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28.11.2008
LE VERT
de tous les légumes qui germent dans les jardins. Nous sommes inondés de vert au printemps. Mais le reste de l'année n'en est pas exclu, sauf l'automne ou les bruns et les orangés dominent.
Le vert des maisons de Le Corbusier est un vert particulier :
Une fleur de montagne : La carline:
Le vert autorise : donner le feu vert .
Les tapis de jeux sont verts. Avec le vert, "les jeux sont faits." C'est bien pour cela que le vert est associé au hasard, à la chance, à la fatalité. Il est aussi la couleur du dollar "le billet vert."
On dit des yeux verts que ce sont des yeux de vipère. D'autres disent que les yeux verts vont en enfer.
La nature nous fournit des êtres vivants d'un beau vert : notamment ces deux sortes de chenilles :
et ce scarabée d'un beau vert avec des pattes rousses :
Le vert est une belle couleur. Mais on peut s'en lasser. Surtout que l'on ne peut ignorer sa conotation : malchance, mais très peu chance. Et même si le vert est l'espoir, c'est peut-être bien un faux espoir. Ou un espoir qui ne se réalise jamais.
Malgré l'implication du vert dans la croix des pharmacies. Malgré les autorisations apportées par le vert. Donner le feu vert, passer au vert, etc.
Et maintenant une petite blague pour illustrer les vieillards qui se croient encore "verts" :
Un homme de 88 ans va voir son médecin. Celui-ci lui demande : "Comment ça va ?" Le vieillard lui répond : "Docteur, je sors avec une jeune fille de 22 ans et je l'ai mise enceinte, que dites-vous de cela ?"
Le docteur lui raconte alors une histoire :
-- C'est un chasseur distrait qui un jour en partant à la chasse, au lieu de prendre son fusil prend son parapluie. Tout d'un coup, un ours arrive vers lui, il dirige alors son parapluie vers l'ours et appuie sur le manche et l'ours tombe raide mort.
-- C'est impossible dit le vieil homme. C'est quelqu'un d'autre qui a tiré.
Le docteur sourit et lui dit : "Vous avez tout compris. Voilà où je voulais en venir."
Des feuilles de bananier :
De Pierre Perret
Vert de colère
Je suis vert, vert, vert,
Je suis vert de colère
Contre ces pauv'typ's
Qui bousillent la terre,
Cette jolie terre
Que nos pères,
Nos grands-pères
Avaient su préserver
Durant des millénaires...
Les rivières écument,
Les usines fument,
Les moutons mang' leurs papas
Changés en granulés.
Les déchets ultimes,
La vach'folle en prime,
Sont un p'tit cadeau du ciel
De nos industriels.
Et enfin, un diaporama de mon amie Marlène :
07:30 Publié dans Couleurs | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.11.2008
LE ROUGE (suite et fin)
C'est bientôt NOEL, et le rouge est de mise pour cette fête.
Le père Noël que les petits enfants attendent avec impatience, et les plus grands voire même les adultes ne sont pas en reste et espèrent bien avoir des cadeaux en cette occasion...
Les cadeaux emballés d'un beau papier rouge :
Comme une voiture de rêve... :
Les champignons amanites tue-mouches :
Voyez ce joli "bec-croisé" des sapins, un fringillidé peu commun :
Mais, il y a aussi, pour les décorations de fin d'année, le houx porte-bonheur :
- Marquer à l'encre rouge veut dire que c'est mis en alerte.
- Etre dans le rouge à la banque n'est pas bon non plus.
- couleur de la passion et de ses dangers.
- Couleur de l'attrait et de la séduction.
- La teinturerie occidentale à longtemps obtenu les meilleurs résultats avec le rouge.
- Couleur du feu, de la politique (rouge du communisme)
- Les flammes de l'enfer.
- Et bien d'autres...
