13.05.2008

Une mère (belle-mère)

Mon laïus d'hier sur le verbe "aller" qui se voulait humoristique, n'a fait qu'un effet "boeuf". C'est bien dommage car, pour ma part, j'aime le Français et le bien-parler Français. Mais, malgré tout, je ferai d'autres petites notes dans ce genre car j'aime ça et plaira à qui pourra.

= + = + = + =

Pour aujourd'hui, j'ai choisi une blague "belle-mère" d'une femme qui a une fille et un fils et la façon qu'elle a de voir l'une et l'autre :


"Deux amies se rencontrent après plusieurs années sans s'être vues.

-- Et les enfants, ils doivent être grands maintenant ?
-- Oui, ils sont mariés tous les deux. Mon gendre est très bien. Il apporte son café au lit à ma fille, fait tout ce qu'elle veut et lui a même acheté un beau manteau de fourrure.

-- Et ton fils ?
-- Oh lui, il n'a pas de chance. Sa femme est paresseuse et dépensière. Il faut qu'il lui apporte son café au lit, qu'il fasse tout ce qu'elle veut. Il a même dû lui acheter un manteau de fourrure !"


= + = + = + =

"Deux jours après l'enterrement de son mari, une séduisante veuve reçoit la visite d'un de ses voisins qui lui avoue brusquement :

-- Je vous aime et j'ai une envie folle de faire l'amour avec vous !
-- Attendez au moins que j'ai quitté ma robe de veuve, répond-elle.
-- Bien sûr, je ne suis pas à trois minutes près !

= + = + = + =

Je voulais mettre un petit mot par rapport à ceux qui "modèrent" les commentaires. Il n'y en a pas beaucoup : un ou deux seulement sur tous les blogs. Les blogueurs qui font cela suppriment systématiquement les commentaires qui arrivent. Pourquoi ? Va savoir !

Résultat : je ne mets plus de commentaire sur ces blogs-là, ce n'est pas la peine puisqu'ensuite ils n'apparaissent pas. Pourquoi faire un blog si c'est pour refuser les commentaires ? Je me le demande ! Pour ma part, c'est ce que je préfère, j'aime les commentaires et il n'y en a pas qui soit à rejeter. Ou alors, c'est très rare.

Les commentaires aident à vivre à dit une blogueuse. Je reprends ce terme qui me plaît bien. Car ils m'aident à vivre à moi aussi. Je dis donc bien haut :

------ "VIVE LES COMMENTAIRES"

------ "LAISSEZ-MOI DES COMMENTAIRES !"

Une image pour illustrer cette note :

medium_mardi_13_mai_2008.jpg


------ " M E R C I "

12.05.2008

Un mot sur la conjugaison

Hier, en revenant de promenade, j'ai tout à coup pensé au verbe "ALLER".

Ce verbe se conjugue à l'aide de plusieurs radicaux distincts. Pourquoi ? C'est l'une des complications de notre langue.

Bien sûr, quand je dis : je vais à... je ne pense pas qu'il s'agit alors du verbe aller. Je le dis naturellement.
Quand je dis : j'irai à... je n'y pense pas non plus. Sauf qu'il s'agit là du radical : "IR" qui est le même qu'en Espagnol. Par contre, à l'imparfait, voilà que le verbe arrive sous sa bonne forme et je dis : j'allais, au passé simple aussi sauf qu'il faut ôter le "s".

Bien sûr, il serait impensable de dire autre chose au présent. Je ne me verrais pas dire j'alle, par exemple, au lieu de je vais. Même si, au subjonctif présent, il faut dire : que j'aille. Si nos amis les Espagnols disent : voy. Nous disons, je vais, j'allais, j'allai et j'irai. Les Espagnols disent : voy, iba, fui et iré. Est-ce plus difficile en Espagnol, je ne m'avancerai pas en le disant. Mais, si je trouve que cette langue est difficile, eux trouvent le Français super difficile. Alors !

Reprenons le présent et mettons à la place le vrai radical. Au lieu de : je vais, tu vas, il va. Nous mettrions : J'alle, tu alles, il alle, nous allons, vous allez, ils allent. Ne serait-ce pas mieux ainsi ? Moi je trouve qu si. Ce serait en tout cas plus logique.

Ce n'est pas facile de bien parler, de bien conjuguer, de bien écrire sans fautes... C'est un entraînement et un effort à faire.

Par exemple, je n'aime pas l'expression trop souvent reprise : "Au jour d'aujourd'hui." C'est tellement plus simple et mieux de dire : "aujourd'hui" qui veut dire déjà deux fois : ce jour : "jour et hui". Pourquoi rajouter encore un : "Au jour" devant.

