« 2008-11-14 | Page d'accueil | 2008-11-16 »

15.11.2008

Festival du film d'histoire (suite)

medium_enfer_atignon.jpg

 

         Hier j'ai donc vu le premier film de "Dans l'enfer de Matignon" où douze "premiers ministres" parlent de leur poste. Je n'ai pas vraiment été convaincue de leur "enfer." Mais c'est mon opinion personnelle qui n'est peut-être pas partagée par les autres spectateurs.

 - J'ai noté que, quand ils arrivent dans leur nouvelle fonction, ils n'ont rien. Pas de dossiers à suivre, pas de consignes, sauf à connaître le bouton de la bombe atomique. Ils doivent créer leurs propres dossiers à régler le plus vite possible. Ceux qui étaient en cours lors du dernier 1er ministre n'ont plus cours. Il faut tout reprendre à zéro à chaque fois. Quelle perte de temps et d'énergie. Ils ne restent jamais bien longtemps et n'ont donc pas le temps de régler grand chose. C'est l'impression que j'en ai gardée. De plus, rares sont les 1er ministres qui deviennent président de la république sauf Chirac.

- J'ai retenu que Jospin a dit qu'il était le seul "premier Ministre" a n'avoir pas emmené la cagnotte avec lui à son départ. Cette fameuse cagnotte dont il est le seul d'ailleurs à avoir parlé. Jamais je n'ai entendu les autres premiers ministres en dire quelque chose, bien sûr ! Ils n'avaient pas intérêt à en parler s'ils voulaient l'emmener avec eux. Donc, ils sont tous partis avec cette cagnotte qu'ils constituent, on ne sait comment, pendant leur bref séjour. C'est en quelque sorte leur "parachute doré." Donc, ils ont bien une énorme prime de départ pour n'être resté que peu d'années et avoir fait bien peu de choses (même s'ils sont toute la journée dans leur fonction.)

- Sinon, j'ai vu surtout des hommes encostumés et cravatés, qui m'ont donné l'impression d'être bien superficiels et aussi des hommes qui prennent ce poste qu'on leur confie comme qui rigole et sans avoir vraiment le sentiment qu'ils ont un poste important entre les mains.

- J'ai vu un Baladur superficiel au possible (mais on le savait déjà) un Raffarin ridicule (on le savait aussi.)

- J'ai vu une Cresson qui ne m'a pas convaincue. Une Cresson extrêmement pincée et chochotte. Une Cresson qui a dit qu'elle n'avait pas vécu au Palais de Matignon parce que c'était trop affreux (oh ! Madame Machère !) Lors de ce film, j'ai vu déambuler la MAM, la super bécheuse (non ; plutôt crâneuse, c'est mieux) du gouvernement. Vous me direz qu'elle a été ministre des armées et maintenant ministre de l'intérieur. Ce n'est pas rien pour une nana comme elle, super arriviste, super carriériste, et qui n'a jamais rien vu d'autre dans la vie que son ascension. Elle est bien dans ce macma. Elle évolue raide et fière d'elle d'un air de dire...(c'est moi la plus belle, c'est moi que je suis la plus intelligente, la plus haut placée, la plus, la plus...) Cela n'empêche !!! Quant à Bachelot. avec ses tailleurs roses !!! (Je l'ai vue sur des photos de groupe de ces messieurs-dames.) Mais bon ! J'arrête-là ! 

Pour finir, je n'ai pas eu envie d'aller voir la suite. Car je me suis ennuyée. Ces personnages trop fiers et orgueilleux et, surtout, très contents d'eux, ça c'est sûr, ils sont super contents d'eux, à tort je trouve, mais qu'est-ce qu'on y peut ? En tout cas, ils m'ont démoralisée. Quelle horreur. Quelqu'un qui attendait à côté de moi pour prendre son billet, m'a demandé : "Vous les aimez les gens de la politique ?" Je lui ai répondu : "J'ai autre chose à faire de mon amour que de le placer sur des têtes politiques, que ce soit le président de la république, le 1er ministre, les ministres, les élus locaux ou qui que ce soit d'autre dans ce domaine."

J'avais une personne que je connais, qui les aimait tellement les présidents de la république, qu'elle leur envoyait de petits mots gentils à tout bout de champs pour leur souhaiter ceci ou cela. Eh bien ! Vous savez quoi ? Ils lui répondaient eux-mêmes de leur propre stylo sur un bout de papier. Elle m'a envoyé photocopies de ces réponses reçues (notamment de Chirac mais aussi de Poutine, le russe.) J'ai donc pensé qu'ils n'avaient pas grand chose d'autre à faire. Et que cette dame était bizarre de courir après des mots doux ou (mots d'amour comme elle m'a dit.)