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30.09.2008
La faillite (suite 5)
"La douche, quel plaisir, quel plaisir chantait Jules, surtout quand on n'en a pas pris depuis plusieurs jours. Quand à enfiler des vêtements propres, pour le vagabond que je commençais à être, c'est un réel bonheur !"
Jules en était là de ses réflexions quand il sortit de cette pièce pour les bains et la toilette (ce qu'il faisait en somme) qu'il avait trouvée bien faite. Rien à redire, il n'aurait pas fait mieux. Il pensa à Albert et se dit qu'il devait être quadra (mais plus près de cinquante.) En fait dans les 46 ou 47 ans. Lui, Jules, il en avait 35. Ils n'avaient pas beaucoup d'écart. Il se trouvait dans le couloir, pas loin de la chambre où Madeleine était alitée quand il entendit un murmure. Il tendit l'oreille se demandant si elle gémissait ou si elle avait besoin de quelque chose. Il était pétrifié, se demandant se qu'il devait faire car Albert ne lui avait donné aucune consigne à cet égard.
Il était là, momifié, à tendre l'oreille quand il entendit nettement appeler : "Albert." Une deuxième fois plus fort. Après une hésitation et un troisième appel, il se décida à ouvrir la porte. La pièce était sombre, il y voyait à peine à l'intérieur. Mais il arriva à distinguer une femme blonde tournée vers lui, avec un air dur et de longs cheveux épars. Cette femme le regardait, surprise. Elle lui demanda sans douceur :
-- Qui êtes-vous ?
-- Je suis Jules.
-- Qui ? Je ne connais pas de Jules !
-- Je suis là depuis ce matin. C'est moi qui devrais m'occuper de vous quand votre mari sera à la foire pour tenir son stand. Là il est allé acheter à manger.
-- Il n'en est pas question. C'est mon mari qui s'occupera de moi et personne d'autre. Dès qu'il sera là, dites-lui de monter me voir pour que nous en parlions. Sans lui, ce ne serait pas vivable pour moi, ici. Allez-vous en !
Jules ne put qu'obtempérer. Il referma la porte décontenancé. Il descendit l'escalier rapidement dans tous ses états, son coeur battait à tout rompre. Tous les projets échafaudés par Albert pour l'intégrer dans leur vie tombaient à l'eau. Si elle ne le voulait pas dans la maison, il allait devoir repartir dehors avec sa guitare et sa misère. Dormir de nouveau n'importe où, sur un banc ou sous une porte cochère si on ne l'en chassait pas, par tous les temps, toutes les températures. Il se sentit très mal tout à coup. Nombre de pensées se percutaient dans sa tête. C'était sûr, Albert ne le garderait pas si sa femme ne voulait pas de lui. Il prit sa tête entre ses mains. Quand Albert entra, il le trouva dans cette position :
-- Que se passe-t-il Jules ?
-- Le programme était très beau mais il ne pourra pas marcher. Madeleine ne veut pas de moi pour m'occuper d'elle.
-- Ah bon ! C'est elle qui vous l'a dit ?
-- Oui, à l'instant.
-- Comment ça se fait ? J'étais pourtant sûr de moi dans cette affaire ! Qu'allons-nous devenir si je ne peux pas aller tenir mon stand ? Jules, je vous le demande, épluchez ces carottes et ces pommes de terre pour faire une purée pour ma femme. Pendant que je vais la voir.
Jules se mit en devoir de préparer les légumes. Il les lava et les mit à cuire dans un faitout. Il savait faire ça. C'était encore assez simple. Il se rassit ne voulant prendre aucune initiative.
Quand Albert redescendit, il avait un air sombre.
