le pêcheur a la barque où l'espoir l'accompagne,
Les cygnes ont le lac, les aigles la montagne,
Les âmes ont l'amour !

21 mai 1833

 

07:15 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (10)

12/08/2009

Toujours de Victor Hugo

 

Je vais donc continuer aujourd'hui avec ce cher Victor HUGO :

 I- Écrit sur un exemplaire de la Divina Commedia

Un soir, dans le chemin je vis passer un homme
Vêtu d'un grand manteau comme un consul de Rome,
Et qui me semblait noir sur la clarté des cieux.
Ce passant s'arrêta, fixant sur moi ses yeux
Brillants, et si profonds, qu'ils en étaient sauvages,
Et me dit: «J'ai d'abord été, dans les vieux âges,
Une haute montagne emplissant l'horizon;
Puis, âme encore aveugle et brisant ma prison,
Je montai d'un degré dans l'échelle des êtres,
Je fus un chêne, et j'eus des autels et des prêtres,
Et je jetai des bruits étranges dans les airs;
Puis je fus un lion rêvant dans les déserts,
Parlant à la nuit sombre avec sa voix grondante;
Maintenant, je suis homme, et je m'appelle Dante.»

                        Juillet 1843.

Cela pourrait durer longtemps avec Victor,

Il en a écrit des tonnes...

Bonne journée à tous et à toutes !

 

07:17 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (6)

11/08/2009

La coccinelle

 

Pour vous ce gentil poème de Victor Hugo.

On peut imaginer que cet insecte rouge et noir ou jaune et noir

Est aussi un porte-bonheur. Du moins le dit-on !

Pour vous porter bonheur à vous tous et toutes :

La coccinelle

Elle me dit : Quelque chose
Me tourmente. Et j'aperçus
Son cou de neige, et, dessus,
Un petit insecte rose.

J'aurais dû - mais, sage ou fou,
A seize ans on est farouche,
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l'insecte à son cou.

On eût dit un coquillage ;
Dos rose et taché de noir.
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans le feuillage.

Sa bouche franche était là :
Je me courbai sur la belle,
Et je pris la coccinelle ;
Mais le baiser s'envola.

- Fils, apprends comme on me nomme,
Dit l'insecte du ciel bleu,
Les bêtes sont au bon Dieu,
Mais la bêtise est à l'homme.

 

victor-hugo 

08:00 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (10)

27/06/2009

Théophile Gautier

A lire le premier couplet à gauche, puis le deuxième à droite, etc. :

 

    Quand à peine un nuage,                                       Quand les couleuvres souples
     Flocon de neige, nage                                           Se promènent par couples
     Dans les champs du ciel bleu,                                Dans les fossés taris ;
      Et que la moisson mûre,                                       Quand les grenouilles vertes,
       Sans vagues ni murmure                                     Par les roseaux couvertes,
       Dort sous le ciel en feu ;                                      Troublent l’air de leurs cris ;
           
  
            Aux fentes des murailles                                 Qu'il fait bon ne rien faire,
            Quand luisent les écailles                                 Libre de toute affaire,
            Et les yeux du lézard,                                      Libre de tous soucis,
            Et que les taupes fouillent                                Et sur la mousse tendre
            Les prés, où s’agenouillent                               Nonchalamment s'étendre,
            Les grands bœufs à l’écart,                               Ou demeurer assis ;

           
            Et suivre l’araignée,                                         Ou le duvet qui flotte,
            De lumière baignée,                                         Et qu'un souggle ballotte
            Allant au bout d’un fil                                        Comme un grand ouragan,
            À la branche d’un chêne                                    Et la fourmi qui passe
            Nouer la double chaîne                                      Dans l'herbe, et se ramasse
            De son réseau subtil,                                         Des vivres pour un an.

           
            Le papillon frivole,                                             Et puis s'écouter vivre,
            Qui de fleurs en fleurs vole                                 Et feuilleter un livre,
            Tel qu’un page galant,                                        Et rêver au passé
            Le puceron qui grimpe                                        En évoquant les ombres,
            À l’odorant olympe                                             Ou riantes ou sombres,
            D’un brin d’herbe tremblant ;                               D'un long rêve effacé.

           
            Et battre la campagne,                                        Vastes amphithéâtres
            Et bâtir en Espagne                                             De montagnes bleuâtres,
            De magiques châteaux,                                       Mers aux lames d'azur,
            Créer un nouveau monde                                    Villes monumentales,
            Et jeter à la ronde                                               Splendeurs orientales,
            Pittoresques coteaux,                                          Ciel éclatant et pur. 