J'en aurai d'autres si vous le voulez. Car il y a aussi ceux qui disent : "A l'heure d'aujourd'hui" au lieu de dire : "A l'heure actuelle".

Vous pouvez en ajouter si vous en avez.

Bonne journée !

10.05.2008

L'échoppe bordelaise

Dans "Commencements d'une vie", François Mauriac évoque, non sans une tendresse complice "ces longues rues qui se prolongent indéfiniment vers la banlieue, rue de la Croix-Blanche ou du Tondu, rue du quartier Saint-Genès, bordées de ces maisons sans étage que les bordelais dénomment échoppes..."

Et certes, là encore, le regard de l'écrivain ne s'y est pas trompé : bien avant les urbanistes et les sociologues, il a su détecter cet humble et répétitif fait architectural qui tisse la trame véritable du tissu urbain bordelais - non point tant les superbes "façades" XVIIIème éblouissant le visiteur pressé, mais ces modestes édifices que paraît avoir secrété, ainsi que les alvéoles d'une ruche, le rêve tenace d'un individualisme toujours - et plus que jamais - exigeant de son propre territoire.

Dans sa forme primitive, l'échoppe représente le pur produit de l'extension de la cité débordant ses limites historiques du XVIIIème siècle pour se propager jusqu'à ses "nouvelles frontières" symbolisées par l'arc de cercle encore agreste des "Boulevards" avec ses barrières d'octroi, entre 1850 et 1900. Destinées, à l'origine, au logement des familles à revenus modestes, elles parvenaient à concilier le vieux songe isolationniste de la "Villa Sam'Suffit" au décorum de la respectabilité bourgeoise. Leur façade n'était-elle pas taillée dans la même pierre calcaire (lunaire) des édifices prestigieux et ornée, à leur illustre exemple, de fac-similé de mascarons, frontons, corniches, frises et guirlandes ? Rien à voir avec les corons ouvriers du Nord qui, eux, "annonçaient la couleur !"

Deux grands types d'échoppes furent alors conçus : l'échoppe simple (environ 5 mètres de longueur sur la rue) comprenant un couleur latéral, généralement dallé en carreaux de faïence blanche et noire, et desservant trois pièces dont une "sur le devant" ; l'échoppe double, avec un couloir central donnant de part et d'autres sur deux pièces plus vastes. Point commun absolu, toutes s'ouvraient à l'arrière sur un jardinet caché d'environ 50 m2, parfois précédé d'une véranda aux verres polychromes, et découpé en plates-bandes de terre noire bordées de coquilles Saint-Jacques ! Souvent, au centre du jardin, se dressait un palmier étique, fétichiste vestige de la "conquête algérienne." Attenant à la cuisine, un hasardeux débarras en planches, mi-placard à balais, mi-nid à poussière, portait le nom merveilleux de "souillarde."

De 1890 à 1914, puis à un rythme bien plus lent dans l'entre-deux-guerres, l'échoppe s'adapte au goût du jour, négligeant de plus en plus le modèle "classique" obsessionnel : l'inspiration du "modern'style," l'intégration à la façade en briques vernissées, la légère surélévation par le socle de sous-sols à demi émergents, ouvrant à ras de trottoirs par des soupiraux, enfin l'influence grandissante du style "arts-déco" renouvellent et diversifient le shéma originel.

Longtemps traitée de "passéiste" ou "étriquée", l'échoppe reconquiert, aujourd'hui, une vive faveur : n'est-elle pas, face à la menaçante termitière des "grands ensembles", l'humble mais résistant rempart d'un art de vivre chez soi et en soi, c'est-à-dire à la juste mesure humaine ?

Et cet article est signé ; MS dans "l'almanach du bordelais" de 1996

08.05.2008

Les vaniteux

medium_Petit_Prince.2.jpg


-- Ca c'est plus amusant que la visite au roi, se dit en lui-même le petit prince. Et il recommança de frapper ses mains l'une contre l'autre. Le vaniteux recommença de saluer en soulevant son chapeau.

Après cinq minutes d'exercice, le petit Prince se fatigua de la monotonie du jeu.

-- Et pour que le chapeau tombe, demanda-t-il, que faut-il faire ?

Mais le vaniteux ne l'entendit pas. Les vaniteux n'entendent jamais que les louanges.

-- Est-ce que tu m'admires vraiment beaucoup ? Demanda-t-il au petit prince.

-- Qu'est-ce que signifie admirer ?