-- Effectivement, elle ne veut pas que ce soit vous qui vous occupiez d'elle. Il faut que ce soit moi. Comment vais-je faire si je ne peux pas aller tenir mon stand sur l'emplacement que j'aie réservé et payé. J'en serai au même point que vous à la longue. Je n'en reviens pas de voir Madeleine dans cet état de furie. Je ne l'ai jamais vue comme ça. Elle était plutôt gentille avant son accident vasculaire. Quoique, en y réfléchissant bien, parfois il ne fallait pas la contrarier. Il y aurait bien une solution. C'est que vous teniez mon stand là-bas. Mais voilà ! Est-ce dans vos cordes ? Accepterez-vous ? C'est que je vois bien que je vous en demande beaucoup.
-- Justement, j'ai aidé mes parents quand j'étais adolescent. Ils avaient un commerce de vêtements eux aussi. Je m'en sortais bien, mes parents étaient contents.
-- Par contre, je ne sais pas si vous allez pouvoir coucher là-haut. Si ma femme vous entend, elle va me faire une crise de nerf encore, je le crains. Ainsi, tout ce que je vous ai promis ce matin est à revoir. Je vais plutôt vous installer dans le garage. Il y a un vieux canapé-lit que j'y ai stocké. Je vous y installerai. Vous serez mieux que dehors et ma femme ne pourra pas s'en rendre compte. Mais vous devrez être très discret désormais. Peut-être arriverai-je à la convaincre. Mais en attendant, mieux vaut que vous et moi nous fassions tous petits. Je suis désolé Jules de tous ces contre-temps, mais voilà, avec ma femme, telle qu'elle est en ce moment, il faut composer. Toute contrariété peut lui faire du mal et je ne voudrais pas être responsable de ça. Vous me comprenez ?
-- Bien sûr ! Ne vous inquiétez pas. Tant que vous ne me remettez pas dans la rue, à la condition qui était la mienne ce matin, eh bien, j'accepte tout.
-- Ne le dites pas trop fort, je pourrais vous prendre au mot. Non ! Je plaisante, naturellement.
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29.09.2008
La faillite (suite 4)
Jules se demandait comment était la femme d'Albert en dehors de son état actuel. Il ne l'avait pas vue encore. La porte du bas claqua, sûrement le kiné qui repartait. Arrivé au 1er étage, Albert s'arrêta un instant parler avec sa femme. Cela ne dura pas longtemps et ils retournèrent au rez-de-chaussée.
-- Il faut que j'achète de quoi déjeuner et diverses autres choses. Je n'ai plus rien. Mais aussi, nous allons voir quelques vêtements pour vous. Je pense que vous allez avoir besoin de vous changer, non ?
-- En effet, je n'ai pas pris de douche depuis trois jours et mes vêtements sont les mêmes depuis tout ce temps.
-- Allons jusqu'à mon camion. C'est mon commerce les vêtements et sous-vêtements d'hommes (surtout les jeans.) J'espère que vous aimez ce genre ?
-- Bien sûr. Comme tout le monde.
-- Vous prendrez quelques articles et pourrez vous doucher et vous habiller de neuf. Moi de mon côté, je vais aller acheter pour midi puis nous irons ensemble faire les grosses courses cet après-midi. Depuis que ma femme a eu son AVC, je n'ai pas refait de foire. Nous tenions le stand ensemble. Maintenant, je devrai le tenir seul mais aussi il faut quelqu'un à la maison. Tout cela n'est pas facile. Je passe mes nuits à me miner. Quand ces choses-là arrivent, on est démuni.
-- Je ferai ce que je pourrai pour vous rendre service même si je n'ai pas d'expérience de garde-malade ou d'aide-ménager. Mais j'ai deux jambes et deux bras et diablement de bonne volonté. Cela devrait aller.
-- Je le pense aussi. L'état de ma femme s'améliore chaque jour mais je dois la faire manger encore. Je pense qu'elle pourra le faire elle-même d'ici quelques jours mais je ne peux rien promettre. Vous pensez que vous pourrez tenir le coup pour toutes ces responsabilités ?