          
            Jaillissantes cascades,                                         Avec sa châtelaine,
            Lumineuses arcades                                            Qui regarde la plaine
            Du palais d’Obéron,                                             Du sommet des donjons,
            Gigantesques portiques,                                       Avec son nain difforme,
            Colonnades antiques,                                           Son pont-levis énorme,
            Manoir de vieux baron                                          Ses fossés pleins de joncs.

            Et sa chapelle grise,                                             Et sur les hallebardes
            Dont l’hirondelle frise                                           Et les dagues des gardes
            Au printemps les vitraux,                                      Un éclair de soleil,
            Ses mille cheminées                                             Et dans la forêt sombre
            De corbeaux couronnées,                                      Lévriers en grand nombre
            Et ses larges créneaux,                                         Et joyeux appareil.

          
            Chevaliers, damoiselles,                                        Voici le cerf rapide,
            Beaux habits, riches selles                                     Et la meute intrépide !
            Et fringants palefrois,                                             Hallali, hallali !
            Varlets qui sur la hanche                                        Les cors bruyants résonnent,
            Ont un poignard au manche                                   Les pieds des chevaux tonnent,
            Taillé comme une croix !                                        Et le cerf affaibli,

            
            Sort de l’étang qu’il trouble ;                                  Son oeil plein de sang roule
            L’ardeur des chiens redouble :                               Une larme qui coule
            Il chancelle, il s’abat.                                             Sans toucher ses vainqueurs ;
            Pauvre cerf ! son corps saigne,                               Ses membres froids s'allongent ; 
            La sueur à flots baigne                                           Et dans son col se plongent 
            Son flanc meurtri qui bat ;                                      Les couteaux des piqueurs.

          
            Et lorsque de ce rêve                                             Gazouiller la fauvette
            Qui jamais ne s’achève                                          Et chanter l'alouette 
            Mon esprit est lassé,                                              Au milieu d'un ciel pur ;
            J’écoute de la source                                             Puis je m'endors tranquille
            Arrêtée en sa course                                             Sous l'ondoyante asile
            Gémir le flot glacé,                                                De quelque ombrage obscur.

          Bon week-end à tous et toutes si je ne mets pas d'autre note...

06:55 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (5)

05/05/2009

Impatience...

Patience, patience,

Patience dans l'azur !

Chaque atome de silence

Est la chance d'un fruit mûr !

de Paul Valéry

- Ceci pour dire que je ne suis pas quelqu'un de patient.

C'est dommage pour moi car cela ne me facilite pas la vie.

 

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Et vous ? Dites-moi si vous l'êtes !

09:15 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (13)

28/04/2009

Quelques citations

Partir c'est mourir un peu ;

C'est mourir à ceux qu'on aime :

On laisse un peu de soi-même

En toute heure et dans tout lieu.

a dit : Edmond HARAUCOURT

Pablo NERUDA lui a dit plus tard :

Il meurt un peu celui qui ne voyage pas.

* * *

Aujourd'hui, on se demande un peu, qui des deux a raison.

Pour ma part, je pense que l'un ou l'autre a écrit ce qu'il ressentait.

Cela n'en fait pas une discipline de vie.

On peut fort bien ne pas voyager et vivre bien.

Cela peut être valable aussi.

Et pourquoi pas ?

En ce moment, il vaut mieux être prudent.

Et vous, vous pensez quoi ?

08:39 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (5)

04/04/2009

Un autre poème d'Hélène ...

METAMORPHOSE

Toute une nuit blafarde,

Les crapauds montent la garde.

Postées sur des nénuphars

Les grenouilles forment un rempart.

Batraciens et poissons

Surveillent du bastion.

Le matin ensoleillé

Nos enfants émerveillés,

Fixent à jamais sur la pellicule

La danse gracieuse des libellules

Que la nymphe aux reflets d'argent

Fait jaillir pour eux de l'étang.

Hélène Valverde a eu cinq garçons.

Ces poèmes ont été tirés de son livre : "LA VIE QUI VA"

08:15 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8)

03/04/2009

Poème d'une autre amie...

 LA VIE SANS COULEUR d'Hélène VALVERDE

medium_La_vie_sans_couleur.jpg
Hélène a plus de 80 ans et a écrit plusieurs livres tout en étant aveugle.
Elle s'est tricoté des robes entières sans voir.
Elle a un chien labrador pour la guider.
Elle est super dynamique.

08:05 Écrit par Lydia Chamarie dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8)

 
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