Et enfin, le diaporama de Marlène :
07:20 Publié dans Couleurs | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.11.2008
Le rouge
D'ailleurs, le rouge est LA couleur. Le rouge veut dire couleur dans certaines langues, veut dire beau dans d'autres, et enfin, veut dire riche dans certaines encore. Le rouge est le sang donc la vie. Les braises sont rouges. Le rouge marque à la fois le danger (par une bande rouge en travers des boîtes de médicaments dangereux) ainsi que sur les plages, le drapeau rouge marque le danger qu'il y aurait à se baigner, et de l'interdiction (les panneaux routiers cerclés de rouge ou tous rouges, les feux rouges.)
Un massif de pétunias à Rosas :
La belle rose rouge qui, dans le langage des fleurs est l'amour fou voire la passion :
Et je citerai un extrait de ce poème :
"Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poirine
Tranquille, il a deux trous rouges au côté droit.
d'Arthur Rimbaud
Au Japon, la couleur rouge est portée exclusivement par les femmes en signe de sincérité et de bonheur.
Les conscrits japonais portent une ceinture rouge le jour de leur départ en signe de fidélité à leur patrie.
Toujours au Japon, le riz est coloré en rouge en signe de souhait de bonheur à quelqu'un.
Un rouge très porté en France et ailleurs par les femmes : le "rouge à lèvres."
Pour séduire, pour maquiller des danseuses de scène, etc.
Une image prise la nuit :
Quatre livres de Balzac :
Et trois livres de Jules Verne :
Une capsule de bouteille de vin :
Une boîte ancienne de réclame :
Un tableau du peintre Robert VONNOH
Coquelicots en France :
Et un tableau peint avec la bouche par Denise Legris :
En définitive, le rouge est une couleur qui bouge, qui attire, qui est proche.
Couleur du luxe et de la fête : cadeaux, décors, emballages.
Le facteur danois :
Les pompiers, les bornes à incendie, les extincteurs, les voitures de pompiers aussi, que ce soient les réelles ou bien les jouets, sont rouges.
"Etre dans le rouge" à la banque, n'est pas bon signe et cela peut amener à être "rouge de colère." Le rouge est l'excitation soit par la boisson (du vin) soit par les piments rouges ajoutés à la nourriture (d'Espelette ou d'ailleurs.) Etre congestionné rougit le visage tout comme la honte.
Le rouge est aussi la couleur de la passion dans les corridas : la cape est rouge, mais aussi le sang versé par le taureau. Cet animal que l'on sait attiré par le rouge. De même en Espagne, le rouge est souvent associé au Flamenco. Jusqu'au drapeau espagnol de teinte rouge sur les deux côtés et jaune au milieu avec les armoiries royales, où le rouge domine, sur la bande jaune.
Passons à la nourriture et aux légumes et fruits qui nous sont offerts.
Nous trouvons la tomate qui peut à la fois être un légume pour certains ou un fruit pour d'autres. Que ce soit l'un ou l'autre, peu importe, c'est la reine de la table. Par sa couleur rouge, elle égaye tous les plats et son goût est inimitable. Bien sûr pas celles que l'on trouve en hiver et qui n'a pas de goût. Mais tous les recettes s'enrichissent de la présence du rouge de la tomate que ce soit en jus ou crue en rondelle, en lamelles. Les tomates farcies sont un régal.
Puis les poivrons rouges sont beaux et bons à la fois. Plus doux et plus tendres que le poivron vert. Mais on peut également l'utiliser dans de nombreuses recettes.
Les radis peuvent être tout rouges ou bien avec du blanc.
Pour les fruits, les fraises sont mes préférées suivies de très près par les cerises. Les pommes dont il existe de nombreuses variétés sont rouges pour certaines.
Pour finir, voici une recette de soupe à la tomate qui doit être délicieuse si j'en crois la photo et les ingrédients :
pour l'agrandir, cliquez ici : soupe_de_tomates.jpg
10:24 Publié dans Couleurs | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.11.2008
Multicolore
Multicolore veut dire : plein de couleurs. Au moins cinq. Après unicolore, bicolore, tricolore. Après trois couleurs, nous avons la quadrichromie qui permet d'avoir des images en couleur sur les imprimantes, par exemple. Il s'agit du magenta, du cyan, du jaune et du noir.