-- Avant votre départ, vous allez me former pour toutes ces tâches. Je ne pense pas être maladroit dans l'ensemble. A dater de ce jour, je vous suis redevable. Je dois tout faire à mon tour pour vous satisfaire, vous remercier. Je serai donneur à mon tour.
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27.09.2008
La faillite (suite) (3)
Albert se saisit de l'éponge pour laver la table. A ce moment-là, on frappa à la porte. Il ouvrit au kiné qui était toujours matinal quand il venait pour Madeleine, la femme d'Albert qui restait alitée une bonne partie de la journée. Elle était sa première patiente les jours où il venait lui faire une rééducation qui portait ses fruits car son état s'améliorait de jour en jour.
La table nettoyée, Albert proposa à Jules de le suivre pour visiter ce qui allait être "sa chambre." Jules eut un sentiment de fierté à la vue de cette chambre pleine de charme qu'il aima tout de suite et qu'il pourrait considérer comme sienne. Ainsi, les déterminants possessifs : ma, mon, mes, retrouveraient tout leur sens. Il ne coucherait pas dehors une quatrième nuit et cela était une chose magnifique. De plus, il sentait qu'il pouvait devenir utile ici, voire même indispensable et cela le conforta dans une image positive de lui. Il poussa un long soupir de soulagement qui fit sourire son hôte :
-- Ainsi, je croyais que j'allais devenir "un clochard" comme tant d'autres et pour longtemps si je n'avais pas rencontré un homme chaleureux et humain comme vous. Il n'y en avait sans doute qu'un à cent lieues à la ronde et c'est justement celui-là qui a été mis sur mon chemin. Vous êtes ma chance. Ainsi, elle ne m'a pas tourné le dos. Elle est bien là, fidèle au poste."
Un écho dans sa tête répéta : au poste, poste, poste...
Il entendit une grenouille croasser dans le bassin tout proche.
-- Se retrouver à la rue avec seulement une guitare doit être extrêmement déconcertant. Heureusement, vous n'avez pas eu le temps de vous enliser dans cette situation. Maintenant, nous nous connaissons, vous ne risquez donc plus rien, je peux vous l'assurer. Quand je donne ma confiance, c'est sans fin. Il faudrait que vous m'en fassiez beaucoup pour me décevoir. Mais je ne vous conseille pas de tenter de le faire. Il vaut mieux évitier. Je vous donnerai la possibilité de décorer votre chambre à votre goût afin que vous vous sentiez mieux chez vous. Venez avec moi, je vais vous montrer la partie "grenier" qui a été conservée en l'état. Vous y trouverez beaucoup de choses pour vous y aider.
Quand la porte fut ouverte, Jules constat que c'était une vraie caverne d'ALI BABA. Il y avait de tout là-dedans. Et des choses en bon état. Au plafond, un lustre à huit branches le pétrit d'admiration. Tout cela ne lui donnait pas envie de partir. Comme dans sa chambre, une fenêtre éclairait la pièce Elles donnaient toutes les deux sur une forêt à l'arrière de la maison. Jules réussit à s'en approcher. Elle donnait sur un petit jardin, que l'on ne pouvait voir depuis l'entrée, il était luxuriant. Des iris et autres dalhias l'envahissaient. L'homme qui l'avait accueilli aimait les fleurs, c'était évident.
(à la prochaine)
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26.09.2008
La faillite (suite)
Jules eut une idée. Encore vague, elle le fit tenter de se mettre debout. Son corps bougea avec difficulté. Il était raide et glacé de la nuit passée sous la lune, il eut une grimace de douleur. Un pas devant l'autre le dérouilla un peu et ainsi, cheminant doucement, il arriva devant le portail qui l'intriguait, l'attirait, le subjuguait.