-- Admirer signifie reconnaître que je suis l'homme le plus beau, le mieux habillé, le plus riche et le plus intelligent de la planète.

-- Mais tu es seul sur ta planète !

-- Fais-moi ce plaisir, admire-moi quand même !

-- Je t'admire, dis le petit prince, en haussant un peu les épaules, mais en quoi cela peut-il bien t'intéresser ?
Et le petit prince s'en fut.

"Les grandes personnes sont décidément bien bizarres" se dit-il simplement en lui-même durant son voyage.

Extrait du livre : "Le petit prince" de Antoine de Saint-Exupéry.

06.05.2008

Yaourts façon muesli

Si, comme moi, vous êtes prédiabétiques ou diabétiques, voici quelques recettes bonnes pour cet état :

Vous pourrez remarquer qu'il n'y a pas de sucre dans cette recette.

Idéal en été, ce bol parfumé peut s'accompagner de toasts de pain complet ou de galettes de flocons pour constituer un petit déjeuner qui vous évitera toute idée de fringale de 11 heures.

Préparation : l0 mn.

Ingrédients :

4 yaourts de brebis
2 pommes
300 g. de fruits variés de saison
1 orange
1 citron
60 g. de fruits secs (noisettes, noix, amandes...)
1 cuil. à soupe de vanille liquide

Pessez le citron, ôtez le trognon des pommes, râpez-lez et arrosez-les du jus de citron pour éviter qu'elles s'oxydent. Pelez l'orange et séparez ses quartiers. Nettoyez et détaillez les autres fruits frais en cubes.

Enfermez noisettes, noix et amandes dans un sac hermétique et concassez-lez grossièrement à l'aide d'un rouleau à pâtisserie ou d'une bouteille solide.

Battez les yaourts à la fourchette pour les assouplir. Incorporez la vanille puis les pommes et les fruits secs. Mélangez puis parfumez des fruits frais.

Dégustez sans attendre.

Diabète pas bête

Le lait de brebis possède un profil nutritionnel intéressant. Les Crétois, qui consomment peu de produits laitiers, consomment du lait de brebis ou de chèvre, comparable d'un point de vue nutritionnel. Il apporte les bons gras très importants pour nous et vous si vous êtes dans ce cas.

Cet article a été pris dans le livret anti-diabète écrit par Anne Dufour et Laurence Wittner, offert par ACCU-CHEK.

Je vous donnerai d'autres recettes tirées de ce livret.

04.05.2008

Avoir le chichi en berne ?

A la demande d'Henri, je vais donc expliquer ce que c'est d'avoir "le chichi en berne"

D'après "LE GRAND FAGNAS" de Guy Suire (petit précis du parler girondin) :

C'est d'abord une pâtisserie d'origine espagnole (churro.) Sorte de beignet long et cannelé. Pendant de très longues années, sur la place Saint-Michel, Marie fut la reine des chichis.

Le chichi est de toutes les fêtes foraines. C'est de la farine et de l'eau et un art du "frire." Ce chichi est délicieux et recommandé pour le petit déjeuner espagnol avec une tasse de chocolat.

Au-delà de la friandise, le chichi, par métaphore bordeluche hardie, désigne le sexe masculin que l'on peut considérer comme faisant partie du rayon friandise.

Donc, "avoir le chichi en berne" c'est pour le parisien, "avoir coquette sous le bras." Etre plus près de la Berezina que d'Arcole.

Chichinette :

Version locale de la sucette avec son manche en bois. Sexe de l'homme.

"Conseil à tous les drolles, drouleys, droulas, droulassous et Don Juan des barrières : "Quand vous sortez la chichinette, gardez le papier. Aujourd'hui, c'est plus prudent."

03.05.2008

Avoir la cagne !

Traduction du gascon "avoir la canha" ou avoir la chienne, qui veut dire avoir la flemme.

(André Hourcade, dictionnaire des expressions gasconnes, 1990)

"Ginette, je te jure que j'ai pas la cagne ; j'ai le chichi en berne, c'est tout !"

En ces jours de début du mois de mai où les blogueurs quittent leur poste pour aller qui chercher le soleil, qui aller voir sous d'autres cieux si la vie est plus belle, qui vont faire du jardinage, que sais-je ? Peut-on dire que l'on a la flemme ? On peut toujours le dire et y résister.

Car s'il y a des vaillants qui doivent trimer du matin au soir sans s'arrêter (j'en connais un) il y en a qui s'arrêteraient tout le temps sans qu'on les y pousse (j'en connais une.)