Multicolore est autre chose, c'est le fait que plusieurs couleurs coexistent. Certains oiseaux sont multicolores. On peut avoir des bouquets de fleurs multicolores aussi.
Pour donner une première illustration, voici mon Arlequin :
Deux images multicolores relevées dans la revue "Pleine Vie" :
Deux tableaux d'Auguste Renoir,
L'un, "l'après-midi des enfants" :
L'autre, "le jardin de la rue Cortot" :
Un tableau du peintre Louis-Mathieu VERDILHAN, "Mairie sur la côte" aux tons pastels :
Le jardin (fruits et légumes) :
Deux oiseaux plus ou moins colorés :
Les martin-pêcheur de couleurs tranchées :
Le même martin-pêcheur et ses délicieuses teintes pastel très douces :

Ce dessin du "Petit Prince" est multicolore lui aussi :
Et bien sûr, pour finir, ce diaporama de Marlène :
MULTICOLORE.pps
08:30 Publié dans Couleurs | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
21.11.2008
Un peu de douceur nous fera du bien...
Souvent, la douceur des paroles,
Employée à propos,
A triomphé là où la violence aurait échoué."
(Appolonios de Rhodes)
"ll est plus doux de donner que de recevoir."
(Epicure)
"Plus fait douceur que violence."
(Jean de La Fontaine)
"Seules les personnes ayant de la fermeté
Peuvent avoir une véritable douceur."
(François de La Rochefoucauld)
"Il n'y a rien de plus fort au monde
Que de la douceur."
(Han Suyin)
"La douceur envers soi est la source de toute politesse."
(Marcel Jouhandeau)
Qu'y a-t-il de plus doux qu'une plume ?
Plus près de mes nuages, serai-je plus près de la douceur ?...
06:50 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.11.2008
Impossible n'est pas Français...
Je voulais le dire ce matin, Miche m'a précédée, merci Miche.
Alors, si nous reprenons les différents points des impossibilités, voilà comment je vais tenter de m'en sortir :
- "Nous ne sommes pas éternels" (Patriarch)
C'est vrai ! Mais nous pouvons faire des choses qui resteront afin que l'on nous oublie moins vite.
- "Nous ne pouvons pas rajeunir"
Mais nous pouvons tenter de faire plus jeune par les moyens qui sont à notre disposition (teintures avec mèches, vêtements qui ne nous fassent pas trop "ancienne" qui aient une allure plus jeune, utiliser des crèmes pour être moins ridée (je le fais et ça marche.) Nous pouvons encore mettre des couleurs (plutôt que toujours en noir) voire même du jaune, du blanc, du vert, ne pas avoir peur. Etre coquette, plutôt que de s'en moquer. Ainsi nous pouvons paraître quelques années de moins et c'est toujours ça de gagné.
- "On ne peut pas éviter le bruit"
Mais on peut s'en aller de là où il est ce bruit. Je le fais parfois, provisoirement, et c'est agréable. J'espère bien qu'un jour, je pourrai m'en aller d'ici où je vis actuellement, pour aller dans un endroit beaucoup plus calme. Je n'ai pas encore idée d'où ce sera, mais je sais que je le ferai. Il n'est pas nécessaire d'être sourde, bien sûr.
- "Les jaloux ou jalouses, les envieux ou envieuses"
Par contre, là, c'est plus difficile à éviter. Malgré les certitudes de Gazelle qui dit qu'il suffit de ne pas les fréquenter. Je ne serai pas aussi catégorique. Car les pires que j'aie connus sont des proches. Alors, dans ce cas, mis à part se fâcher avec tout le monde, c'est bien difficile de les éviter. Il y a aussi des personnes dans le voisinage (même un peu lointain) qui ne vous salue plus par jalousie. Et dans le travail, les envieuses j'en ai connu. Bon, je ne travaille plus mais quand même, les souvenirs que j'en ai restent encore frais dans mon esprit.