Le jardinier s'était assis sur un vieux banc de pierre et, à cette heure matinale, il s'était mis à manger un morceau de fromage avec une belle tranche de pain. Le ventre de Jules se tordit à cette vue. Depuis quand n'avait-il pas mangé de fromage ? Il était planté là, n'osant pas bouger ni ouvrir la bouche, quand l'homme dans le jardin se tourna et le vit. Jules lui fit un petit signe et lui sourit. :
-- Vous cherchez quelqu'un ?
-- Non, non, je contemplais vos géraniums que vous mettez dans la serre et je me disais qu'ils avaient de la chance d'être à l'abri, eux !
-- Pourquoi eux ? Seriez-vous sans abri vous-même ?
-- Eh bien... bafouilla Jules !
-- Entrez, monsieur, dit l'homme en ouvrant le portail. Vous allez me raconter votre histoire.
-- C'est très gentil.
-- Je suppose que vous n'avez rien pris ce matin. Venez avec moi à l'intérieur, je vais vous faire un café.
Pendant que le café se faisait, ils se mirent à deviser et Jules raconta son aventure en quelques mots après la faillite de son affaire et l'éviction de son appartement où il s'était retrouvé à la rue avec juste sa guitare.
A son tour, l'homme raconta qu'il était forain, qu'il devait partir dans une semaine faire une foire et qu'il était ennuyé car il n'avait personne pour s'occuper de la maison en son absence. Sa femme était devenue hémiplégique, peu de temps auparavant, après un accident vasculaire cérébral et, mis à part le kinésithérapeute qui venait trois fois par semaine, il n'avait pas encore trouvé de solution pour son absence.
-- Ainsi, vous êtes à la rue ? Dit le forain en servant le café dans un grand bol avec pain, beurre et confiture.
Jules soupira d'aise à voir ce petit déjeuner miraculeux étalé devant lui.
-- Oui, depuis trois jours.
Le forain, Albert, se gratta la tête. Un projet s'ébauchait dans son crâne. Il restait silencieux pendant que Jules se goinfrait.
-- Monsieur...
-- Appelez-moi Jules, dit-il la bouche pleine.
-- Jules, je pensais à quelque chose. J'ai une belle chambre au grenier où vous pourriez vous installer en attendant mieux. Ainsi nous pourrons faire connaissance, vous ne seriez plus à la rue, vous auriez le gîte et le couvert. Qu'en dites-vous ?
-- Oh ! Monsieur, c'est inespéré !
-- Appelez-moi Albert.
-- Albert, je vous remercie infiniment pour cette proposition fort sympathique. J'accepte évidemment.
-- Vous jouez de la guitare ?
-- Oui, j'ai appris dans mon adolescence. Je ne suis pas un guitariste confirmé mais je me débrouille et je me fais plaisir, tout en faisant plaisir à d'autres à l'occasion. C'est la seule chose que j'ai pu préserver au passage de l'huissier qui a tout raflé. Je n'avais pas grand chose aussi a-t-il pris le peu de meubles que j'avais avec ce qu'ils contenaient, mon camion, mes outils, enfin tout quoi ! Je n'aimerais pas faire ce métier. Bien sûr, eux ne font jamais faillite. Mais ce sont des gens infréquentables. Et même s'ils font leur bouleau, ils ont une mentalité... je ne les envie pas.
-- Vous avez bien raison. Si certains sont abordables, d'autres, par contre, sont carrément malsains. Il ne faut pas être clair pour aborder ce métier. Et je me souviens que ma femme a eu, il y a quelques années, des problèmes avec un clerc d'huissier qui l'avait abordée de haut et, quand elle lui avait dit qu'elle n'avait pas bien compris, il lui avait fait comprendre qu'elle était débile. Et, depuisce jour-là, elle les déteste très fort. Mais vous, je suppose que vous n'avez pas eu le choix. Quel était votre métier ?
