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15/01/2013

Vestiges du Fort du Hâ à Bordeaux

IMG_1240.JPG

La tour des Minimes (ci-dessus) est tout ce qui reste apparent du fort du Hâ à Bordeaux.

L'autre tour (la tour des sorciers) n'est visible que de l'intérieur.

 

Le 21 juin 1940, à 4 h 32 précises, la tête du parricide : René Pons, roulait dans la sciure au pied de la guillotine transportée spécialement la veille par fourgon de Paris et dressée dans l'enceinte du Fort au pied de la tour des Minimes.

Quelques années plus tard, en 1967, la vieille bastille fermait ses portes définitivement, remplacée par la nouvelle maison d'arrêt de Gradignan.

Le transfert sous bonne escorte des détenus dans le nouvel établissement pénitencier mettait fin à plus de trois siècles d'histoire carcérale.

Ce furent d'abord les sous-sols des tours qu'on utilisa comme geôles. plus ou moins improvisées, mais toujours insalubres, en raison du Peugue qui baignait les bases de la forteresse. Pendant la Terreur, les évènements donnèrent au lieu sa destination définitive. On y enferma tour à tour : le maire Saige, Thérésia Cabarrus, l'avocat Romain de Sèze et de nombreux prêtres réfractaires. Vétuste et mal adapté, le vieux fort fur discrédité (1456) et démoli en 1835.

Adolphe Thiac fournit en 1841 les plans d'un nouveau centre pénitencier conçu sur le modèle cellulaire "pennsylvanien" qui pouvait contenir jusqu'à 230 détenus. Ses 150 cellules possédaient chacune un mobilier rudimentaire composé d'un lit en fer, un siège mobile et une chaise.

Trois empoisonneuses célèbres furent incarcérées quelques temps dans ces murs. En 1906, la chartronnaise Henriette Canaby dont François Mauriac s'inspira pour composer le personnage de Thérèse Desqueyroux. En 1946, Paule Guillou, préparatrice en pharmacie, condamnée aux travaux forcés à perpétuité pour avoir empoisonné son amant et sa mère. Enfin, en 1953, ce fut Marie Besnard, surnommée "la bonne dame de Loudun" finalement acquittée le 12 décembre 1961 "au bénéfice du doute."

Cet endroit chargé d'histoire et d'histoires, m'inspirera pour les prochaines visites que j'organisera dans cette belle ville de Bordeaux.

BON MARDI

 

ALIETTE LYDIA

09:40 Écrit par Lydia Chamarie | Lien permanent | Commentaires (7)

Commentaires

Une tour chargée d'histoire....
Tous ces vieux bâtiments, ils pourraient nous en raconter si on leur donnaient la parole.....
Bonne journée
Bisous
Anita.

Écrit par : anita | 15/01/2013

Coucou Aliette !
Que de secrets enfermés dans cette tour Bordelaise et si les murs pouvaient parler on en apprendrait des souffrances et violences dans ces murs . Belle note . Bon mardi et des gros bizoux tous blancs de chez nous à vous partager !
Françoise

Écrit par : françoise la comtoise | 15/01/2013

Merci pour cette leçon d'histoire, je ne connaissais pas.
Bonne soirée, bises,
Gérard.

Écrit par : CHAP | 15/01/2013

Celui ci, je n'ai pas visiter... belle journée chez vous avec bises de nous deux.

Écrit par : patriarch | 16/01/2013

Belle journée avec bises de nous deux.

Écrit par : patriarch | 16/01/2013

Je vais demander à ma soeur, elle ne m'en a jamais parlé
bises
Christiane

Écrit par : Christiane | 17/01/2013

parmi les empoisonneuses, il y eu aussi Elisabeth Lamoulie, femme Ducourneau condamnée à mort pour l’empoisonnement de sa mère et de son mari et exécutée dans la cour de la prison le 8 janvier 1941
Cordialement
Nicolle

Écrit par : nicolle | 20/04/2013

Les commentaires sont fermés.

 
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