- "La pollution"
Là, par contre, nous avons affaire à forte partie. Si l'on peut parler de la pollution à grande échelle, soit celle des agriculteurs qui utilisent tous les moyens chimiques pour faire des légumes, des céréales ou des fruits (et qui sont aidés pour cela) alors que ceux qui font du "BIO" plus difficile, plus long parce que plus de travail à faire, ne sont pas aidés (cela est parfaitement injuste car ça devrait être l'inverse justement.) Il y a aussi les personnes privées qui, dans leur petit jardin, utilisent à fond la caisse tous les produits chimiques à leur disposition : "Pour désherber notamment" mais aussi contre les limaces et escargots, contre tout ce qui les gêne. Plutôt que d'utiliser les moyens plus simples et pas polluants du tout. Il y en a, je vous assure. Il y a les piscines qui utilisent beaucoup d'eau et des produits aussi, les avions qui polluent un maximum en nous envoyant sur le coin de la figure les carburants brûlés. Et puis, les voitures, naturellement, les motos, les camions, les bus, tout ce qui circule sur la route et qui s'en foutent de brûler du carburant pour le simple plaisir de rouler. On pourrait très bien faire moins de trafic si l'on n'envoyait pas des produits à traiter loin, puis aller les rechercher, alors qu'il serait moins polluant de les traiter à côté, etc. On n'en finirait pas d'en trouver des tonnes comme ça. On a beau essayer de bien faire dans son petit coin mais ça ne suffit pas. Surtout si même le mari n'arrive pas à comprendre qu'il ne faut pas utiliser de désherbant.
- "La spéculation"
Tant que les gouvernements ne décideront pas de mettre leur nez et d'interdire certaines spéculations qui affament la moitié du monde qui meurt déjà de faim. Et quand on pense que même des jeunes femmes se permettent de spéculer sur le BLE, je dis "honte à elles" oui "honte aux femmes qui spéculent". Qu'un homme le fasse n'est pas normal mais que ce soit une femme est proprement inadmissible. Si c'est ainsi qu'elles veulent être l'égale des hommes, c'est-à-dire dans tous ces domaines pourris, je dis non à ces "femmes".
- "Etre heureux"
Si l'on ne demande pas de grands bonheurs, c'est possible. Il faut se contenter des petits bonheurs de la vie quotidienne. Ils sont nombreux. Rédiger cet article, par exemple, est un petit bonheur pour moi et il va éclairer ma journée grâce aux nombreux commentaires amicaux qu'il va générer.
Voilà pour aujourd'hui, à vos claviers mes amis et amies pour un petit commentaire. Merci
07:00 Publié dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.11.2008
Mardi...
Je me tâte à savoir :
"Vais-je pouvoir commencer une autre histoire ?"
A vrai dire, j'aimerais bien.
Je ne sais pas encore quel thème je vais aborder.
Si je peux me permettre, soumettez-moi des idées de toutes sortes, des mots au hasard, une phrase, n'importe quoi.
Je verrai ce que je peux en faire.
-==-==-==-==-==-
Pour aujourd'hui, j'ai pensé à un mot : impossible.
Ce mot existe.
Qu'est-ce qui est vraiment impossible :
RAJEUNIR,
SUPPRIMER LE BRUIT,
REVENIR EN ARRIERE (on ne peut qu'aller de l'avant.)
EMPECHER LA JALOUSIE, L'ENVIE, LA POLLUTION,
Et bien d'autres choses encore sont impossibles.
Je les énumèrerai à mesure qu'elles me viendront à l'idée.
Par exemple :
LA SPECULATION.
c'est impossible pour l'instant à empêcher.
Mais cela devrait être interdit car c'est un grave délit pour celui qui spécule mais aussi pour ceux qui laissent faire.
C'est d'autant plus un délit que la spéculation se fait aujourd'hui aussi, sur les premiers produits de consommation.
