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12.11.2008

LA FAILLITE (3-8)

          Pendant le thé, ils bavardent de la suite de l'affaire. Les deux marqués sur le carnet, avec leurs adresses, sont dans le colimateur de chacun dans le groupe. Même Jules se hérisse en parlant d'eux. Il aimerait bien agir lui aussi en vue d'une prochaine offensive. Il le dit :

-- Moi j'aimerais les espionner, les épier, surveiller leurs allées et venues. D'ailleurs, dès le prochain marché terminé, je vais commencer dans ce sens.

-- C'est une bonne idée, dit Enzo. Seulement, je pense que tu devras faire très très attention. Tu ne dois pas oublier qu'ils te connaissent bien. Si tu fais quelque chose, je te conseillerai de bien te grimer, te déguiser, il faut que tu sois méconnaisable. Sinon, tu pourrais encore avoir des ennuis. Peut-être même de graves ennuis. Grâce à nous, tu as gagné ce qui te revenait. Mais tu dois te méfier car on ne sait jamais s'il ne risque pas d'y avoir des retombées encore une fois. Tu sais, les malfaiteurs n'en ont jamais fini. Quand c'est réglé d'un côté, ça peut repartir d'un autre. Quand on commence dans ces milieux-là...

-- Mais alors, je dois vivre désormais dans la peur ?

-- Non ! Je n'ai pas dit ça. Nous avons bien verrouillé notre affaire et ils savent, les trois que nous avons vus, qu'ils ne doivent plus rien faire contre toi. Mais quant à donner une leçon aux deux qui t'ont tabassé, eh bien ! Je me demande si c'est une bonne idée. En faisant cela, nous pourrions aussi relancer les hostilités. Ce que je pense, c'est qu'il ne faut pas se précipiter. Attendons et nous verrons. Il se peut que nous décidions de nous tenir tranquille. Mais en surveillant de près tous ces gens.

-- Et si je les rencontrais, sur le marché par exemple, ou ailleurs. Je les reconnaitrai, mais eux aussi. 

-- Oui, mais ils ne seront plus en mission contre toi. Ils n'auront donc aucune raison de t'attaquer de nouveau. Tandis que, si nous agissons contre eux et qu'ils savent que tu y es pour quelque chose, là ça peut tout changer.

-- Bon ! Je me rallie à la raison, Enzo. Restons tranquille. Nous verrons bien, mais plus tard. Peut-être qu'un jour la vengeance se présentera toute seule sans que nous fassions rien pour la provoquer. Ce serait le mieux.

-- Voilà, tu as dit le mot de la fin. Allez, je vous quitte. Je dois rentrer à présent. Le temps presse. J'ai plein de choses à faire. Salut à toi Madeleine, porte-toi bien ! Et salut à vous tous.  

 

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Nous voici arrivés à un point délicat de ce récit. Soit j'arrête là cette histoire, soit je lui donne une suite.

Pour l'instant, je désire faire un breack... Je veux réfléchir moi aussi.  J'ai tenu sept semaines avec une histoire qui partait d'un clochard, Jules. Vous m'avez demandé de donner une suite à ce qui n'était qu'un simple texte pour une note. Je l'ai fait et j'ai réussi à trouver chaque jour un épisode supplémentaire (36 fois) C'est plus que je n'espérais et je suis très heureuse de ce défi que vous m'avez lancé et que j'ai réussi à tenir si longtemps.

Au cours de ce récit, j'ai perdu quelques lectrices et lecteurs (que je ne citerai pas) qui n'ont pas pu suivre sans doute. Ou qui n'ont pas aimé, c'est possible. Mais peu importe, j'ai gardé mes fidèles Patriarch, Lianne et Biche. Gazelle et Pimprenelle que je croyais avoir perdue ont fait leur réapparition. Josiane s'est essouflée aussi. Christian était parti en voyage mais il a réussi à récupérer l'histoire en entier. Il y a Huguette D., ma petite soeur, qui suit fidèlement l'histoire sans faire de bruit. Pardonnez-moi si j'en ai oublié.

C'est plus que je n'espérais et je me suis surprise moi-même.  Mais je ne suis pas une machine. Aujourd'hui, je cale. Je vous fais confiance, vous me comprendrez. Nous verrons bien si je pourrai faire quelques épisodes de plus dans quelques jours ou pas. Pour l'instant je ne peux rien promettre. Quoi qu'il en soit, je vous tiendrai au courant de mes tergiversations à propos de "La Faillite". Mais pour l'instant, ils vont bien. C'est l'essentiel. Et je ne me vois pas leur infliger de nouvelles épreuves comme c'est la mode dans les récits. Alors je préfère les laisser en paix, vivre tranquillement leur vie en famille et entre amis.

Je vous souhaite à tous mes chers lecteurs, une bonne journée. A partir de demain, je vais donc revenir à des notes diversifiées.