-- Plombier. J'installais des salles de bains de luxe chez des gens friqués. Et ce sont justement ceux-là qui paient le plus mal. Mais à eux, personne ne les inquiète. C'est aussi un peu pour ça qu'ils ont de gros moyens puisqu'ils ne les utilisent jamais. Ils font pareil à tout le monde, du moins aux personnes comme moi qui ne demandait pas d'acompte pour faire le travail. Je ne ferai plus pareil si un jour je recommence ce métier. Par contre, moi j'avais payé la marchandise dont je n'ai pas été remboursée une fois qu'elle a été posée. Cela m'a vite fait un gros trou. Je débutais et donc, je ne suis pas allé loin.
-- Ca tombe très bien. Je voulais justement faire installer une salle d'eau. Vous pourrez vous en charger ?
-- Oh oui, avec plaisir.
Le moral de Jules remontait en flèche.
Y aura-t-il une suite demain ? Je n'en sais rien encore. Nous verrons cela d'ici demain.
Bonne journée !
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25.09.2008
La faillite
Le clochard s'éveilla tout courbatu. Il avait dormi sur un banc et le manque de confort lui avait moulu le dos.
Il prit sa guitare sous le banc, le seul objet que lui avait laissé l'huissier et joua quelques notes.
La lune n'allait pas tarder à disparaître à l'horizon. Il ne faisait pas jour encore mais il y voyait assez pour écrire quelques mots sur le cahier que lui avait donné un enfant quelques jours auparavant. Gentil garçon qui avait déjà du coeur à son âge. Il voyait encore devant lui cet enfant avec ses grands yeux noirs qui lui avait dit :
-- Pourquoi tu as l'air triste, monsieur ?
-- Parce que je n'ai plus de maison. Je dois vivre dehors désormais. Je n'ai plus rien, juste cette guitare.
-- Tu peux me jouer une musique ?
Aussitôt il s'exécuta et lui joua un petit air. Les yeux de l'enfant s'arrondirent en entendant ces quelques accords.
-- Tu es gentil, monsieur ! J'ai beaucoup de peine de te savoir à dormir ainsi tout seul dans la nuit noire. Je vais te donner un cahier. Ma gentille maman m'en a acheté deux. Tiens voilà. Comme ça tu te souviendras de moi et quand tu seras trop triste, tu pourras y écrire dedans.
-- Merci mon enfant. Comment t'appelles-tu ?
-- Quentin. Au revoir monsieur. Je reviendrai te voir, d'accord ?
-- D'accord Quentin. A bientôt !
Le stylo, trouvé hier, allait lui permettre de passer des moments de "presque joie." En effet, écrire lui était aussi indispensable que l'air qu'il respirait.
Un pot de yaourt traînait dans le jardin tout proche, quelques autres objets, signes de la société de consommation, salissaient le sol autour du bassin. Les nantis sont ainsi, ils jettent tout partout. Cela ne les gêne pas le moins du monde. Ils ont tout, ils peuvent donc se permettre de salir, polluer, jeter ! Que leur importe, ils savent que les employés au nettoyage de la ville les ramasseront.
Il avait faim et l'odeur du fournil lui rappela que la boulangère lui avait donné un petit pain, la veille. Pendant qu'il le mangeait, il aurait pu, en fermant les yeux, se croire au paradis (enfin le paradis des clochards si l'on peut dire quand ils ont quelque chose de bon à manger ou à boire, pas celui que l'on s'imagine.) Mais à ce jour, tout lui manquait.
Le réveil n'était plus nécessaire comme au temps où il devait se lever tôt pour aller installer des salles de bains de luxe chez des gens aisés ou riches mais qui oubliaient de payer la plupart du temps. Sortir de son lit douillet était alors difficile.
Aujourd'hui, l'inconfort et le ventre vide se chargeaient de lui rappeler qu'il dormait dehors, qu'il n'avait plus rien, qu'il n'avait pas encore prit l'habitude de quêter et que le café chaud, qui n'arriverait pas, allait lui manquer cruellement (il aimait tant le café du matin.) Il se rassura en pensant qu'il n'était pas dans un désert et que quelque bonne âme n'allait pas tarder à venir à son secours.