Entre'autre : LE BLE.
Il est urgent d'interdire la spéculation sur le blé.
Actuellement, tous les traders ou toutes les personnes qui s'amusent à faire de la spéculation à un échelon important.
Par exemple, j'ai vu l'autre jour à la télévision, une jeune femme, maman qui plus est, qui s'amusait à spéculer sur le blé.
C'est inadmissible et les dirigeants au niveau le plus haut devraient absolument mettre le "hola" à ce genre d'activités, rémunératrices pour ceux ou celles qui s'y adonnent.
Mais vous pouvez m'en citer aussi, ce n'est pas interdit.
08:50 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.11.2008
LES BRUITS...
J'aime les arbres. C'est une chose acquise.
Mais je n'aime pas les bruits qui s'y attachent.
En premier : les appareils à souffler les feuilles. Ils font un bruit infernal !
Tout ça parce que les gens ne veulent pas utiliser le bon vieux rateau.
En second : les tronçonneuses. Elles font beaucoup de bruit aussi. Elles taillent les-dits arbres. Elles taillent aussi les bois pour mettre à la cheminée.
Ensuite, toujours quand on habite la banlieue, existent les tondeuses. Heureusement, quand arrive l'hiver, elles sont au repos.
Et puis, viennent tous les bruits de la vie courante : les voitures sur une route très passante comme la mienne, les camions, les motos (ce sont elles qui font le plus de bruit.) Ils se plaignent qu'on ne les voit pas mais mon Dieu ! On les entend. Surtout qu'ils passent le plus souvent à 150 à l'heure alors que la vitesse est réduite à 50. Mais bien sûr, eux ne sont jamais punis. Par contre, nous, qui roulons en voiture, si nous dépassons même de 3 ou 4 kilomètres à l'heure, hop ! Un P.V. de 93 euros qui ne fait pas des heureux.
Les mobylettes avec lesquelles les jeunes s'amusent à passer et à repasser sont un bruit supplémentaire qui s'ajoute aux autres bruits et qui est superflu.
Enfin, parlons des chiens que les gens ne savent pas élever et qu'ils laissent aboyer à tort et à travers. C'est terrible aussi cela.
A la fin, nous devenons malades sans savoir que c'est à cause de tout ce bruit qui nous malaxe le cerveau, les neurones, les nerfs, tous nos systèmes sont atteints.
Et là, que peut-on faire ?
Dites-le moi !
09:27 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.11.2008
Festival du film d'histoire (suite 2)
Hier j'ai vu le film "la dette".
Ce film relate un épisode dramatique de la Première Guerre Mondiale, le plus souvent éludé de l'histoire officielle et donc de la conscience nationale, le rôle joué par les "Tirailleurs sénégalais", ces oubliés de l'histoire, lors de l'offensive du "chemin des dames" (le 16 avril 1917.)
Cet épisode, tout en laissant des traces sur le terrain : monuments aux morts, vestiges de villages détruits (Craonne) et de cimetières militaires (Cerny-en-Lannois) soigneusement entretenus par les pouvoirs publics, a totalement rayé l'implication des tirailleurs sénégalais qui étaient pourtant bien là, qui ont aidé à la victoire, qui ont été mis en première ligne, etc. Ils n'ont même pas eu droit à une sépulture aux côtés de leurs frères d'armes métropolitains.
Après avoir vu ce film, on ne peut que repartir avec la honte attachée à ses basques. Je repense sans arrêt aux Français qui disent : "Je suis fier d'être Français." Car, pour moi, cette phrase veut dire : "J'accepte ainsi et je cautionne toutes les hontes générées par la France, par ses dirigeants, par tous ceux qui ne font rien pour que ces injustices cessent." Cela veut dire également : "Je suis totalement d'accord pour ne plus du tout penser à ces soldats de race noire qui ont combattu courageusement, avec détermination pour sauver la France." Cela veut dire encore : "Je ne veux pas savoir que ces soldats sénégalais étaient là, bien présents lors de la guerre 14/18."