Mais il y a aussi celle qui se pousse pour ne pas se laisser aller... Car, qu'on ait la flemme ou pas, il faut faire les choses de la vie dans la journée. Il faut manger et donc faire les courses, il faut répondre aux lettres et donc se mettre à table avec papier et stylo, il faut faire de la couture aussi (comme un rideau pour bébé Hugo) et bien d'autres choses.

Donc, qu'on ait la cagne ou pas, allons-y gaiement vers une journée de plus.

Et bonne journée à ceux et celles qui auront l'amabilité de venir voir ce que j'ai mis sur mon blog...

avec ce tableau de Van Gogh :

medium_Van_Gogh.2.jpg

02.05.2008

Le jardin de mon fils

J'ai passé quelques jours chez mon fils et ma belle-fille et j'en ai profité pour photographier leur jardin.

Voici un chat noir, un lapin blanc, un lilas, un romarin et autres fleurs, des pâquerettes :

medium_jardin_Franck_001.jpg

medium_jardin_Franck_002.jpg

medium_jardin_Franck_005.jpg

medium_jardin_Franck_003.jpg

medium_jardin_Franck_004.jpg

medium_jardin_Franck_006.jpg

01.05.2008

Femme, tu ne forniqueras point !

D'après : A. CARMONA, C. GONZALEZ et B. MICHEL
N° 911 de Courrier International du 17 au 23.04.08

"LA NACION" Santiago (Chili)

Le député José Antonio Kast, père de huit enfants (U.D.I. droite, dont le frère était proche de Pinochet) voulait empêcher le gouvernement d'autoriser la pilule du lendemain aux jeunes filles de plus de 14 ans avec ou sans le consentement de leurs parents.

Il est parvenu à faire casser le décret de la présidente Michèle Bachelet. Résultat, aucune femme qui demandera cette pilule dans une consultation du secteur public ne pourra désormais l'obtenir. Cette pilule sera quand même en vente dans des endroits huppés accessibles seulement par les personnes aisées.

Cette décision ramène le Chili au niveau de l'Iran, l'Ouganda, le Costa Rica, les Philipines ou l'Equateur où le contraceptif d'urgence est interdit.

Mais l'objectif était aussi d'interdire la distribution du stérilet utilisé par 42,8% des chiliennes.

Certains députés se plaignent de n'avoir eu connaissance que par la presse de la totalité du contenu de la requête qu'ils ont signée. Ils ne savaient pas qu'il était aussi question du stérilet.

Il est maintenant impossible de revenir en arrière et tous les députés signataires sont responsables du cours qu'ont pris les politiques de la natalité au Chili. Les trois cinquièmes de la population la plus pauvre n'ont pas accés au secteur privé. C'est 1,9 millions de femmes qui vont être interdites de contraception.

Même si la décision du tribunal ne peut être révoquée en appel, certains pensent qu'elle risque d'avoir un effet boomerang sur le terrain politique.

-- Pour plus d'informations sur ce sujet, lire le n° 911 du Courrier International.

25.04.2008

L'éternel féminin

medium_féminin.jpg

Louis-Maurice Boutet de Monvel, la leçon avant le sabbat

En 1870, le Parlement anglais promulgait un acte qui peut aujourd'hui paraître hilarant :

"Toutes les femmes, de quelque âge, rang ou profession qu'elles soient, jeunes filles, épouses ou veuves qui, à dater de ce jour, auront abusé, séduit et conduit au mariage l'un des sujets de sa Majesté, au moyen d'eaux de senteurs, de peintures, de lotions cosmétiques, de dents artificielles, de faux cheveux, de laines d'Espagne, de corsets rigides, de cerceaux, de hauts talons et de tournures, tomberont sous le coup de la loi qui punit les sorcières et les femmes de mauvaise vie. Et sur ces preuves, leur mariage sera déclaré nul et non avenu."

Mais les femmes fardées n'ont pas toujours autant inquiété les esprits masculins. Dans l'Egypte antique, les parfums, les produits de beauté et les soins du corps avaient d'abord un usage rituel. Ils servaient aux cérémonies religieuses comme la toilette des statues des divinités. Et d'ailleurs, le commun des mortels se maquillait pour ressembler à ces dieux. Au Moyen Age, il en fut tout autrement : la femme qui se fardait était forcément une créature diabolique, une présomptueuse prétendant améliorer l'apparence que le Créateur lui avait donnée. Pour cela elle fut, pendant des siècles, fustigée par les prédicateurs en chaire.

pris dans "L'éterne féminin" Une histoire du corps intime écrit par Béatrice Fontanel au Seuil
dépôt légal : octobre 2001