Il entendit un piano ou bien était-ce son imagination qui commençait à lui jouer des drôles de tour ? Quand le jour serait levé, il irait traîner dans le souk, il trouverait bien quelque chose à porter à sa bouche et qui sait, avec un peu de chance, un café chaud lui serait-il offert...
Il entendit le jardinier de la grande maison, là, devant lui, qui roulait sa brouette sur le chemin bitumé. Les feuilles tombées, les géraniums qu'il allait falloir rentrer et il se prit à rêver qu'il était un géranium et qu'on le mettait au chaud dans une serre...
Ecrit en 1996 par moi-même.
J'étais alors dans un atelier d'écriture.
08:15 Publié dans littéraire | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.09.2008
Attente !
J'attends que l'envie revienne !
Car pour l'instant :
Pas de motivation et donc pas de projet pour ce blog.
Je suis désolée pour vous qui veniez tous les jours (Patriarch entre autres !)
Après tout, ce n'est qu'un passe-temps, pas une obligation comme le travail.
Donc, si vous ne voyez rien, ne vous inquiétez pas.
Ce n'est pas très grave. C'est juste une panne de volonté, de désir...
19:23 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.09.2008
La visite gratuite du patrimoine français
J'y ai été hier, comme beaucoup de gens.
J'ai attendu une heure devant la mairie de Bordeaux (qui n'ouvrait ses portes au public qu'à 14 heures, le matin étant réservé aux mariages.)
A ce sujet, j'ai photographié cette belle traction toute belle avec son bouquet de mariée sur le pare-choc avant :
06:40 Publié dans La région bordelaise | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.09.2008
Fille de...
Mercredi soir, j'ai regardé l'émission : "DROIT D'INVENTAIRE" présentée par Marie Drucker.
Et là, j'ai constaté qu'un des sujets qu'elle traitait était : "fils de" dans le cinéma.
Bizarre, ai-je pensé ! Elle-même étant bien, si je ne me trompe, fille d'un Drucker (je ne sais pas lequel.) Mais cela n'a pas eu l'air de la gêner. Je pensais que quelqu'un, dans l'assistance, allait le lui rappeler, même gentiment. Mais non. Tout s'est passé comme si elle était une sinistre inconnue venue d'on ne sait où et qu'elle s'était fait un nom par son seul talent. En fait, du talent, elle n'en manque pas bien sûr. Du charme non plus ! Mais enfin, je pense quand même que le fait qu'elle soit de la famille Drucker a dû pas mal lui faciliter la vie.
Car les filles Drucker, la brune et la blonde, se sont toutes les deux placées sans problème. L'une comme journaliste à la télé, la blonde est comédienne, quant à celle de la femme de Michel Drucker (qui est fille de Jarre, pas un inconnu non plus) que fait-elle ? Eh bien ! Les décors des émissions de son beau-père. Je suppose qu'elle ne fait pas que ça, mais tout de même, cela doit bien l'occuper. Alors, elle peut toujours parler du cas des "fils de..." Mais il ne faudrait pas qu'elle oublie que les Drucker sont des gens puissants et qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent pour leurs rejetons.
Quant à Michel Drucker, n'ayant pas assez de revenus avec ses émissions télé, eh bien ! Il a trouvé une place sur Europe 1 où il fait une émission sur un sujet intéressant, tous les jours, le matin. Je le reconnais, il est doué, donc je l'écoute avec plaisir. Mais quand même, il monopolise l'antenne et prend tout ce qu'il peut, à 65 ans, ne laissant pas de place à des jeunes qui pourraient avoir envie ou besoin, surtout, d'un travail de journaliste sur une radio.
07:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.09.2008
Humour
07:57 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.09.2008
A propos d'un mariage
07:20 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note