C'est ce qui se passe lors de cette commémoration où un beau vieux sénégalais arrive en France avec sa belle robe bleue et sa chéchia rouge et veut simplement commémorer, lui aussi, et ne demande rien. Eh bien ! L'on voit le directeur de l'administration empêcher coûte que coûte ce Sénégalais d'être présent à cette commémoration. Tout ça parce qu'ils prétendent que cela ferait tache. Le ministre lui-même, mis au courant, refuse que cet homme soit présent. Preuve qu'ils n'ont rien d'autre de plus important à faire ces ministres. Ils ne trouvent donc rien de mieux que de l'emmener à Paris et le mettre dans la cage d'un commissariat pour l'empêcher d'être présent physiquement à la commémoration. Heureusement, le jeune énarque en stage et un commissaire le font sortir du commissariat et lui payent une nuit d'hôtel. Résultat, le Sénégalais sera quand même là le 16 avril, jour où les "personnages haut placés" seront tous là présents et très en colère de le voir arriver.
Il n'y a rien d'autre à dire ou à penser que : "tout ça pourquoi ?"
Comment peut-on, après avoir vu ce film, mais pas seulement puisque c'est pour tout pareil et même pire, bien pire, comment peut-on donc être prêt à voter la prochaine fois. J'ai toujours voté mais je me demande si c'est bien de continuer à le faire.
Même et surtout le "préfet" s'implique dans cette affaire en donnant son accord pour écarter cet ancien soldat français tout en ajoutant : "Je n'ai rien dit, je ne sais rien !" Mais, comme chacun qui a sa place dans l'administration, dans la politique, répercute les ordres d'en haut, au risque, s'il ne le faisait pas, de perdre leur place ou plutôt, d'être obligé de démissionner.
Vous me direz que ce n'est pas nouveau et que tout un chacun sait très bien ce qui se passe dès que l'on entre en politique, même au plus bas niveau. Merci mon Dieu de m'en avoir préservée !
En conclusion, si à la montagne, on peut dire, plus on monte plus l'air est pur. Dans la politique c'est tout l'inverse. Petit élu : conseiller municipal, l'air est encore assez pur, même s'il commence à y avoir quelques émanations toxiques, ce n'est pas encore très grave. Cela sert quand même pour le piston. Mais ensuite, plus on monte en grade et plus l'air se pollue, plus il est vicié. Tout en haut, cela devient carrément irrespirable. Pourtant, ils s'y épanouissent ceux qui y sont (sauf quelques rares exceptions.) Cela voudrait-il dire que l'être humain se complaît à patauger dans ce que l'on pourrait appeler "la gadoue politique ?" Et, surtout, que les femmes la veulent aussi cette gadoue-là, puisqu'elles ont maintenant la parité ?
Tout ceci est insoluble bien entendu ! Et je n'ai pas la prétention de vouloir le résoudre. Bien au contraire. Mais on sait bien qu'une femme qui veut le poste suprême est capable (comme cela s'est passé en Norvège il y a de cela une dizaine d'années) de redonner le droit de pêcher la baleine (protégée par ailleurs) pour avoir plus de voix et pouvoir ainsi être élue. Homme ou femme, en quelque sorte, même combat. La pèche aux voix.
08:35 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.11.2008
Festival du film d'histoire (suite)
Hier j'ai donc vu le premier film de "Dans l'enfer de Matignon" où douze "premiers ministres" parlent de leur poste. Je n'ai pas vraiment été convaincue de leur "enfer." Mais c'est mon opinion personnelle qui n'est peut-être pas partagée par les autres spectateurs.
- J'ai noté que, quand ils arrivent dans leur nouvelle fonction, ils n'ont rien. Pas de dossiers à suivre, pas de consignes, sauf à connaître le bouton de la bombe atomique. Ils doivent créer leurs propres dossiers à régler le plus vite possible. Ceux qui étaient en cours lors du dernier 1er ministre n'ont plus cours. Il faut tout reprendre à zéro à chaque fois. Quelle perte de temps et d'énergie. Ils ne restent jamais bien longtemps et n'ont donc pas le temps de régler grand chose. C'est l'impression que j'en ai gardée. De plus, rares sont les 1er ministres qui deviennent président de la république sauf Chirac.
- J'ai retenu que Jospin a dit qu'il était le seul "premier Ministre" a n'avoir pas emmené la cagnotte avec lui à son départ. Cette fameuse cagnotte dont il est le seul d'ailleurs à avoir parlé. Jamais je n'ai entendu les autres premiers ministres en dire quelque chose, bien sûr ! Ils n'avaient pas intérêt à en parler s'ils voulaient l'emmener avec eux. Donc, ils sont tous partis avec cette cagnotte qu'ils constituent, on ne sait comment, pendant leur bref séjour. C'est en quelque sorte leur "parachute doré." Donc, ils ont bien une énorme prime de départ pour n'être resté que peu d'années et avoir fait bien peu de choses (même s'ils sont toute la journée dans leur fonction.)
- Sinon, j'ai vu surtout des hommes encostumés et cravatés, qui m'ont donné l'impression d'être bien superficiels et aussi des hommes qui prennent ce poste qu'on leur confie comme qui rigole et sans avoir vraiment le sentiment qu'ils ont un poste important entre les mains.
- J'ai vu un Baladur superficiel au possible (mais on le savait déjà) un Raffarin ridicule (on le savait aussi.)
- J'ai vu une Cresson qui ne m'a pas convaincue. Une Cresson extrêmement pincée et chochotte. Une Cresson qui a dit qu'elle n'avait pas vécu au Palais de Matignon parce que c'était trop affreux (oh ! Madame Machère !) Lors de ce film, j'ai vu déambuler la MAM, la super bécheuse (non ; plutôt crâneuse, c'est mieux) du gouvernement. Vous me direz qu'elle a été ministre des armées et maintenant ministre de l'intérieur. Ce n'est pas rien pour une nana comme elle, super arriviste, super carriériste, et qui n'a jamais rien vu d'autre dans la vie que son ascension. Elle est bien dans ce macma. Elle évolue raide et fière d'elle d'un air de dire...(c'est moi la plus belle, c'est moi que je suis la plus intelligente, la plus haut placée, la plus, la plus...) Cela n'empêche !!! Quant à Bachelot. avec ses tailleurs roses !!! (Je l'ai vue sur des photos de groupe de ces messieurs-dames.) Mais bon ! J'arrête-là !
Pour finir, je n'ai pas eu envie d'aller voir la suite. Car je me suis ennuyée. Ces personnages trop fiers et orgueilleux et, surtout, très contents d'eux, ça c'est sûr, ils sont super contents d'eux, à tort je trouve, mais qu'est-ce qu'on y peut ? En tout cas, ils m'ont démoralisée. Quelle horreur. Quelqu'un qui attendait à côté de moi pour prendre son billet, m'a demandé : "Vous les aimez les gens de la politique ?" Je lui ai répondu : "J'ai autre chose à faire de mon amour que de le placer sur des têtes politiques, que ce soit le président de la république, le 1er ministre, les ministres, les élus locaux ou qui que ce soit d'autre dans ce domaine."
J'avais une personne que je connais, qui les aimait tellement les présidents de la république, qu'elle leur envoyait de petits mots gentils à tout bout de champs pour leur souhaiter ceci ou cela. Eh bien ! Vous savez quoi ? Ils lui répondaient eux-mêmes de leur propre stylo sur un bout de papier. Elle m'a envoyé photocopies de ces réponses reçues (notamment de Chirac mais aussi de Poutine, le russe.) J'ai donc pensé qu'ils n'avaient pas grand chose d'autre à faire. Et que cette dame était bizarre de courir après des mots doux ou (mots d'amour comme elle m'a dit.)
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